Ceux qui vont à leur lieu(X) de cultes en se retournant ou en écoutant les versets sataniques ou divines des autres sont les plus dangereux parce qu'ils sont les plus éloignés de la vérité et de la foi en l'existence en Dieu,UN et partout et infiniment vérités.
PHILOSOLIDAIRE/Association Architecte du Bien (AAB)14252 but non lucratif - Des femmes et des hommes libres engagés, qui rêvent, pensent et agissent individuellement et ensemble pour que la Terre soit toujours et partout un lieu de satisfaction universelle de l'individu, de la société, des groupes sociaux et du monde dans les champs de CAUSES:Droits de l'homme, Éducation, Environnement, Santé, Petite Enfance, Femme, Culture, Économie et travail contre la Pauvreté
lundi 13 juin 2011
BACCALAUREAT/sénégal/révision/ Français,Histoire et Géographie
vendredi 10 juin 2011
Werner Heisenberg/science et pensée humaniste
Examinons les raisons pour lesquelles les représentants de la
pensée humaniste préconisent toujours l’étude des langues anciennes et de
l’histoire de l’Antiquité. A juste titre, ils affirment que toute notre vie
culturelles, nos actions, nos pensées, nos sentiments sont enracinés dans la
substance spirituelles de l’Occident ; c’est-à-dire dans cet esprit qui a
pris naissance dans l’Antiquité ;qui, dès l’abord, a engendré l’art, la
poésie, la philosophie grecs ;qui, ensuite, à travers le christianisme et
la fondation de l’Eglise, a subi sa grande évolution et qui, finalement, a la
fin du Moyen Age, dans une synthèse grandiose de la loi chrétienne et de la
liberté de pensée antique, a appréhendé le monde en tant que monde de Dieu et
,par les grands voyages, les progrès des sciences de la nature et de la
technique, l’a transformé de fond en comble. Par conséquent, dans chaque
domaine de la vie moderne, dès que nous allons au fond des choses d’un de vue
systématique, soit historique, soit philosophique, toujours nous rencontrons
ces structures spirituelles qui ont pris naissance dans l’Antiquité et dans le
Christianisme. C’est pourquoi on peut dire en faveur de l’enseignement
secondaire humaniste, qu’il est bon de connaître ces structures, même si, en
beaucoup d’aspects de la vie pratique, celles-ci ne paraissent pas
indispensables.
Werner Heisenberg, La nature dans la physique moderne, traduit de l’allemand par
Ugne
Karvelis et A.E.Leroy,
éditions Gallimard, 1962, p.61-62.
Werner Heisenberg/Le problème de la nature dans la physique contemporaine
Mais
en quelques dizaines d’années l’attitude de l’homme à l’égard de la nature
changea fondamentalement. Dans la mesure où le savant pénétrait le détail des
phénomènes de la nature, il comprenait,
en effet, comme Galilée avait commencé de le faire, on pouvait dégager de
l’ensemble certains phénomènes de la nature, les formuler mathématiquement et
par là les « expliquer ».En même temps, il reconnaissait pourtant
l’immense tâche qui s’imposait ainsi à la science de la nature en train de
naître. Pour Newton, déjà, plus simplement l’œuvre de Dieu, concevable
seulement comme totalité. Son attitude à l’égard de la nature se traduit le
mieux dans ces mots célèbres :il avait, disait-il, l’impression d’être un
enfant qui, jouant au bord de la mer, était heureux de trouver de temps en
temps un galet plus lisse, un coquillage plus beau que d’ordinaire, pendant que
le vaste océan de la vérité s’étendait, inexploré, devant lui. Le développement
de la pensée chrétienne à cette époque peut expliquer le changement d’attitude
du savant à l’égard de la nature : Dieu semblait si haut dans le ciel, si
loin au-dessus de la terre, que considérer la terre indépendamment de Dieu
pouvait prendre un sens aussi. Dans cette mesure on a même le droit de parler, en ce qui concerne les
sciences modernes de la nature, d’une forme spécifiquement chrétienne
d’impiété : on trouve un échos chez Kamah. Cela permet de comprendre la
raison pour laquelle aucune évolution correspondante ne s’est produite dans
d’autres cultures. C’est pourquoi ce n’est probablement pas par hasard que,
justement à cette époque, la nature en elle-même devient, indépendamment du
thème religieux, un sujet de représentation artistique. Considérer la nature
non seulement en dehors de Dieu, mais aussi en dehors de l’homme, de sorte que
naisse l’idéal d’une description ou d’une explication « objective »
de la nature, correspond entièrement, en ce qui concerne les sciences de la nature,
à cette tendance. Il faut cependant souligner que, pour Newton aussi, le
coquillage avant de l’importance parce qu’il sortait du grand océan de la
vérité ; observer ce coquillage n’est pas encore un but en soi ;se
consacrer à son étude n’acquiert un sens que par la cohérence de l’ensemble.
Werner Heisenberg, La nature dans la physique contemporaine, « le
problème de la nature ».
jeudi 9 juin 2011
Baccalauréat Sénégal 2011/attentes subjectives infinies et réalité objective unique
SUJET I: Y a-t-il une place pour la subjectivité dans la science?
SUJET II: Le philosophe est celui qui dit en y pensant ce que tout le monde dit sans y penser.
Qu'en pensez-vous?
SUJET III: Expliquez et discutez le texte ci-après:
SUJET II: Le philosophe est celui qui dit en y pensant ce que tout le monde dit sans y penser.
Qu'en pensez-vous?
SUJET III: Expliquez et discutez le texte ci-après:
L'art est ce qu'il y a de plus élevé;c'est aussi ce qu'il y a de plus difficile et de plus fragile.Si ses conditions ne sont pas respectées, ce qui revient à dire, au fond, si la liberté n'est pas tenue en haleine,il cesse d'exister.Chacun comprend que l'art périt en devenant automatique, et qu'il périt aussi bien en perdant contact avec le monde.L'effort de production artistique révèle que travail,réflexion,invention et liberté sont solidaires,que l’œuvre naît de l'exécution plus que du projet,et qu'on ne pense son œuvre qu'en l'accomplissant,en la faisant naître sous ses doigts,sans qu'elle ait jamais d'autre modèle qu'elle-même.N'est-ce pas l'évidence qu'un sculpteur sur bois ne voit l'effet d'une entaille qu'après l'avoir creusée et qu'un peintre ne voit l'effet d'une touche qu'après l'avoir posée;qu'ils ne peuvent,en conséquence,méditer que le couteau ou le pinceau à la main?Un tel travail suppose une lutte constante et progressive avec une matière déterminée,lutte à la faveur de laquelle peut se dégager le style qui est la marque de l’œuvre humaine et le signe de la réussite.
BRIDOUXmercredi 8 juin 2011
Louis de Broglie/les objets de la physique contemporaine
La physique, comme toutes les sciences de la nature, progresse
par deux voies différentes : d’ une part l’expérience qui permet de
découvrir et d’analyser un nombre croissant de phénomènes, de faits physiques :
d’autre part, la théorie qui sert à relier et à rassembler un dans un système
cohérent les faits déjà connus et à guider les recherches expérimentales en en
prévoyant de nouveaux. Des efforts conjugués de l’expérience et de la théorie, résulte
à chaque époque l’ensemble des connaissances qui constituent la Physique de
cette époque.
Quand la science moderne a commencé son développement, c’est naturellement
l’étude des phénomènes physiques que nous apercevons immédiatement autour de
nous qui a, la première retenu l’attention des physiciens. Par exemple, l’étude
de l’équilibre et du mouvement des corps a donné naissance à cette branche, aujourd’hui
autonome, de la physique qu’on nomme la Mécanique : de même l’étude des
phénomènes sonores a conduit à l’Acoustique, et c’est en réunissant et en
systématisant les phénomènes où la lumière intervient, qu’on a créé l’Optique.
Louis de Broglie, les
progrès de la physique contemporaine, in Werner Heisenberg, La
nature dans la physique contemporaine, p.163.
Werner Heisenberg/Jean Le Rond d'Alembert( 1717-1783)/l'étendue est forme
Nous voilà donc
conduits à déterminer les propriétés de l’étendue, simplement du point de vue
de la forme. C’est l’objet de la géométrie qui, pour y parvenir plus
facilement, considère d’abord l’étendu limitée par une seule dimension, ensuite
par deux, et enfin sous trois dimensions qui constituent l’essence du corps
intelligible, c’est-à-dire d’une portion de l’espace terminée en tout sens par
des bornes intellectuelles. Ainsi, par des opérations et des abstractions
successives de notre esprit, nous dépouillons la matières de presque toutes ses
propriétés sensibles pour n’envisager en quelque manière que son
fantôme ;et on sentira dès l’abord que les découvertes auxquelles cette
recherche nous conduit ne pourront manquer d’être fort utiles toutes les fois qu’il
ne sera point nécessaire d’avoir égard à l’impénétrabilité des corps :par
exemple, lorsqu’il sera question d’étudier leur mouvement en les considérant
comme des parties de l’espace figurées ,mobiles et distantes les unes des
autres.
Werner Heisenberg, La
nature dans la physique contemporaine, pp. 149-150.
Werner Heisenberg/Usage des mathématiques dans les sciences
L’usage des connaissances mathématiques n’est pas moins grand
dans l’examen des corps terrestres qui nous environnent. Toutes les propriétés
que nous observons dans ces corps ont entre elles des rapports plus ou moins
sensibles pour nous : la connaissance ou la découverte de ces rapports est
presque toujours le seul objet auquel il nous est permis d’atteindre, et seul
par conséquent que nous devions nous proposer.
Ce n’est donc point par des hypothèses
vagues et arbitraires que nous pouvons espérer
connaître la nature, c’est par l’étude réfléchie des phénomènes, par la
comparaison que nous ferons des uns avec les autres, par l’art de les réduire,
autant qu’il sera possible, un grand nombre de phénomènes à un seul, qui puisse
en être regardé comme le principe. En effet, plus on diminue le nombre d’une
science, plus on leur donne d’étendue : puisque l’objet d’une science étant nécessairement déterminé, les
principes appliqués à cet objet seront d’autant plus féconds qu’ils seront en
plus petit nombre.
Il n’y a, pour parler exactement, que les disciplines qui traitent du calcul, des grandeurs et des
propriétés générales de l’étendue, c’est-à-dire l’algèbre ,la géométrie et la
mécanique, qu’on puisse regarder comme marquées au sceau de l’évidence.
Werner Heisenberg, La nature dans la physique contemporaine
,éditions Gallimard,p.152.
Werner Heisenberg/L'espace est le lieu des corps
Tout nous porte à
regarder l’espace comme le lieu des corps, sinon réel, au moins
supposé ;c’est effet par le secours des parties de cet espace considérées
comme pénétrables et immobiles que nous parvenons à nous former l’idée la plus
nette que nous puissions avoir du mouvement .Nous sommes donc comme
naturellement contraints à distinguer au moins par l’esprit deux sortes
d’étendue dont l’une est impénétrable et l’autre constitue le lieu des corps.
Ainsi, quoique l’impénétrabilité entre nécessairement dans l’idée que nous nous
formons des portions de la matière, cependant, comme c’est une propriété relative,
c’est-à-dire dont nous n’avons l’idée qu’en examinant deux corps ensemble, nous
nous accoutumons bientôt à la regarder comme distincte de l’étendue, et à
considérer celle-ci séparément de l’autre, bien que l’impénétrabilité soit une
hypothèse nécessaire à l’idée que nous nous faisons de la matière.
Werner Heisenberg,
La nature dans la physique contemporaine, Éditions Gallimard,p.148.
mardi 7 juin 2011
Thiakhane Fakher(2)/aussi petit qu'un atome cet cet être vivant pourrait être la plus vieille menace du monde
Monsieur
Démasquez était venu avec une cage. Une cage en vitre transparent. Une espèce
d’aquarium. Il a déposé la cage sur le bureau de la classe devant les élèves.
Il a ensuite enlevé le voile noir qui
recouvrait la cage et a demandé aux élèves si la cage est transparente ou
opaque. Les élèves ont répondu qu’ils voyaient bien que la cage est
transparente. Ensuite il a demandé si la cage contenait quelque choses oui ou
non. Certains élèves ont répondu que la cage était évidemment vide comme un
désert. Certains ont répondu que la cage n’était peut-être pas vide mais ne
contenait pas ce que leurs yeux pouvaient voir.
Parmi ceux là, le très brillant
Jean-Paul Sincert, expliquait qu’il se pouvait que la cage soit remplie d’air.
Peut-être aussi contenait-elle de minuscules pores par lesquels, et que tout en
apparaissant impénétrable et isolé elle communiquait avec son monde extérieur.
La cage qui nous apparaissait vide pouvait disait-il, être habitée par des
êtres microscopiques invisibles de l’extérieur et par l’œil humain normal.
Lorsque
Monsieur Démasquez a demandé à Jean-Paul Sincert s’il avait une idée sur
comment savoir si la cage est vide ou non, il a répondu qu’il n’avait aucune
idée sur cette question. Monsieur Démasquez visiblement très content de
l’esprit de Jean-Paul Sincert, le plus petit et le plus effacé de la classe,
mais aussi le plus visible, a félicité mademoiselle Alternance, car pour lui,
ce « roseau pensant » était la preuve qu’elle avait su au moins
enseigné à voir clair. La philosophie disait-il alors, n’est pas très éloignée
de la science.
Monsieur Démasquez croyait-il en Dieu ? Ni la philosophie
ni la science ne peuvent répondre à cette question. Personne ne peut y
répondre.
En
tout cas ce jour là, il a dit que Dieu n’aime pas la nudité. Dieu aurait selon
lui, enveloppé toutes choses qu’il a
créés dans un voile très épais pour éloigner et son intimité et son être
véritable des regards et des langues qui détruisent tout. Comme la philosophie
disait-il en demandant à mademoiselle la spécialiste de la redresser s’il
s’inclinait et infléchissait à tort le sens de la philosophie, la science aussi
aime déshabiller, dissiper le brouillard qui embrouillent le miroir de l’être.
M.
Démasquez a ouvert la cage et y a introduit un récipient rempli d’eau, un autre
avec des morceaux de carotte, un autre avec un mélange de morceaux de chair de
toutes sortes, un autre avec un morceau de métal et un autre avec de la cigüe.
Ensuite il a refermé la cage. Il avait pesé tout cela au moins d’une balance.
Il y avait en tout 3 kilogrammes de matières introduites dans la cage.
Sous
les regards des élèves qui faisaient exactement 77 dans la classe, toute cette
matière a disparu d’un seul coup, en l’espace de quelque secondes : trois
secondes selon certains élèves et montres, d’autres quatre, d’autres cinq.
A
la fin de l’expérience, mademoiselle Alternance a demandé s’il y a avait des
questions.
Des questions il y en avait. Mais aucun élève
ne douta du statut de monsieur Démasquez. A cette époque là les charlatans de
toutes sortes faisaient légion à Pagaal, surtout à Guirore. La vie était
devenue tellement dure que chacun pouvait apparaître comme un sauveur, même
étant le plus démuni en or ou en diamant et surtout en imagination. Il
suffisait d’être audacieux et de savoir profiter de la situation de faiblesse
généralisée. C’est monsieur Démasquez qui avait convaincu Keynaak d'inscrire Thiakhane Fakher au Lycée de la vie.
Un matin, alors qu’il allait en excursion dans la
nature, monsieur Démasquez était passé par les enclos de Yokaam. Ce matin là,
une vache venait de mourir dans l’enclos sans aucune cause apparente qui se fit
voir la veille. Monsieur Démasquez avait alors ouvert la bouche de l’animal de
laquelle sortait une abondante salive noirâtre. Trois jours après il est revenu
aux enclos de Yokaam. Il avait fait plus de cent kilomètres pour tenir sa
promesse. Il est venu avec un autre homme et ils ont vacciné tout le bétail
sans rien demander. Qu’est-ce qu’il gagnait ainsi ? Peut-être qu’ils
avaient gagné quelque chose avant de venir.
Monsieur
Démasquez n’était pas un charlatan, un homme qui sait parfaitement qu’il ne
sait rien de ce qu’il prétend connaître et qui donc ne peut rien sur ce qu’il
prétend pouvoir agir. A moins que la communauté internationale ne soit
complice, il était un scientifique d’une renommée internationale. Les
recherches de son équipe avait permis à l’humanité d’agir en bien comme en mal.
Tous les élèves, même ceux qui ignoraient tout de son métier et de son grade,
savaient que monsieur Démasquez n’était pas un docteur ès magie, mais un
professeur ès sciences et arts de la vie à Guirore.
Comme il est scientifique
et ne veut pas être confondu avec n magicien ou un faiseur de miracles par une
grâce qui échappe à son contrôle il vit la nécessité d’une explication
rationnelle définitive ou provisoire.
-il
nous faut expliquer rationnellement et objectivement ou au moins subjectivement
ces faits que nous venons d’observer en attendant des confirmations, si vous
refusez de me voir comme un magicien ou un organisateur de miracles en tout
genre de miracles et si moi-même je me refuse de me mettre dans ces habits. Il
se trouve que nous venons de prendre connaissance depuis trois 8 jours
seulement, d’un être vivant assez particulier. Je ne vois pas pourquoi, mais
mademoiselle Alternance qui fait partie de notre équipe a tenu à ce que ce
spécimen vous soit exposé avant que vous n’entamiez le chapitre sur la vie
sociale.
Quand
il a fini de parler ainsi aux élèves mademoiselle Alternance a dit qu’il
s’agissait de réfléchir sur ces faits durant les vacances de noël et de voir
dans quelle mesure ils pouvaient avoir une relation avec la vie sociale. Les
chercheurs de Pagaal n’ignoraient pas tout de cet être vivant qu’il avait mis
en cage. Un être vivant aussi minuscule qu’un atome qui absorbe tous les atomes
autour dans son espace…
Werner Heisenberg/Déterminisme et physique atomique
Ceci fait comprendre que la physique atomique se soit
éloignée de plus en plus des représentations déterministes. D’abord, et dès les
débuts de la science de l’atome, par le fait que l’on s’est mis à considérer les lois déterminantes des
processus à grande «échelle comme des lois statistiques .En principe on
maintenait encore le déterminisme, mais en pratique on comptait avec le
caractère incomplet de notre connaissance des systèmes physiques. Ensuite dans
la première moitié du siècle, par le fait que le caractère incomplet de la
connaissance des systèmes atomiques était désormais considéré comme une partie
essentielle de la théorie. Enfin, tout récemment, parce que, pour les durées,
et les espaces infinitésimaux, le concept de chronologie semble devenir un
problème, bien que nous ne puissions pas encore dire comment se résoudront ces
énigmes.
Werner Heisenberg, La
nature dans la physique contemporaine, p.58.
Werner Heisenberg/Le concept de causalité chez Aristote et dans la science contemporaine
Historiquement parlant, l’application du concept de causalité
à la règle de cause à effet est relativement récente. Dans les philosophies
anciennes, le terme causa avait une
signification bien plus générale qu’il ne l’a aujourd’hui. Se référant à
Aristote, la Scolastique par
exemple parlait de quatre formes
de « causes ».On y trouve la causa formalis, qu’aujourd’hui on appellerait la structure ou le
contenu conceptuel d’une chose, la causa
materialis, c’est-à-dire la matière dont est faite une chose ; la causa finalis, qui est le but d’une
chose et, enfin, la causa efficiens.
Seule la causa efficiens correspond à
peu près à ce que nous désignons
aujourd’hui par le terme de
cause.
La transformation du concept de causa dans le concept actuel
de cause s’est produite au cours des siècles, en liaison interne avec la transformation de la réalité
entière, telle que les hommes la conçoivent, et avec la naissance des sciences
de la nature au début de l’ère moderne.
La physique de Newton était ainsi conçue qu’on pouvait
calculer à l’avance, à partir de l’état d’un système, à un moment déterminé, le
mouvement futur du système. Que cela soit un principe de la nature, Laplace l’a
formulé de la façon la plus générale et la plus compréhensible :il a forgé
la fiction d’un démon qui qui a un moment donné, connaîtrait la position et le
mouvement de tous les atomes et serait en mesure de calculer d’avance l’avenir
total de l’univers .Si l »on veut prendre le terme de causalité au
sens restreint, on parle aussi de « déterminisme » et on entend
par là qu’il y a des lois naturelles fixes qui déterminent rigoureusement
l’état futur d’un système d’après l’état actuel .
Werner Heisenberg,La nature dans la physique contemporaine.
samedi 4 juin 2011
Utopie/Thiakhane Fakher/L'essentiel selon Jean-Paul Sincert
Maintenant, Thiakhane Fakher peut répondre à cette question posée à Guirore, la capitale de Pagaal, il y a de cela treize ans exactement aujourd’hui, par Mademoiselle Alternance, au Lycée des Sciences et des Arts de la vie à Guirore.
Cela a-t-il encore un sens ? Peut-être que oui peut-être aussi non. De lui en partie et des autres. Peut-être que cette question est aujourd’hui dépassée. Peut-être aussi qu’elle est encore actuelle. Comme cela dépend de lui en partie, il s’est décidé à donner sa réponse. Thiakhane Fakher ne sait pas si mademoiselle Alternance est encore au Lycée des Sciences et des Arts de la vie à Guirore ou si elle est ailleurs dans le métier ou en d’autres lieux de travail. Peut-être même qu’elle ne vit plus. Il est permis de tout imaginer quand on ne sait rien de certain. Ce qui est rare et ce qui est utile, c’est une imagination qui permet de voir la réalité ou une autre face de la réalité.
Ce qui est sûr, c’est que Thiakhane Fakher ne retournera pas au Lycée de la Vie à Guirore. Du moins, pas pour poursuivre ses études officielles interrompues depuis treize ans. Il voudrait pourtant y retourner pour voir si mademoiselle Alternance est toujours en service au grand Lycée de Guirore. Il se pourrait qu’il se rende à Guirore pour remettre sa copie à mademoiselle Alternance, mais tout cela reste encore dans le possible et dans le souhaité. Peut-être que demain encore il se dira que cela ne vaut pas la peine. Depuis longtemps,il lui est impossible de s'attacher à quelque chose d'autre.Depuis le troisième jour des vacances de noël de cette année,Thiakhane Fakher ne poursuit qu'un seul bien.Un bien qui mille fois a disparu de son chemin avant de réapparaître au seuil du tombeau du désespoir.Depuis treize ans la question de mademoiselle Alternance et cette expérience de monsieur Démasquez sont les locataires de sa conscience et de son corps.
A quoi pourrait encore servir cette dissertation si elle n’a plus pour but de justifier un passage en classe supérieure ou de s’y opposer ? Treize ans d’absence c’est fini pour le lycée. Mais Thiakhane Fakher sait depuis longtemps que tout n'est pas au Lycée de Guirore. Les classes et les maîtres du monde sont partout ouverts, pour ceux qui considèrent qu'il est toujours utile de chercher à savoir quelque chose, et qui savent que, si quelque part ils peuvent être exclus, non pas tant d'une sélection coupable de la nature, mais probablement par un génie vicieux dans l'organisation de la vie humaine,personne ni rien ne saurait les exclure du champ des savoirs où viennent chercher leur satiété les vies qui ne peuvent pas renoncer au devoir et au droit de chercher à savoir.
Il y a de cela treize ans exactement aujourd’hui, une certaine mademoiselle Alternance qui enseignait les Sciences et les Arts de la Vie au Lycée de Guirore dans la capitale de Pagaal, proposait un sujet de réflexion à ses élèves. C’était à la suite d’une invitation qu’elle avait faite à un autre professeur du lycée, un certain monsieur Démasquez qui enseignait lui aussi les sciences et les arts de la vie et qui faisait partie d’une équipe pluridisciplinaire de chercheurs dont mademoiselle Alternance elle-même.
Lorsque Mademoiselle Alternance a dit qu’elle inviterait un de ses collègues scientifiques du lycée avant d’entamer le grand chapitre concernant l’espace de la vie sociale, beaucoup d’entre les élèves avaient pensé que cette invitation aurait été plus pertinente avant ou durant l’investigation ou à la fin du domaine consacré à la réflexion sur la connaissance en général et plus spécifiquement aux divers problèmes que soulèvent l’activité scientifique.
Thiakhane Fakher se souvient encore de la réponse de de son camarade de classe d'alors ,un certain Jean-Paul Sincert, lorsque mademoiselle Alternance a demandé à chaque élève de lui dire en une phrase ce qu'il avait retenu comme essentiel après avoir parcouru le premier domaine du programme qui portait sur la réflexion philosophique,la réflexion sur l'être et la réflexion sur l'homme. Jean-Paul Sincert avait alors répondu qu’il avait surtout retenu deux propos de Socrate : « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien et je dois apprendre à me reconnaître »
...
Thiakhane Fakher se souvient encore de la réponse de de son camarade de classe d'alors ,un certain Jean-Paul Sincert, lorsque mademoiselle Alternance a demandé à chaque élève de lui dire en une phrase ce qu'il avait retenu comme essentiel après avoir parcouru le premier domaine du programme qui portait sur la réflexion philosophique,la réflexion sur l'être et la réflexion sur l'homme. Jean-Paul Sincert avait alors répondu qu’il avait surtout retenu deux propos de Socrate : « Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien et je dois apprendre à me reconnaître »
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