mercredi 8 juin 2016

Sujets philosophie Baccalauréat Sénégal 2015-2016 Séries L et S


 

 

                                                                    

 


    BACCALAUREAT SENEGAL 2015-2016

 

     PHILOSOPHIE/SERIES L’1, L1a, L1b, L2, LA

 

SUJET N°1 : L’objectivité n’est-elle qu’un idéal ?
 
 

SUJET N°2 : Peut-on dire de l’art qu’il dépasse la raison ?
 
 
 
 
 

SUJET N°3 : Expliquez et discutez le texte suivant :

           Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen, par l’obéissance, il assure l’ordre ; par la résistance il assure la liberté. Et il est bien clair que l’ordre et la liberté ne sont pas séparables, car le jeu des forces, c’est-à-dire la guerre privée, à toute minute, n’enferme aucune liberté ; c’est une vie animale, livrée à tous les hasards. Donc les deux termes, ordre et liberté, sont bien loin d’être opposés ; j’aime mieux dire qu’ils sont corrélatifs. La liberté ne va pas sans l’ordre ; l’ordre ne vaut rien sans la liberté.
         Obéir en résistant, c’est tout le secret. Ce qui détruit l’obéissance est anarchie ; ce qui détruit la résistance est tyrannie. Ces deux maux s’appellent, car la tyrannie employant la force contre les opinions, les opinions en retour, emploient la force contre la tyrannie ; et inversement, quand la résistance devient désobéissance, les pouvoirs ont beau jeu pour écraser la résistance, et ainsi deviennent tyranniques. Dès qu’un pouvoir use de force pour tuer la critique, il est tyrannique.

                                                                                      ALAIN

 
 SERIES S1, S1A, S2, S2A,S4,S5

SUJET N°1 : Renoncer à la philosophie, n’est-ce pas renoncer à la pensée elle-même ?

SUJET N°2 : La liberté suit toujours le sort des lois ; elle règne ou périt avec elles.

                                     Qu’en pensez-vous ?

SUJET N°3 : Expliquez et discutez le texte suivant :

Par la discussion et l’expérience-mais non par la seule expérience- l’esprit humain est capable de corriger ses erreurs :la discussion est nécessaire pour montrer comment interpréter l’expérience. Fausses opinions et fausses pratiques cèdent graduellement devant le fait et l’argument, mais pour produire quelque effet sur l’esprit, ces et arguments doivent lui être présentés. Rares sont les faits qui parlent d’eux-mêmes, sans commentaire qui fasse ressortir leur signification. Il s’ensuit que toute le force et la valeur de l’esprit humain- puisqu’il dépend de cet esprit d’être rectifié quand il s’égare- n’est vraiment fiable que si tous les moyens pour le rectifier sont à portée de main. Le jugement d’un homme s’avère- t-il digne de confiance, c’est qu’il a su demeurer ouvert aux critiques sur ses opinions et sa conduite ; c’est qu’il a pris l’habitude d’écouter tout ce qu’on disait contre lui, d’en profiter autant qu’il était nécessaire et de s’exposer à lui-même-et parfois aux autres- la fausseté de ce qui était faux.
                                                     John Stuart Mill

 

samedi 4 juin 2016

Développement durable et satisfaction durable dans la nature et parmi les hommes


 
INTRODUCTION
 
 
 
 

Le fait sur lequel porte ces réflexions n’est pas imaginaire, même s’il peut avoir besoin de modèles, de formes imaginaires, idéales ou supposées historiquement réalisables dans la nature et parmi les hommes pris individuellement ou en tant que corps social, comme un peuple ou une nation ou une communauté. Le développement est un fait visible dans la nature et parmi les hommes et il est possible de décrire ce qui dans la nature et parmi les hommes, est appelé développement individuel ou collectif dans une étendue spatiale et temporelle déterminée.

La brebis qui vient de naître dans la nature vient dans la partie du monde où elle apparait avec un certain pouvoir initial constituant son individu et son identité dans une totalité. Dans le territoire de nature où elle naît  et dès sa naissance, la brebis a le pouvoir de retrouver ce qui fait partie de sa propriété au sein de l’immense nature et dans le plus grand du troupeau du monde. Aucune brebis n’apprend à rechercher et à retrouver les mamelles de sa source dans les corps vivants de son enclos. Ce pouvoir de reconnaître ce qui est proprement à elle, du commencement jusqu’à la fin de son existence, n’est pas un pouvoir sans importance ou un pouvoir secondaire dans l’ensemble des pouvoirs naturels et des pouvoirs historiquement constitués par les hommes. Ce pouvoir contient en même temps l’existence d’une identité individuelle de la brebis dans l’enclos parce qu’aucune autre présence ne vient lui discuter ce bien. Ce pouvoir qui porte la brebis vers la source la plus de son existence dans l’enclos et la premières vitales dans les pouvoirs du monde extérieur, porte aussi clairement l’évidence selon laquelle toute chose dans le devenir est propriétaire de quelque chose et dès sa naissance, de manière définitive ou provisoire, dans les divers capitaux de l’existence. Personne ne peut non plus discuter à la partie de la nature qui a donné naissance à la brebis dans l’enclos, son droit de mère puisque personne ne lui a enseigné son devoir de mère. Séparer une vache et son veau en les plaçant à deux extrémités du monde, ils finiront par se retrouver et avec une rapidité que deux  humains pourraient ne pas réaliser et à tous les âges possibles historiques ou métaphysiques de leur devenir. Au sein de la nature, il n’existe pas de conflit d’identité dans une intimité et il n’existe pas de conflit de propriété dans les intimités ou entre les intimités. Dans la nature, jamais rien ne poursuit et ne détient ce qui n’est pas à lui, ce dont il est contenant sans en être nécessairement le propriétaire ni même l’usager de droit, et dans la nature aucun gérant ne résiste à demande de livraison de ce qui est destiné à un autre connu ou inconnue. Dans la nature, il n’y a pas de guerre d’espace, même s’il y a une défense des espaces individuels et des espaces collectivement occupés par des loups, des buffles ou des agneaux.  Je crois que cette disposition fait partie des causes, des origines, des conditions qui auraient permis à la nature d’exister et de se conserver bien avant l’homme et  jusqu’ici depuis son contact avec ses pouvoirs sevrés, détachés de la totalité et formant l’intimité initial du pouvoir humain.

 

vendredi 27 mai 2016

Les Anciens ne vivaient pas seulement de la Nature


 
Ce que les Anciens ont légué dans la Nature et dans la société à leurs descendances, il n'est pas assuré autant pour les générations futures du peuple de Yokaam dans l'Etat actuel de Pagaal. Les Anciens ne vivaient pas seulement de la Nature mais pour la faire vivre le plus longtemps possible à Yokaam. Je crois qu’on peut dire cela d’un homme qui durant toute sa vie a eu à conduire au départ un couple, une génisse et un bouvillon jusqu’à établir un immense troupeau et qui, pourtant durant toute sa vie, ne sut jamais quelle est la saveur de la viande de vache, la saveur du lait frais de vache, la saveur du lait caillé de vache, trouvant sa pleine satisfaction dans la satisfaction du bétail revenant des immenses pâturages où la nature a répandu toutes choses nécessaires en surface et en profondeur pour toutes choses dans le devenir. Au temps des Anciens, les citoyens de Yokaam ne vivaient pas comme si la Nature n’était pas à elle-même et pour elle-même mais absolument pour l’homme et comme si l’existence humaine consistait pour chacun, pour chaque homme, chaque famille, chaque Etat à prendre de la nature le maximum possible pour s’assurer le maximum possible de durer dans l’histoire et avec le maximum de satisfaction. Je n’ai pas vécu beaucoup avec eux, je n’ai rencontré que les derniers à Yokaam. Mais à Yokaam, il arrive que les Anciens soient plus présents et quand nulle part dans leur cité, on ne voit presque plus aucune de leurs traces vivantes, malgré la multitude de leurs descendances. Jamais pour les Anciens, la nature n’a été une proie à abattre n’importe où et n’importe quand. A Yokaam, je n’ai jamais vu un homme tuer un mouton, une chèvre ou une vache, un chameau pour n’importe quoi, pas même pour faire plaisir à Dieu, parce que Dieu ne peut pas préférer voir des milliers et des milliers de vie mourir dans la nature en son nom que de les voir continuer leur chemin dans la vie quand il est encore possible de le faire. Jamais je n’ai vu un homme ou une femme se lever d’elle-même, de sa seule liberté et de sa seule autorité pour aller chasser dans la forêt de Yokaam. C’est toujours ensemble que les hommes valides faisaient la chasse annuelle et rituelle à Yokaam, avant l’entrée de la saison des pluies et cette chasse était liée à cette autre activité. Jamais à Yokaam, je n’ai vu une famille consommer du lait d’une vache qui vient de mettre un veau au monde ou consommer le nouveau mil sans commencer par donner aux morts leurs parts aux cimetières ou à l’autel de leurs pangols. Ils vécurent en très bonne santé dans une nature pleine de santé. Ils vécurent heureux et la nature fut je crois satisfaite de leur existence et ce n’est pas seulement parce qu’ils ne la transformèrent pas profondément. Certains diraient que partout l’instinct de transformer la nature et la nécessité de la transformer se présentent à l’homme pour survire et que seul l’ignorance, le déficit de science et de technique ou l’abondance furent les causes de la longévité de l’abondance, de la diversité et de la santé de la nature à Yokaam et ailleurs. Cela est sans doute vrai, mais quel homme poursuivrait la science et la technique si elles ne sont pas faites pour faire vivre le plus longtemps la nature et l’homme et dans les meilleurs des états de leur santé et de leur satisfaction. Si les Anciens à Yokaam n’avaient pas la science de la Nature, ils avaient alors l’amitié pour se faire entendre d’elle, puisqu’aux Assises du Khoy de Wéthiar Ndigil quelque part dans l’Etat de Pagaal, les Anciens demandaient à  la Nature de pleuvoir et elle arrivait toujours au jour promis.

 

samedi 21 mai 2016

Personne n'a jamais vu deux hommes ou deux Etats satisfaits se battre ou en guerre


 


Personne n’a jamais entendu parler ou vu dans les fictions et les utopies rationnelles ou dans le monde de tous les jours, deux hommes, deux peuples, deux Etats, deux cultures, deux nations satisfaits se battre ou en guerre. Les mouvements des animaux et leur présence effective dans les différents endroits de la nature dépendent toujours et partout de leur espoir et de leur possibilité effective à retrouver ce dont ils sont séparés et qui est nécessaire à leur satisfaction individuelle ou collective dans ces lieux où ils s’établissent ou qu’ils cherchent à atteindre. Ce qui est valable pour les animaux est valable pour les végétaux parce que personne n’a jamais vu un paysan semé son mil ou ses arachides dans n’importe quel sol de la nature ou à n’importe quel moment des saisons et des activités de la nature. Le même principe est à l’origine et au fondement de toutes les activités et de tous les déplacements des hommes, de toutes les activités humaines collectives et personnelles, indépendamment de leurs époques, de leurs cultures, de leurs âges, de leurs sexes, et d’autres aspects existentiels permettant de les séparer dans l’unité du genre humain. La recherche de la satisfaction collective et de la satisfaction individuelle est le principe, le moteur, l’enjeu, la raison d’être universels de toutes les activités, de tous les mouvements observables en surface et en profondeur dans les choses et dans les êtres au sein de la nature et dans les sociétés humaines. Le combat universel de l’existence dans la nature et parmi les hommes, c’est le combat pour la satisfaction universelle individuellement et collectivement recherchée.
Ce qui change dans le combat universel pour la satisfaction des choses et des êtres de l'existence au sein de la nature et parmi les hommes, ce sont les moyens, les chemins empruntés, les conditions, les objets et produits parce que  nécessaires ou supposés nécessaires pour atteindre la satisfaction visée, les significations, les valeurs, les formes, les niveaux, l'étendue spatiale et temporelle de cet état dans les choses et dans les êtres, les états de satisfaction effectivement réalisés, et surtout la tendance à l'accroissement ou à la baisse, au cours de leurs histoire, des actions qu'ils exercent et qu'ils subissent volontairement et involontairement, des pouvoirs individuels et des pouvoirs collectifs, dans les choses et dans leur environnement qui sont nécessaires ou favorables à la satisfaction et celle des pouvoirs qui sont nuisibles à la réalisation de la satisfaction collective ou individuelle dans une étendue spatiale et temporelle déterminée.
Les variations des conditions, des moyens, des objets, des activités, des relations, des rapports et dans d'autres aspects dans la recherche de la satisfaction sont observables dans les nature et parmi les hommes, en prenant les choses et les êtres individuellement et en les considérant collectivement dans une étendue spatiale et temporelle déterminée. Le même élève ne réalise pas toujours le projet de satisfaction qu'il s'est fixé lui-même ou qui est attendu de lui par son maître ou par ses parents. La même équipe de football ne parvient pas toujours à la satisfaction qu'elle s'est fixée dans un match et le meilleur tireur de pénalty ne réussit pas toujours la même épreuve dans le même stade et avec le même gardien et dans la même compétition.
Les variations légères ou graves qui s'observent dans la satisfaction au sein de la nature et parmi les hommes sont des faits normaux, conforme avec l'ordre des choses et des êtres dont l'existence est inscrite dans le monde du devenir et du changement au sein duquel toute chose grande ou petite en apparence ou en puissance, est en soi une réalité physique et sensible, intelligible, psychique, intelligente et raisonnable est en soi une force naturelle ou historique ayant un certaine pouvoir sur lui-même, sur les autres existant et sur son environnement naturel ou social et donc destiné à agir positivement ou négativement sur lui-même ou en dehors de lui-même. Comme toute chose, c'est une vérité qui  n'a jamais été remise en cause ni par les mythes, ni par les philosophes et encore moins par la science, et surtout par les science de la nature, la satisfaction est l'œuvre de l'activité d'un pouvoir ou d'un ensemble de pouvoirs associés conscients ou  associés au sein d'une étendue spatiale et temporelle délimitée dans la nature et parmi les hommes. En conséquence, la satisfaction ou l'insatisfaction des choses et des êtres au sein de la nature et parmi les hommes dépendraient toujours et partout des activités des pouvoirs qui les composent individuellement, des activités et des interactions des pouvoirs dans leur environnement naturel ou social, des activités volontaires et involontaires qu'exerceraient ou que subissent ces pouvoirs dans leur champ d'apparition, Les choses et les êtres qui sont les plus aptes à réaliser leur satisfaction individuelle ou leur satisfaction collective dans une étendue spatiale et temporelle déterminée, sont nécessairement, toujours et partout, dans la nature et parmi les hommes au sein des société humaines, ceux qui sont naturellement ou historiquement pourvus des pouvoirs individuels et des pouvoirs collectifs ou publics qui sont nécessaires pour stabiliser les conditions et les objets nécessaires à la satisfaction et de neutraliser les conditions et les objets qui sont nuisibles à la satisfaction collective ou à la satisfaction individuelle. 
Je veux savoir si les pouvoirs individuels et les pouvoirs collectifs des hommes et ceux  des choses et des êtres au sein de la nature dans le territoire du village de Yokaam dans l'Etat de Pagaal, sont orientés dans le sens  de la croissance, de l'émergence; dans le sens du renforcement de la probabilité de la réalisation des projets de satisfaction individuels et des projets de satisfaction collective et de leur renforcement, ou plutôt, dans le sens de leur affaiblissement individuel et collectif, en partant de l'époque la plus lointaine que je peux atteindre dans mes souvenirs sans illusion et de ce que je peux décrire comme tout observateur  ayant vécu autant que moi ou plus ou moins que moi à Yokaam ou à Pagaal et s'efforçant à s'approcher de la vérité qui ne cherche ni à flatter ni à blâmer, mais seulement à témoigner pour éclairer ce qui mérite d'être vu par tous les hommes ou par ceux qui sont concernés.
Ce n'est pas le seul chemin, mais c'est un des chemins les plus clairs et les plus sûrs, pour faire le diagnostic de toute gouvernance dans la nature et parmi les hommes, et pour savoir s'il y a une différence essentielle entre la gouvernance de l'existence chez les Anciens de Yokaam, la gouvernance des pouvoirs des hommes et des pouvoirs de la nature, et la gouvernance de l'existence  à Yokaam aujourd'hui.
 
 

mercredi 27 avril 2016

Les démocraties comme les tyrannies, les gauches comme les droites, la fin est la même:la satisfaction à l'égard de l'existence

 

Y-a-t-il une forme de gouvernement propre pour assurer la satisfaction de l’homme à l’égard de l’existence ?
 
Il ne peut y avoir aucun gouvernement sans aucune tyrannie et aucune tyrannie n’est assez accomplie pour intégrer toutes les libertés individuelles. Ce qui change, c’est la forme de la contrainte, les sources, les raisons profondes conscientes et inconscientes, les conséquences, les diagnostics des moyens et des conséquences en termes de gains et de pertes matérielles et immatérielles, internes et externes, individuelles et et collectives.
D’autre part, personne ne dira d’un homme ou d’un peuple qu’il est satisfait parce qu’il vit dans la démocratie ou insatisfait parce qu’il vit dans la monarchie ou dans la tyrannie. Tout le monde sait qu’on ne peut pas savoir si un homme ou un peuple est satisfait par la seule connaissance des dires d’un Législateur dans sa Constitution, dans ses lois particulières.
 
 
On ne peut pas dire d’une famille ou d’un Etat que ses membres sont satisfaits ou insatisfaits à l’égard de l’existence en considérant seulement la forme de direction, la manière de prendre les décisions concernant le monde. Pareillement, on ne peut pas dire d’un homme ou d’un peuple ou d’une nations qu’elle est satisfaits, en faisant seulement le diagnostic de ses activités productifs ou non productif de biens et de services matériels et immatériels, dégradables et non dégradables. 
 
 
Job dit-on, fut dans l’extrême pauvreté, il n’est pas dit qu’il faut autant insatisfait et malheureux et révolté contre la cruauté ou l’absurdité de l’existence. Harpagon fut certainement très riche puisque pour être avare, il faut nécessairement être possesseur.
 
Dans la dictature comme dans la démocratie ou sous les autres formes de gouvernance, on peut trouver des humains, des animaux et des végétaux qui sont satisfaits à côté d’autres qui sont ne sont pas satisfaits.
 
Ce qui compte disent les paysan de Pagaal, ce n’est pas de savoir de quel côté du ciel est venue ou viendrait la pluie attendue ou quel est quel est le meilleur des jours de pluie ; ce qui compte, l’essentiel, c’est que la pluie arrive. Son arrivée est une satisfaction extensible et compressible dans le cours de l’histoire de la saison. Ce qui compte pour l’homme comme pour l’animal, c’est la réalisation de son projet de satisfaction dans son monde.

lundi 25 avril 2016

Qu'est-ce qu'un animal politique?


                   
                                                        Qu’est-ce qu’un animal politique ?



   

Un animal politique est un animal qui sent son état existentiel et qui réfléchit sur les fondements métaphysiques et physiques de son existence, sur les les raisons d’être de son existence et de sa présence dans le monde, sur les conditions extérieures et les conditions intérieures de son existence individuelle et de son existence collective, sur les états historiques déjà réalisés et possibles dans l’existence, au sein de sa propre intimité, dans la société, dans le monde humain en général et dans la nature, qui calcule, qui fait toujours le bilan de sa vie sociale et de sa vie personnelle, au terme d’un séjour long ou bref dans un champ de forces naturelles et sociales favorables et défavorables à sa présence, à ses activités théoriques et pratiques, à sa conservation, à sa croissance, pour savoir s’il doit rester dans cette étendue ou chercher à rejoindre un autre possible, s’il peut et doit rester dans cette étendue spatiale physique ou métaphysique, en se laissant orienter par les mêmes vérités qui servent de fondements à sa conception de l’existence universelle qui contient celle de la Nature et celle de l’Homme, celle de la société et de la culture, en conservant les mêmes relations et les mêmes rapports qu’ils a établis dans les composantes de l’existence au sein de la nature et dans la société, les mêmes relations et les mêmes rapports entre les citoyens ou entre tous les humains, poursuivre les mêmes activités et les mêmes actions avec les mêmes paramètres et les mêmes caractéristiques, en un mot, persévérer à vivre de la même manière qu’il l’a toujours fait, ou, au contraire, suivant les faits et la raison, se décider à apprendre à changer, à renverser un état actuel dans son intimité ou dans son environnement physique et psychique,  pour être sûr et certain d’arriver là où il veut arriver seul ou avec d’autres existants de même nature ou de natures différentes, ou au moins, entretenir le plus longtemps possible, l’espoir raisonnable d’atteindre sa fin individuelle ou collective qui est toujours et partout, dans les existants en devenir au sein de la nature et au sein des sociétés et des cultures humaines, de s’établir dans cet état existentiel caractérisé par la satisfaction, le bonheur, la liberté, l’absence totale ou le minimum de souffrance causée par la séparation d’avec quelque chose de nécessaire ou par la présence et l’attachement à quelque chose de nuisible. Un animal politique est un animal qui a le pouvoir de renverser, de s’opposer, de s’accorder et d’entrer en conflit avec la Nature qui est en dehors de son intimité et avec la part de la Nature qui est déposée dans son intimité, un animal capable de créer volontairement des problèmes et qui se crée involontairement des problèmes personnels et des problèmes à d’autres existants de même nature ou de natures différentes et donc pareillement, mais aussi capable de résoudre les énigmes, les plus obscures et les équations les plus complexes qui se forment dans la nature et dans la vie humaine. Un animal politique est un animal capable de trahir se trahir et donc de trahir tous les autres existants, capable de se vendre, de se donner un sens et une valeur à son existence et à sa vie personnelle et à celles des autres existants, et donc capable de se vendre et de vendre toutes choses. L’animal politique est le seul qui se demande au sein de la Nature quelle est sa place, qu’est-ce qui lui est propre dans les capitaux de l’existence, quelles sont ses relations ou qu’elles devraient ou pourraient être ses rapports avec la Nature et avec ses semblables. Contrairement aux autres animaux qui suivent leurs chemin unique et leur propriété authentique jamais oubliée ni confondue, l’animal politique est celui ne sait pas toujours comment il devrait vivre pour arriver à sa fin et qui n’est jamais assuré d’arriver à sa fin personnelle ou collective. Cet animal est naturellement le plus dangereux de tous, contre lui-même et contre les autres...

 

dimanche 10 avril 2016

De la Nature et de l'Homme aujourd'hui à Pagaal dans la gouvernance de l'existence comme projet de satisfaction universelle


0.1. 


1.           Seul, sur le chemin du retour des Assises mondiales sur les rapports entre la Nature et l’Homme dans la gouvernance de l’existence comme projet de satisfaction universelle, je me suis demandé si nous autres citoyens du monde et de Pagaal où je rentrais, nous étions aussi et autant concernés que tous les autres qui siégèrent dans cette assemblée, et que les faits et la raison, nous appelait individuellement et collectivement, à se demander si aujourd’hui, en suivant l’esprit de ces Assises qui durèrent treize jours et auxquels beaucoup d’officiels et de citoyens libres de Pagaal prirent part et adhérèrent au projet, engageant leur responsabilité individuelle et celle de tout le peuple, nous pouvons dire et établir dans les faits, dans les conditions extérieures et dans les conditions intérieures de l’existence au sein de la nature et dans la culture, dans nos activités au sein de nos divers champs théoriques et pratiques, dans nos services privés et publics, dans nos rapports avec la nature et nos rapports avec nous-mêmes, dans nos institutions, dans nos croyances, dans nos coutumes, dans nos habitudes, dans nos certitudes, dans nos doutes, dans nos espoirs, et dans les états existentiels individuels et collectifs effectivement et historiquement réalisés jusqu’ici, que Pagaal est une étendue spatiale et temporelle où l’existence est sur les chemins de la gouvernance droite, vertueuse , positive ou simplement bonne, et que donc, nous avions individuellement et collectivement du mérite et tout intérêt à continuer à s’encourager à vivre ainsi que nous avons vécu ensemble et chacun aussi dans la solitude, ou plutôt, comme d’autres aux Assises ont juré de s’y atteler théoriquement et pratiquement, à chercher à voir dans quelle mesure, étant donné que la nécessité ne fait plus aucun doute, est-il possible, comment et par quoi, à défaut de pouvoir tout renverser ou de redresser théoriquement ou concrètement par des comportement mesurables et des œuvres mesurables, dans la totalité au sein de la Nature et de la Culture, au moins tenter, apprendre à changer quelque chose dans les fondements de l’existence en général, et ensuite, dans nos rapports avec la Nature, pour espérer changer autant et positivement dans nos rapports avec nos semblables d’ici et d’ailleurs, et quel pourrait encore être aujourd’hui, la présence du philosophe dans ce diagnostic.

samedi 6 février 2016

Aristote:La croyance à la satisfaction est à l'origine de toutes les autres croyances et de leurs diverses institutions


 

Ne serait-ce que pour cette raison, la question de la satisfaction mériterait d’être examinée concrètement et théoriquement en vertu de cette fonction et de ses impacts pouvant être positifs ou négatifs sur la vie politique et morale de l’homme. Car l’action est nécessaire parce que rien ne peut exister sans aucune action. La présence d'un sens subjectivement vécu individuellement ou collectivement dans l'appel à l'action et dans la réponse positive ou négative et dans son accomplissement, que ce sens soit rationnellement ou irrationnellement composé et valorisé positivement ou négativement, il est selon Max Weber, une composante essentielle pour que quelque chose de compréhensible puisse se produire dans le corps et dans la conscience d'un homme et dans le champ d'une observation visant la compréhension de la présence et de la condition de l'homme dans le monde et de ses états dans le devenir, état diagnostiqué par la présence ou l'absence de satisfaction individuelle ou collective. Il ne suffit pas d'une poussée extérieure d'un pouvoir, aussi puissante qu'elle puisse être, pour être décidé, pour déclencher une action; il faut chez l'homme, toujours dans le mouvement général, un mouvement spécifique suivant un piste particulière parallèle ou opposé à d'autres pistes possible dans le tout. C’est la présence du sens qui rend l’action possible et c’est la présence du sens qui donne une valeur subjective ou à l’action.  toute action à l'action propre à une société et à un acteur individuel. Sans l’existence possible de ce sens subjectif à construire par le sujet, ou d’un sens déjà construit et accepté comme valeur positive ou négative pour l’acteur, il n’est pas possible qu’il réponde à un appel à agir, ni pour lui-même, ni pour un autre. Pour parler comme aujourd’hui, sans la présence d’un sens qui justifierait et donnerait une valeur personnelle indépendante de celle qu’elle peut prendre  chez les autres, le fait d’agir pour autrui qu’on connaît, comme le voisin ou pour l'autre qu'on ne connaît pas, vivant dans une autre société du monde, le fait d’agir citoyen, pour la cité, pour le citoyen, pour soi-même et pour autrui sans rien emporter comme salaire si ce n'est la satisfaction du devoir et du droit de contribuer à la satisfaction universelle personnelle et collective, ne peut pas prospérer dans une société. C’est pourquoi la conception subjective qu’un individu ou un groupe social se fait de la satisfaction importe d’être recherché et connue et cela est possible parce qu’on ne peut pas attendre ou poursuivre une satisfaction qu’on ne connaît pas, qu’on ne peut pas décrire dans ses objets et en d’autres aspects de ses paramètres. Ce n’est pas la richesse qui réunit les hommes mais le sens qu’ils donnent à l’existence et à la l’argent. Si la psychologie peut faire de la recherche de satisfaction un sujet de recherche, la sociologie pourrait, en toute légitimité entreprendre aussi cette étude. D’abord pour la bonne et simple raison qui est que, depuis que l’homme est sorti des objets de satisfaction dans le territoire de son devenir au sein de l’état de nature, c’est l’industrie sociale qui répond à la plus grande masse de ses demandes touchant son corps et surtout aussi son esprit. La croyance à la promesse de la satisfaction est ou alors pourrait être un produit social, culturel, un problème qui ne dépendrait pas seulement de la sensibilité particulière de l’individu ou de sa personnalité en tant qu’intimité à la fois ouverte et fermée à elle-même et donc aux autres. Toute expérience humaine est vécue dans la société, y compris même le rêve. Ce qui est propre donc à la personnalité individuelle, ce n’est pas d’être le producteur exclusif de tous ses objets de satisfaction, mais l’organisation, la disposition personnelle volontaire des objets de  satisfaction offerts par son environnement, selon sa sensibilité et selon sin intelligence, l’organisation de ses relations et de ses rapports avec ses objets, leur organisation intérieure et leur organisation extérieure par la société. Pour ces raisons, la recherche de la satisfaction, sa signification, sa valeur, son expression, ses causes, ses facteurs, ses conditions générales, ses destinataires, sa production, et d’autres aspects peuvent aussi faire l’objet d’une étude sociologique, comme le suicide a fait l’objet d’une étude scientifique avec Emile  Durkheim , parce qu’entre suicide et  satisfaction il y a Durkheim introduit une relation, selon laquelle le taux de suicide varierait en fonction de la présence ou de l’absence d’un objet de satisfaction , d’un déficit de solidarité, d’adhésion, d’intégration, d’organisation dans les liens sociaux.  Ces liens sociaux font partout des composantes de l’indicateur de mesure de satisfaction construit par…………. Selon d’autres études, il existerait une influence, un conditionnement, une orientation, un déterminisme social de la satisfaction, en montrant  que la satisfaction ne dépendait pas toujours et partout de la présence ou de l’absence des mêmes objets…….. Autrement dit, il y a un relativisme culturel de la satisfaction, dans ce qu’elle doit être, dans ce qu’elle peut, etc. Personne ne contesterait la légitimité de la présence de la philosophie autour du temple des existants qui croient à la satisfaction et qui ont reçu et tenu la promesse de sa réalisation. Les philosophes furent parmi les premiers qui firent des tentatives pour répondre aux appels de la voix universelle de l’existence qui sort et qui s’entend toujours et de partout de ce temple, le premier universel de tous, en se demandant ce que c’est la satisfaction toujours et partout dans son essence, même dans le relativisme culturel et le mouvement interne dans chaque culture en devenir comme les humains qu’elle contient et qui la contiennent ou le bonheur qui n’est rien d’autre que l’appellation de la forme intégrale et absolue et définitive de la satisfaction.?

lundi 25 janvier 2016

Du Métier de berger et de la satisfaction de l'existence

 

La satisfaction est l’expression visible d’un état existentiel caractérisé par le fait ou le sentiment de ne pas être séparé de quelque chose qui est nécessaire ou au moins utile, dans sa propre intimité ou dans son environnement, de manière permanente ou dans une situation particulière, devant un objet théorique ou concret objectivement ou subjectivement mesurable, et son intensité dépend du pouvoir d’action et d’influence et donc de la place essentielle de l’élément absent dans une totalité naturellement composée ou artificiellement et historiquement conçue et réalisée, par exemple devant une théorie philosophique, une théorique scientifique, une œuvre d’art, un code de conduite politique, morale ou éthique, une situation économique, etc. La satisfaction ou l’insatisfaction peut être ressentie en comparant une chose à elle-même en tant qu’intimité ou s’exprimer dans les relations et dans les rapports entre les choses et les êtres. Je peux être satisfait ou insatisfait de moi par rapport à une performance, une œuvre que j’ai réalisé ainsi que l’avais voulu ou que j’ai lamentablement raté. Je peux être satisfait dans mes relations et rapports avec un objet dont je ne suis pas l’auteur ou d’un autre homme comme moi.  Chacun est toujours satisfait de l’autre qui a tenu la promesse qu’il fut, même s’il n’est pas le destinataire. Le fait d’être satisfait de soi-même et par moi-même comme le fait d’être satisfait d’une théorie philosophique ou d’une œuvre d’art, impliquent toujours une relation. La satisfaction et l’insatisfaction sont l’expression d’une relation dans une totalité. Elle est le rapport entre un juge sensible ou pensant et un objet extérieur ou intérieur qui peut être lui-même ou en lui-même, comme elle est un rapport dans une totalité de mesures possibles entre un extrême représentant la valeur nulle ou la plus basse possible et une autre valeur absolue, indépassable ou représentant la plus haute du moment dans les valeurs connues déjà réalisées dans l’histoire ou dans les mythes et les légendes. La satisfaction est donc inséparable de l’idée selon laquelle les choses et les êtres sont concevables comme des pouvoirs mesurables subjectivement et objectivement en fonction de leurs actions positives et négatives et de leurs influences dans les sens ou dans l’esprit, dans la raison, dans l’âme, dans la conscience, etc. Théoriquement, à l’école les notes vont de zéro à 20. La satisfaction la plus basse est 10 sur 20 et 20 sur 20 absolument satisfait ou satisfaisant. La forme absolue de l’état de satisfaction est celle de l’existant qui n’est plus séparé de rien dans une situation particulière ou définitivement, et qui est donc intégralement dans son intimité avec tous les pouvoirs qui lui sont nécessaires et qui ne cherche plus rien, qui est absolument satisfait de lui-même, d’un autre ou de son monde lorsqu’il a retrouvé tout son pouvoir dans son monde et non point arrivé dans un autre monde qui vient après celui dans lequel il serait établi dans cet état, au sein de la nature ou dans l’histoire des hommes. La satisfaction totale, est l’état existentiel déjà accompli et définitivement établi dans les intimités physiques et métaphysiques des existants qui n’ont plus rien à attendre de l’existence et l’état existentiel recherché par tous les existants en devenir dans les champs de leurs monde où ils espèrent retrouver ce dont ils sont séparés par la nature ou par l’histoire, volontairement ou accidentellement , à la suite d’une convention, d’un accord et d’un contrat ou sans consentement de leur part en tant qu’individu ou groupement d’individus. Un existant est dit satisfait lorsqu’il est arrivé là où la nature le destina à arriver et représentant sa fin ultime et la meilleure de son devenir et cette fin coïncide toujours avec l’appropriation de tout le pouvoir qui est nécessaire à son intimité pour redevenir entière et non séparée d’elle-même parce que séparée de quelque chose de nécessaire dans son intimité, comme une composantes physique ou psychique, comme un pouvoir, une compétence, un état,  ou , là où sa société ou une autre autorité ou lui-même en tant qu’existant doté d’un pouvoir de distinguer entre plusieurs possibilités et de choisir, s’est promis d’arriver.
 

Théoriquement la nature a séparé toute chose en devenir d’une partie d’un pouvoir qui lui est nécessaire pour arriver à son devenir le plus haut possible et le meilleur dans le monde physique ou dans le monde métaphysique et à chaque chose un pouvoir initial extensible et compressible, positivement et négativement, qui lui est nécessaire pour retrouver ce dont elle est séparée dans son intimité ou dans son environnement. Les choses les mieux partagées par la nature entre tous les existants qui sont sortis directement de son mouvement, sont le pouvoir, le devoir et le droit de rechercher ce dont ils sont séparés pour redevenir ce qu’ils étaient, pour devenir ce qu’ils veulent être dans leur devenir en tant qu’individu ou société, peuple ou nation. Mais en même temps, ou alors c’est pourquoi aucun existant en devenir n’est assuré dans la nature et encore moins dans l’histoire humaine de viser et de s’approprier toujours et partout de sa fin individuelle ou collective…NEANMOINS….

mardi 19 janvier 2016

Jean-Paul Sartre: L'enfer et le paradis sont dans la surveillance de l'existence par elle-même

   Surveiller, c’est suivre un existant physique ou métaphysique, par les pouvoirs de la sensibilité, celle de l’intelligence, celle de la raison, de la conscience, de l’instinct, de la mémoire, de la volonté et par quelque autre faculté ou moyen artificiel, dans une étendue spatiale et temporelle, pour ne pas perdre sa présence dans son mouvement volontaire et involontaire causé par les actions et les interactions et les influences positives et négatives des pouvoirs dans son intimité et par l’interaction de ses pouvoirs individuels avec les autres pouvoirs formant le champ de sa constitution et de son apparition ou qu’il traverse au cours de son histoire individuelle ou collective. Par le mot présence, je comprends l’ensemble des composantes unifiées ou non unifiées en une forme générale qui s’est détaché de l’intimité d’une chose en surface ou en profondeur et qui s’est jeté et est entré et s’est fixé volontairement ou involontairement dans une autre intimité proche ou éloignée de même nature ou de nature différente, et l’ensemble des actions, des effets, des sensations, des excitations ou des inhibitions des états et des comportements extérieurement observable ou intérieurement, et que provoque le contact avec ses traces ou le détachement de ces empreintes dans l’intimité qui jaillit et sort d’elle-même ou dans celle qui accueille. Surveiller donc, c’est  sentir par l’instinct, par la conscience ou par la raison qu’on est en possession de quelque chose que l’on tient de la nature ou de l’histoire, sous la forme d’un don, d’un héritage ou par un travail productif exclusivement personnel ou associé. Se surveiller ou surveiller, c’est aussi sentir par l’instinct ou comprendre ou supposer par la raison, qu’il y a un autre capital, un autre avoir, une autre propriété, un autre objet, un autre état possible qui pourrait s’installer dans l’intimité qui se surveille ou qui est surveillée par une autre qui veut s’en emparer ou qui s’en est déjà emparée comme on s’empare de toute chose pouvant faire l’objet d’une appropriation rationnelle, légitime et durable, en raison et de manière droite, d’une autre manière, par exemple par une expropriation forcée. L’animal sensible ou raisonnable qui se surveille ou qui surveille une autre partie de l’existence dans son monde, est nécessairement un propriétaire qui détient déjà une part de son capital qui lui est distribué par nécessité, par la nature ou par la société, et qui se sait séparé ou séparable de ce qu’il a déjà ou qu’il pourrait et devrait avoir et vise dans son devenir. L’animal qui se surveille par sa sensibilité ou par son esprit ou par quelque autre faculté ou moyen artificiel, est informé par son instinct ou par sa faculté de dissociation, qu’il est dans le devenir et que dans le monde du devenir, rien n’est encore ni totalement perdu ni absolument et définitivement gagné.  Partout, l’incertitude, la peur, la méfiance, le doute, l’angoisse existentielle, le désir, la crainte, l’espoir, le risque, sont les composantes universelles aux origines de la surveillance de l’existence en devenir. Dans un terrain de football, deux équipes en face constituent un champ général de pouvoirs positifs et négatifs dont certains sont maîtrisables par eux et d’autres pas. Chaque équipe surveille l’autre pour marquer un but et pour empêcher à l’autre parie d’en faire autant ou de ne point en faire si cela lui est possible comme c’est toujours le souhait de chacun de retirer à l’autre ce qui lui profitable et de lui transmettre ce qui est nuisible pour nous, mais ici, en suivant une règle qui dirige un arbitre absolument avec à tout ce qui n’est pas juste et reconnu comme tel par tous, avant que rien ne commence...
 

dimanche 17 janvier 2016

Aristote: l' animal politique naît toujours avec le réveil de la conscience du risque, du devoir et du droit à l'existence pour toutes choses semblables ou différentes


 

                          INTRODUCTION

 

1.                      Un jour, dit Rousseau reprenant Aristote, au milieu de l’immense catastrophe généralisée annonçant sa sortie de l’état de nature, l’homme découvrit qu’il était quelque part un  animal politique séparé de ses semblables à retrouver, pour espérer assurer sa survie et trouver ce qu’il est venu chercher dans cette autre région du monde où il vient d’entendre une part de son destin.

2.                      Un animal politique, ce n’est pas seulement un être vivant sensible mais aussi et surtout, un animal dans l’intimité duquel se réveillent la conscience du risque annoncé par l’instinct, et en même temps, le devoir , le droit et la pleine volonté et la décision de faire face à tous ces dangers encore pas tous visibles mais bien présents parce que profondément ressentis dans sa propre intimité et en dehors de son intimité à la fois fermée et ouverte aux autres, et se propose d’influencer le mouvement d’extension ou de compression des pouvoirs positifs et des pouvoirs négatifs dont il sent la présence dans propre intimité et dans d’autres intimités d’autres existants proches ou éloignés et dans son environnement physique et institutionnel, en vue d’arriver individuellement ou collectivement à une fin bien mesurée, connue, voulue, désirée et choisie parmi d’autres possibles dans un monde en perpétuellement extension et compression sous les mouvements à la fois séparés et solidaires, volontaires et involontaires de ses pouvoirs.

3.                      Si l’homme est un animal politique, parmi ses devoirs, ses droits et ses pouvoirs les plus anciens, figurent celui de s’interroger sur sa présence et sa condition dans ce grand ensemble de l’existence qu’on appelle monde ou univers.

4.                      C’est ce devoir plus que mon droit que je pourrais autant faire valoir, qui m’assure que je peux prendre le chemin de ces Rechercherches philosophiques sur la condition humaine dans l’existence sans la moindre inquiétude, si ce n’est la peur de tomber au cours de ce chemin, dans l’insensé ou dans l’absurdité par quelque déficit de ma raison qui ne saurait jamais quitter celles de tous les humains.

5.                      Je n’ai rien reçu que je devrais par quelque contrainte ou que je voudrais librement communiquer aux autres. Je ne fais qu’essayer de comprendre à ma manière, par ma sensibilité physique, intellectuelle, morale et politique, de construire, de reconstruire, de donner un sens et une valeur à ce que l’observation de l’existence m’autorise à croire ou à démontrer. Mes amis m’appellent familièrement « Philosophe », à tort ou à raison ou par moquerie. Si être philosophe est un devoir de penser, c’est alors pour assurer mon devoir à l’égard de ces amis qui s’occupent ailleurs dans des activités qui leur sont utiles, qui me sont utiles et donc utiles pour la société.

6.                       Nos sources de renseignement nous indiquent dans le Dictionnaire Larousse et ailleurs, que pour l’esprit de la culture française, « exister c’est être présent dans une étendue spatiale et temporelle », ou d’une manière générale, dans un contenant et donc avec et en tant que contenu naturel nécessaires ou accidentel.

7.                      Cette vision ou cette indication ou cette condition pour fonder l’existence, est partagée par l’esprit de la culture latine qui aurait donné au français les composantes linguistiques du mot, puisque le mot exister viendrait des mots « existere » ou « exsistere » pour dire « sortir de quelque chose », « naitre de quelque chose », « se montrer », « se tenir debout », etc.

8.                      Ce qui sort et ce qui entre sont de même nature ou forment une même réalité. Pour « sortir de » quelque chose d’autre ou de sa propre intimité, il faut d’abord « être présent dans » quelque chose et généralement, tout ce qui sort de quelque chose se meut pour entrer dans quelque chose d’autre. Quant aux wolofs et au sérères du Sénégal, ils déclarent qu’ « exister c’est avoir » parce que pour dire que la chose dénommée «A existe », le wolof dit que la chose « A  amna » et le sérère, la chose A « A jiga ». Or « Am » veut dire « avoir » comme verbe et « Am-am » désigne l’avoir ou la propriété, la richesse, le capital, comme le mot « Jig » en tant que verbe signifie « avoir » et l’expression « O Jig » désigne la propriété, etc.

9.                      Pour qu’il puisse y avoir d’entrée ou de sortie, de même que pour qu’il puisse y avoir appropriation et quelque chose à s’approprier, il faut nécessairement une activité de conception, de constitution matérielle, donc, un mouvement, une force, un pouvoir. Et selon le médecin français Edouard Claparède, dans la nature comme dans l’histoire des choses et des êtres humains, tout mouvement est causé par un rupture qui crée une insatisfaction et est donc, la recherche d’une satisfaction provisoire ou définitive, en vue de mettre fin ou de suspendre provisoirement une sensation désagréable, une souffrance physique ou morale ressentie par l’intimité en mouvement ou par une autre à laquelle elle est attachée par la nature ou par un contrat historique au sein d’une totalité solidaire.

10.             Ainsi donc je me suis dit que pour  espérer arriver à une compréhension non pas intégrale de toute l’existence, mais au moins d’une portion significative de sa réalité physique et sensible ou d’une autre dimension, je pourrais chercher à comprendre

11.             Qu’est-ce que l’existence cherche à atteindre quand elle sort de là où elle sort ou quand elle entre là où elle entre volontairement ou involontairement ? Ou bien elle cherche à donner ou alors à recevoir, car, Senghor a bien raison de voir le monde comme un gigantesque pâturage dans lequel chaque unité naturelle ou artificiellement composée par l’homme au cours de son histoire, c’est-à-dire du mouvement de l’extension et de la compression positive ou négative des pouvoirs positifs et des pouvoirs négatifs individuels dans son intimité et dans son environnement au cours de leurs actions et interactions contrôlables et non maîtrisables, est à la fois une pâture et à la recherche d’une pâture...

vendredi 15 janvier 2016

Et si les latins, les français, les wolofs et les sérères voyaient l'existence avec les mêmes composantes sans l'organiser de la même manière

                                                         CHAPITRE III
 
 
 EXISTER C'EST AVOIR POUR LE WOLOF ET LE SERERE DU SENEGAL
On voit donc que le lien entre l’esprit latin et l’esprit français dans la question qu’est-ce que veut dire exister, est très clair. Ce n’est pas seulement parce que le mot «exister » en français est tiré du mot latin « existere » ou « existere » signifiant entre autre « sortir de », naître de » «s’élever au-dessus de », « être stable », etc. C’est aussi un lien philosophique, un lien dans la manière de voir, d’expliquer ou de comprendre quelque chose de l’existence, notamment sur la question d’où vient ce qui exister ? Lorsque l’esprit de l’homme pensant l’existence dans la culture français chez René Descartes ou chez Sartre ou chez Camus dit que ce qui existe, c’est «  ce qui est présent dans quelque chose », cela se trouve dans Le Larousse, il dit la même chose que l’esprit de l’homme dans la culture latine qui considère que ce qui existe, c’est «  ce qui sort de quelque chose ». Ce qui sort de quelque chose c’est ce qui est dans quelque chose dont il se détache volontairement ou involontairement, naturellement et nécessairement ou accidentellement, violemment ou sans violence, intégralement ou partiellement, d’un coup ou  progressivement, pour y retourner ou sans possibilité d’y retrouver. Les deux désignent la même chose et désignent la même réalité divisée, ayant deux moments, deux temps, deux phases, deux états, deux lieux, deux orientations différents. C’est comme si l’un déclarait que le soleil existe au moment où il le voit se lever de quelque chose apparemment de la terre, mais peut-être aussi réellement alors que l’autre déclare que la lune existe.
Ces deux visions ne sont pas étrangères à celles de l’esprit de la culture wolof et de la culture sérère du Sénégal, comme aussi chez les peulhs et les toucouleurs du Sénégal. Je ne connais pas le terme dans les autres langues, mais je crois que je pourrais les connaître ultérieurement pour un espace plus large. Pour dire que la chose nommée argent ou vérité existe, le wolof dit que cette chose nommée argent « amna » et  le sérère dira que cette chose nommée vérité « a jiga ». Les deux termes sont logiquement et linguistiquement équivalent et signifie « avoir ». Ce qui existe donc pour le Wolof comme pour le sérère c’est ce qui est en possession de quelque chose qui constitue son avoir, sa propriété exclusive ou partagée naturellement ou socialement et historiquement, par exemple par l’éducation et  notamment la conception de l’existence. On voit sans doute l’harmonie entre ces quatre esprits autour de la même réalité, leur lien logique et matériels nécessaires. Comme on peut lourdement et gravement se tromper en prenant toutes les mesures que les humains particuliers pourraient composées pour les choses à partir de sa propre intimité, j’essayerais ultérieurement de rendre plus claire cette convergence de vue culturelle et philosophique. Il ne s’agit comme certains pourraient le penser déjà, de chercher à dire que cette convergence sans concertation est suffisante dire que la part de l’esprit universel chez tous les humains dans le monde voit l’existence partout sous le même visage, dans les mêmes parures, dans les mêmes comportements. Mais cela suffit pour penser un fondement politique universel dans la surveillance de l’existence et dans le Métier de berger. Si l’esprit de l’homme en des points si éloignés de l’étendue du monde voit, sentent, entendent, pensent l’existence en s’accordant quelque part et sur quelque chose d’essentiel parce que de base, il se pourrait qu’un diagnostic universel du Métier de berger soit concevable...