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dimanche 30 mai 2010

Bac 2010:derniers parcours avec l'Association Architecte du Bien (AAB) et le Dahira des Jeunes Elèves Tidjanes du Lycée(DJETL)

ASSOCIATIONS ET VIE SCOLAIRE


DERNIERS PARCOURS DANS LA
         PHILOSOPHIE


VERS LE BAC 2009-2010


LA CELLULE PEDAGOGIQUE DU DAHIRA DES JEUNES ELEVES TIDJANES DU LYCEE (DJETL) ET L’ASSOCIATION ARCHITECTE DU BIEN (AAB : « Rec.14252/MINT/DAGAT/DEL/AS du 23 décembre 2009/ »)

VOUS INVITE

A UNE APRES MIDI

DE SYNTHESE

LE MERCREDI 02 JUIN 2010

A PARTIR DE 15 HEURES

AU FOYER DU LYCEE DES PARCELLES ASSAINIES(LPA1)

CIRCUIT DU PARCOURS



1. LA REFLEXION PHILOSOPHIQUE ET SES PROBLEMES


2. LA VIE SOCIALE ET SES PROBLEMES


3. L’ESTHETIQUE ET SES PROBLEMES


4. L’EPISTEMOLOGIE ET SES PROBLEMES


5. LA DISSERTATION ET SES PROBLEMES


6. LE COMMENTAIRE ET SES PROBLEMES


 ANIMATEURS : Messieurs


SAMBA GNANE, GERMAIN KABOU, BADARA NDIAYE, MOUSTAPHA SAGNA, AUGUSTIN BIRAM THIONE


BONNE CHANCE A TOUS!

















dimanche 16 mai 2010

Henry Bergson:le rôle de la France et de René Descartes dans l'évolution de la philosophie moderne

Henri Bergson (1915), “ La philosophie française ”
Un document produit en version numérique par Bertrand Gibier, bénévole,Courriel: bertrand.gibier@ac-lille.fr

Dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales"
Site web: http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.html
Fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque
Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi
Site web: http://bibliotheque.uqac.uquebec.ca/index.htm
Henri Bergson (1859-1941)
Philosophe français (Paris 1859 - 1941). Avec sa thèse, l' Essai sur les données immédiates de la conscience (1889), Bergson pose les problèmes de l'insertion de l'esprit dans la matière ( Matière et Mémoire, 1896), de la signification du comique ( le Rire, 1900), de la nature de la vie ( l'Évolution créatrice, 1907), de l'origine de la morale et de la religion ( les Deux Sources de la morale et de la religion, 1932). Dans la Pensée et le Mouvant (1934), il rassemble les textes qui explicitent le mieux sa métaphysique. La doctrine de Bergson est à la fois une critique de l'intelligence et une méthode pour ressaisir intuitivement le commencement de l'expérience humaine. (Prix Nobel de littérature 1927.)
René DESCARTES(1596-1650)

Henri Bergson (1915), “ La philosophie française ”
Extrait
Le rôle de la France dans l’évolution de la philosophie moderne est bien net : la France a été la grande initiatrice. Ailleurs ont surgi également, sans doute, des philosophes de génie ; mais nulle part il n’y a eu, comme en France, continuité ininterrompue de création philosophique originale. Ailleurs on a pu aller plus loin dans le développement de telle ou telle idée, construire plus systématiquement avec tels ou tels matériaux, donner plus d’extension à telle ou telle méthode ; mais bien souvent les matériaux, les idées, la méthode étaient venus de France. Il ne peut être question ici d’énumérer toutes les doctrines, ni de citer tous les noms. Nous ferons un choix ; puis nous tâcherons de démêler les traits caractéristiques de la pensée philosophique française. Nous verrons pourquoi elle est restée créatrice, et à quoi tient sa puissance de rayonnement.

Toute la philosophie moderne dérive de Descartes . Nous n’essaierons pas de résumer sa doctrine : chaque progrès de la science et de la philosophie permet d’y découvrir quelque chose de nouveau, de sorte que nous comparerions volontiers cette œuvre aux œuvres de la nature, dont l’analyse ne sera jamais terminée. Mais de même que l’anatomiste fait dans un organe ou dans un tissu une série de coupes qu’il étudie tour à tour, ainsi nous allons couper l’œuvre de Descartes par des plans parallèles situés les uns au-dessous des autres, pour obtenir d’elle, successivement, des vues de plus en plus profondes.



Une première coupe révèle dans le cartésianisme la philosophie des idées « claires et distinctes », celle qui a définitivement délivré la pensée moderne du joug de l’autorité pour ne plus admettre d’autre marque de la vérité que l’évidence.



Un peu plus bas, en creusant la signification des termes « évidence », « clarté », « distinction », on trouve une théorie de la méthode. Descartes, en inventant une géométrie nouvelle, a analysé l’acte de création mathématique. Il décrit les conditions de cette création. Il apporte ainsi des procédés généraux de recherche, qui lui ont été suggérés par sa géométrie.



En approfondissant à son tour cette extension de la géométrie, on arrive à une théorie générale de la nature, considérée comme un immense mécanisme régi par des lois mathématiques. Descartes a donc fourni à la physique moderne son cadre, le plan sur lequel elle n’a jamais cessé de travailler, en même temps qu’il a apporté le type de toute conception mécanistique de l’univers.



Au-dessous de cette philosophie de la nature on trouverait maintenant une théorie de l’esprit ou, comme dit Descartes, de la « pensée », un effort pour résoudre la pensée en éléments simples : cet effort a ouvert la voie aux recherches de Locke et de Condillac. On trouverait surtout cette idée que la pensée existe d’abord, que la matière est donnée par surcroît et pourrait, à la rigueur, n’exister que comme représentation de l’esprit. Tout l’idéalisme moderne est sorti de là, en particulier l’idéalisme allemand.



Enfin, au fond de la théorie cartésienne de la pensée, il y a un nouvel effort pour ramener la pensée, au moins partiellement, à la volonté. Les philosophies « volontaristes » du XIXe siècle se rattachent ainsi à Descartes. Ce n’est pas sans raison qu’on a vu dans le cartésianisme une « philosophie de la liberté ».



À Descartes remontent donc les principales doctrines de la philosophie moderne. D’autre part, quoique le cartésianisme offre des ressemblances de détail avec telles ou telles doctrines de l’antiquité ou du moyen âge, il ne doit rien d’essentiel à aucune d’elles. Le mathématicien et physicien Biot a dit de la géométrie de Descartes : « proles sine matre creata ». Nous en dirions autant de sa philosophie.








samedi 13 mars 2010

Jean-Jacques Rousseau sur science et vertu



Que la culture des sciences corrompe les moeurs d'une nation, c'est ce que j'ai osé soutenir,c'est ce que j'ose croire avoir prouvé.Mais comment aurais-je pu dire que dans chaque homme en particulier la science et vertu sont incompatibles,moi qui ai exhorté les princes à appeler les vrais savants à leur cour,et à leur donner leur confiance,afin qu'on voie une fois ce que peuvent la science et la vertu réunies pour le bonheur du genre humain?Ces vrais savants sont en petit nombre,je l'avoue;car pour bien user de la science,il faut réunir de grands talents et de de grandes vertus;or c'est ce qu'on peut espérer de quelques âmes privilégiées,mais qu'on ne doit point attendre de tout un peuple.On ne saurait donc conclure de mes principes qu'un homme ne puisse être savant et vertueux tout à la fois.
Jean-Jacques Rousseau, "Réponse au roi de Pologne, Duc de Lorraine",in Discours sur les sciences et les arts,Editions Garnier-Flammarion,Paris,1992,p.75.