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lundi 24 mai 2010

Afrique : toute crise est en même temps un appel de la mort et de la renaissance


1. Ce que nous trouvons dans chaque forme particulière de crise

Il y a crise lorsque soudainement ou de manière prévisible et attendu parce que conforme à la marche de son histoire, une ou un contingent de forces de déstabilisation font irruption dans son corps ou dans son territoire en y attaquant de manière sévère ou profonde et grave, les bases de sa constitution ou de son fonctionnement ou de ses relations et le précipitent dans un état inconnu et indésirable caractérisé par le déséquilibre ou la stagnation ou même la mort.

2. Des causes de chaque forme particulière de crise

La crise est toujours due à un désaccord, un conflit entre un gardien de l’ordre et un agresseur venu de l’extérieur et d’un monde inconnu avec des propriétés inconnues. Il y’a crise dans l’espace individuel ou collectif parce que les forces qui assuraient la sécurité de l’espace ont été surprises et vaincues par l’envahisseur. En ce sens dans la médecine, la persistance du Sida est une période de crise, de mise en échec relative de la médecine. En d’autres termes encore, il ya crise quand il n’y a plus adéquation ou plus précisément quand il y a une inadéquation manifeste, grave ou légère , pathologique ou dans l’ordre des choses, entre ce qui est là posée dans la nature ou dans la culture, dans la pensée ou dans l’action, et ce qui fait son entrée dans l’espace ordonné. Dans tous ses domaines, le principe de la crise est invariable : elle éclate toujours dans un sens pathologique ou normal conforme aux lois de l’évolution, lorsque l’ordre actuel qui gouverne le corps naturel ou l’organisme naturel ou artificiel dans l’action ou dans la pensée, rencontre quelque chose qu’il est incapable de digérer parce que inconnue de son estomac, quelque chose qu’il est incapable de comprendre et donc de dépasser. C’est pourquoi le moment de la crise est toujours un moment d’angoisse et de peur voire de désespoir.

3. L’appel des forces de réserve de la vie

Aucun être vivant, ni animal ni parmi les hommes ou parmi les peuples ou parmi les Etats ne se laisse détruire sans rien faire : c’est une leçon de Spinoza très facile à expériementer. C’est pourquoi aussi toute crise est un appel à une mobilisation exceptionnelle des forces de réserves de la vie individuelle ou de la vie sociale. L’adage le dit : « nul ne se connaît tant qu’il n’a pas souffert »C’est pourquoi aussi les temps de crises sont les moments de naissance de la lâcheté et de l’héroïsme des individus et de peuples, leur stupidité ou leur génie, leur volonté de vivre et de vivre libre ou leur penchant pour la mort ou l’esclavage. En effet, si la crise peut emporter sa cible dans sa volonté d’anéantissement, l’organisme naturel ou artificiel est rarement dépourvu des moyens de sa défense contre les agressions, mais cette puissance de contre attaque peut ne pas être opérationnelle et demeurer en puissance en attendant des forces de catalyse qui la réveillent. C’est pourquoi la grandeur des hommes et des peuples et des Etats n’est pas seulement à évaluer dans l’étendue de leur territoire, dans les ressources naturelles de ce dernier, dans le nombre des sa population ou dans les ses forces intellectuelles et physiques, mais dans sa capacité à réveiller et à mobiliser ses forces de réserves pour combattre. Les exemples ne manquent pas dans l’histoire des individus et dans celles des peuples. Je me souviens de ce réveil d’un médecin qui dans une émission télévisé racontait sa sortie sa sortie de coma : « J’étais dans le coma depuis des jours. Aucun de mes collègues ne s’attendait à mon réveil. Et puis mes étudiants sont venus et l’un d’entre eux a pris ma main dans sa main en me disant « professeur, il ne faut pas mourir nous avons encore besoin de vous. J’ai sent en moi s’ouvrir une nouvelle source d’énergie vitale et de vie et j’ai rouvert le regard sur le monde duquel j’étais déjà très éloigné ».La fonction essentielle et originelle de l’art politique consiste justement en cela. Dans chaque homme et dans chaque peuple surtout, il existe toujours un pouvoir actuel ou virtuel de dépassement de soi et des circonstances extérieures.

4. Les obstacles du réveil et de la mobilisation des forces de réserve et de l’anticrise

La crise est toujours la marque d’un vieillissement d’une phase ou d’une étape dans le parcours de l’histoire. C’est pourquoi aussi chaque crise est un appel à la mort et à la renaissance. Toute crise appelle la mort de quelque chose et la naissance de quelque chose de nouveau ou la reconquête de quelque chose d’ancien et de perdue plus efficace contre les agents de la perturbation de l’ordre. Ces agents de la perturbation existent dans le domaine épistémologique selon Gaston Bachelard, à l’extérieur dans le champ d’exploration du savant et dans la vie individuelle du savant lui-même et ces obstacles internes de la recherche scientifique et du progrès de la science sont plus redoutables parce que plus durables et plus difficiles à vaincre et plus aptes à masquer la vérité que les premiers.

5. Des obstacles internes et externes des crises dans les Etats africains

Dans le domaine de l’action politique aussi, à la suite de Bachelard, nous pouvons distinguer des obstacles externes et des obstacles internes et considérer que les seconds sont de loin les plus profond et graves et difficiles à vaincre .Les obstacles externes dans l’histoire des Etats de l’Afrique sont l’ensemble de toutes les forces anciennes et actuelles qui agissent négativement sur eux. Dans ces obstacles extérieurs, on peut aussi classer toutes les autres contraintes de naturelles. Les obstacles internes sont à rechercher dans une conception du monde et dans une conception de la vie, du pouvoir individuel et du pouvoir politique, dans des valeurs, des modèles, et des croyances qui structurent des attitudes et des comportements nocifs pour la vie pour la vie individuelle et la vie collective, parce qu’empêchant à la vie de concevoir rationnellement les questions dans les champs de ses divers problèmes et de leur envisager une ou des solutions rationnelles, efficaces, générales ou au moins très étendues et durables.

6. Nécessité de la mort pour la renaissance

Au sein des Etats et des sociétés africaines, quelque chose a beaucoup vieilli et sa survie constitue un danger imminent pour ceux qui y vivent actuellement mais surtout pour les générations du future : l’Afrique et les africains peuvent bien voir et ont sans doute tous vu que notre belle et chère Grand-Mère est malade quelque part et qu’en ces partie de son corps et de son esprit, elle doit accepter de mourir pour voir y renaître quelque chose de plus belle et de plus efficace pour réveiller sa puissance et assurer sa survie dans le monde, dans la liberté et dans l’indépendance. Mais si quelque chose a vieilli en Afrique et doit nécessairement mourir, dans le reste de l’organisme général à la fois naturel et artificiel qu’est le monde dont l’Afrique n’est qu’un membre, il y a beaucoup d’autres choses qui doivent également mourir.



Ainsi parla Adolph Hitler aux SA et Heinrich Himmler aux généraux SS!

"Tout ce que vous êtes,vous l'êtes à travers moi;tout ce que je suis,je le suis seulement à travers vous",in Annah Arendt,Les origines du totalitarisme,p.636.

Les S.A en Allemand"Sturm Abteilung" désignent des "Sections d'Assaut".Elles sont fondées  en 1920 par Ernst Röhm. Leur mission était double:un service d'ordre pour protéger les réunions du Parti Nazi de Hitler et des sections d'attaque et d'agression pour perturber les réunions des communistes et des socialistes. Ils portaient un uniforme et ont les appelait à cause de l'apparence de cette uniforme et sans doute aussi de leur tâche sombre: les "chemises brunes". C'est avec les S.A. que Hitler tenta son putsch à Munich, en novembre 1923. Les  S.A. recrutèrent parmi les chômeurs. Ils sont au nombre de 400.000 en Allemagne au début de 1933 lorsque Hitler arrive au pouvoir. Conçues dans la terreur et pour la terreur contre l'ennemi,ils font régner une terreur particulière à travers tout le pays dans le but d'intimider et de tenir en silence les militants de la gauche allemande et des syndicats. Les SA trouveront un autre boulot à leur mesure à partir de 1933: la première campagne d'extermination des Juifs.


« Ce sujet doit être abordé entre nous en toute franchise, mais nous n'en ferons jamais mention en public. Je veux parler de la liquidation des Juifs, de l'extermination de la race juive. C'est une question dont il faudrait pouvoir parler librement : les Juifs doivent être exterminés. C'est notre programme et nous devons l'appliquer. »

Heinrich Himmler, discours prononcé le 4 octobre 1943 devant les généraux S.S.
Sources:
http://pagesperso-orange.fr/dd.natanson/SA_SS.htm
http://www.deathcamps.org/reinhard/himmlerstory.html

Annah Arendt:"La génération du front" ou l'action incessante dans le cadre de la nécessité


Tels étaient les instincts antihumanistes, antilibéraux, anti-individualistes et anticultureles de la génération du front ,qui faisait un éloge brillant et spirituel de la violence, de la puissance et de la cruauté…Pour eux, la violence, la puissance ,la cruauté étaient les qualités suprêmes de ces hommes qui advient définitivement perdu leur place dans l’univers et qui étaient trop fiers pour appeler de leurs vœux une théorie du pouvoir qui les réintégrerait dans le monde, en toute sécurité. Ils se satisfaisaient d’être les partisans aveugles de tout ce que le a société respectable avait banni, sans considération de théorie ou de contenu, et ils élevaient la cruauté au rang de vertu cardinale parce qu’elle contredisait l’hypocrisie humanitaire et libérale de la société. Si nous comparons cette génération aux idéologues du XIXe siècle avec lesquels elle semble avoir tant en commun, la différence fondamentale est le surcroit d’authenticité et de passion. Ils avaient été plus profondément par la misère, ils se souciaient davantage des angoisses et étaient plus vivement blessés par l’hypocrisie que ne l’avaient été tous les apôtres de la bonne volonté et de la fraternité...Ces gens se sentaient attirés attirés par l'activisme prononcé des mouvements totalitaires,et par l'accent que mettaient ceux-ci,de façon curieuse et en apparence seulement contradictoire,à la fois sur le primat de l'action pure et sur la force écrasante de la pure nécessité. C'est cette combinaison qui correspondait précisément à l'expérience qu'avait de la guerre la "génération du front":une activité incessante dans le cadre d'une fatalité écrasante.
De plus,l'activisme semblait fournir de nouvelles réponses à la vieille et encombrante question:"qui suis-je?",qui, en temps de crise,se pose toujours avec une insistance redoublée.Si la société maintenait maintenait:"tu es ce que tu sembles être",l'activisme de l'après-guerre répliquait:"tu es ce que tu as fait".Après la seconde guerre mondiale,Sartre reprit cette réponse en la modifiant légèrement:"tu n'es rien d'autre que ta vie"(Huits clos).

Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme, troisième partie, « le totalitarisme », traduction de Jean-Loup Bourget, Robert Davreu et Patrick Levy, Ed. Quarto-Gallimard,pp.642-643.



Hannah Arendt:Les mouvements totalitaires


Les mouvements totalitaires sont des organisations de masse d’individus atomisés et isolés. Par rapport à tous les autres partis et mouvements, leur caractéristique la plus apparente est leur exigence d’une loyauté totale, illimitée, inconditionnelle et inaltérable, de la part de l’individu qui en est membre. Cette exigence est formulée par les leaders des mouvements totalitaires avant même qu’ils ne prennent le pouvoir. D’ordinaire, elle précède l’organisation totale du pays sous leur autorité effective et découle de la prétention de leurs idéologies à englober, en temps voulu, dans leur organisation, l’ensemble du genre humain. Cependant, la domination totalitaire n’a pas été préparée par un mouvement totalitaire (telle fut le cas par exemple en Russie par opposition à l’Allemagne nazie),il faut organiser le mouvement après coup ,et créer artificiellement les conditions de son développement, afin de rendre tout à fait possible la domination totale. On ne peut attendre une telle loyauté que de l’être humain complètement isolé qui, sans autres liens sociaux avec la famille, les amis, les camarades ou de simples connaissances, ne tire le sentiment de posséder une place dans le monde que de son appartenance à un mouvement, à un part.

Hannah Arendt, Les origines du totalitarisme, troisième partie, « le totalitarisme », traduction de Jean-Loup Bourget, Robert Davreu et Patrick Levy, Ed. Quarto-Gallimard, P.636.

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lundi 26 avril 2010

Cinquante ans d'indépendance:la récurrence des conflits et des violences ethniques est-elle une fatalité inhérente à la condition africaine?


La question est posée dans Le Débat sur France24.

« La récurrence des conflits et des violences ethniques en Afrique ,50 après l’accession de ses Etats à l’indépendance est-elle une fatalité inhérente à la condition africaine ?
1. d’abord qu’est-ce que la violence ?



J’aurais peut-être dû passer par un dictionnaire pour une définition plus académique et universelle du concept de violence. J’ai choisi de le présenter selon mes propres mots. Selon notre compréhension, il y a violence lorsqu’une source quelconque produit une énergie de nature déterminée et la décharge intentionnelle ou non par dans une action déterminée par un canal approprié sur une cible localisée et positionnée dans un espace en vue d’atteindre quelque chose en elle et d’agir en elle de manière hostile en produisant des effets susceptibles de la faire souffrir, de la mettre ou de la maintenir dans un état déterminé, de la contrôler, de lui empêcher de mener une certaine action, de modifier son existence ou de la supprimer tout bonnement.

2. Où retrouve-t-on cette violence ?

En ce sens, la violence peut s’observer chez les animaux comme chez les hommes. On peut voir en effet deux chiens qui se découvrent soudainement déployer et décharger cette énergie hostile l’un sur l’autre sans que l’on ne voie un objet concret qui pourrait être la cause de ce comportement. Dans cette situation, les deux chiens se tiennent à distance l’un de l’autre et chacun devient très menaçant. Entre les deux qu’est-ce qu’il y a s’il n’ya pas par exemple un morceau de viande à disputer ? L’espace. Chacun des deux acteurs semblent se tenir dans un territoire dont il défend l’accès à l’autre. Nous pouvons voir la même attitude entre un chien et un chat. Ce fait est aussi visible chez les moutons. Je l’ai vu entre les vaches d’un même enclos et entre des vaches et des taureaux d’enclos différents. J’ai vu cette relation conflictuelle et de violence chez les vautours : dans une meute de vautour autour d’un cadavre de vache, un grand vautour qui attaqua un vautour plus petit et l’éloigna du cadavre pendant très longtemps après plusieurs tentatives de retour du plus petit vers le banquet. Dès le bas âge on voit cet instinct de violence et de destruction s’exprimer chez l’enfant qui la décharge sur certains objets ou sur certains animaux ou sur certaines personnes de son entourage y compris ses proches parents. C’est cette phase de son développement que Freud appelle phase sadique.


On peut donc conclure : La violence fait donc partie des choses les mieux partagée par la nature chez les animaux et chez les hommes comme elle est dans la foudre du ciel et dans le séisme de la terre.

3. La violence est aussi culturelle chez l’homme

Ce n’est pas l’homme qui a créé donc le conflit et la violence au sein du monde, dans l’environnement naturel et dans les êtres vivants au sein de cet environnement. Mais si la violence est une chose naturellement partagée entre les animaux et les hommes, il existe une violence culturelle exclusivement humaine. Dans presque toutes les sociétés du monde, il existe en effet deux types de violence : une violence supposée condamnable et condamnée et une violence socialisée supposée légitime et acceptée. La circoncision ou l’excision et d’autres pratiques sociales sont des formes de violences socialisées et légitimées. La violence étatique fait partie de cette violence culturelle et constituerait le fondement même de tout Etat selon Max Weber à la suite de Trotski : « Tout Etat repose sur la force » et « L’Etat est le monopole de la violence légitime »

4. La question générale sur les conflits et les violences de toutes natures chez les hommes

La question du Débat de France24 mérite d’être posée et ne manque pas de pertinence dans le cadre du cinquantenaire des indépendances des Etats africains. Car au départ de la création de la société et de l’Etat selon Thomas Hobbes et même Rousseau, était, ne serait-ce que théoriquement, l’intention de gérer les conflits et les violences potentielles et effectives entre les hommes et entre les hommes et les institutions sociales et étatiques, mais aussi de gérer les violences en provenance de l’extérieur. En plus, si l’Etat est partout où il apparaît tel que le présente Max Weber et d’autres, la puissance institutionnelle qui revendique le droit de monopoliser la violence, il est partout responsable de toute violence particulière entre les individus et entre les individus et les institutions sociales. On peut donc légitimement affirmer que si les conflits et les violences n’ont pas cessé, ou n’ont pas été tempérés ou se sont aggravés en Afrique durant les 50 premières années d’indépendance des Etats de ce continent, c’est que quelque part, ils n’ont réussi une mission fondamentale. Mais s’agit-il pour autant d’une fatalité inhérente à la condition africaine ? Si l’Afrique n’est pas le seul champ des conflits et des violences de diverses natures entre les hommes, entre les hommes et leurs institutions, ne devrait-on pas plutôt se demander : la persistance voire l’aggravation la complexité des conflits et des violences entre les hommes au sein des Etats et entre Etats sont-elles une fatalité inhérente à la condition humaine ?

Pour répondre à cette question, il importe de résoudre la suivante : quelle est la condition de l’homme dans le monde en général et particulièrement celle de l’homme dans les Etats africains avant, durant et après la colonisation ?

samedi 16 janvier 2010

Philippe Couve et Anne-Laure:questions sur l'Afrique, 50 ans après les indépendances













Philippe Couve   a publié le 13 janvier 2010 à 15 heures 00mn, un sujet d’enquête participative proposé par sa collaboratrice Anne-Laure et dont l’intitulé est:"Indépendances africaines,50 ans après :vos témoignages."n

Nous avons transposé le sujet dans ce blog pour vous permettre de vous exprimer ici ou d'aller vous exprimer à atelier des médias:

Ici comme là bas dans la page de Anne-Laure,nous apportons notre contribution théorique.Mais au-delà de notre contribution théorique que nous voulons la plus objective possible sans oublier nos inclinations subjectives,nous apportons aussi en tant que sénégalais et africains se préparant à une future citoyenneté mondiale, notre contribution pratique dans la construction de notre indépendance non pas seulement en tant qu'État, mais en tant qu'homme tout court sur la terre.C'est ce désir de contribuer à l'éclairage du passé, du présent et du devenir de l'homme qui est la raison d'être en effet de l'Association Architecte du Bien (AAB) engagée dans la conception, dans la réalisation et dans la défense d'un monde où le bien serait parttout l'horizon des individus et des peuples au lieu d'apparaître comme le lieu et le temps de la catastrophe finale,dans le domaine de la santé,de l'éducation, de l'environnement,des Droits de l'Homme,de la culture,de l'économie et dans d'autres.




Dans la vie d’un homme comme dans celle d’un peuple ayant formé un Etat, l’indépendance est toujours le produit d’un combat qui s’achève théoriquement par la victoire d’un dominé sur un ancien dominateur , ou au moins ,par la reconnaissance chez l’ancien dominé d’une certaine égalité naturelle ou historique prouvée dans la raison ou dans l’action qui lui confère désormais un statut nouveau :celui de ne plus faire dépendre son existence, ses succès et ses échecs à un quelconque maître, ni parmi les hommes ni parmi les dieux. 




Celui demande son indépendance à celui qui lui en prive parle ainsi aux hommes et aux dieux : rendez-moi mon existence pour que je devienne le seul responsable de ce qui pourrait m’arriver demain.

Le pont de départ pour une évaluation objective et rationnelle d'une indépendance est celui de la détermination du champ d'action et de responsabilité du sujet.Autrement dit, il faut commencer par circonscrire avec une éthique stoïcienne,ce qui dépend du sujet indépendant et ce qui ne dépend ni de la volonté, ni des savoirs,ni des savoirs faire ou des savoirs être de l'acteur, mais d'une autre puissance en dehors de son pouvoir de contrôle.

Pour évaluer donc l’indépendance durant une période de son histoire, il paraît donc nécessaire de savoir de quoi un État est-il responsable ?De quoi un peuple et ses différentes composantes sociales professionnelles, économiques, religieuses, intellectuelles sont-elles responsables dans l’indépendance, de quoi les princes et les gouvernants sont-ils responsables, mais aussi de quoi l’ancien dominateur peut-il être encore responsable ou au moins coresponsable tout en feignant d’avoir brisé les chaînes alors qu’elles ne sont que relâchées quand elles ne sont pas plus féroces lorsqu’elles sont devenues invisibles dans les mains, ou dans les bottes ou dans les canots, et ailleurs.


En principe,tout ce qui dans la vie d'un homme et d'un peuple ou d'un État ne dépend pas de la nature ou de la puissance d'un autre dominateur, dépend de l'homme lui-même.

Donc:


-L'homme ou le peuple ou l'État ou le prince libre est entièrement responsable de ses choix et de ses actes dans les domaines de la santé, de l'éducation, de l'environnement culturel et social, de la situation politique, des moeurs,des comportement, et de beaucoup d'autres caractéristiques des paramètres de son existence.
Je suis sénégalais né au Sénégal quelques mois avant le 04 avril. Tout le monde sait qu’hier comme aujourd’hui, il est plus difficile de lutter dans la période de la domination que sous la période de la libération car, il y’ a toujours dans la mentalité des dominés un sentiment qui structure leurs relations politique :un sentiment d’égalité parfaite entre eux et qui résulte du fait qu’ils sont tous dominés ou qu’ils l’ont tous été et ce sentiment qui ne s’efface que très longuement et dans les fortes consciences qui est que le dominateur est toujours encore plus fort.


S’il est toujours vrai ou susceptible d’être vrai que celui qui triomphe par l’épée périt de l’épée, il est partout vrai que celui qui ne veut point mourir de l’épée doit nécessairement chercher à se défendre de l’épée même s’il n’a pas l’intention de faire la guerre.


C’est pourquoi à mon avis, la première et la plus urgente de toutes les tâches et la plus lourdes de toutes les responsabilités que peut endosser un peuple ou un prince et leur État sortant ou ne sortant pas de la domination est de s’instruire aux sciences et aux arts qui permirent à ses dominateurs ou à d’autres dominateurs de vaincre et de trouver d’autres moyens et méthodes plus performants que le dominateur sinon de le dépasser dans ce dont il est l’inventeur.




D’autres trouveraient peut-être que la variable économique serait plus pertinente pour évaluer les 50 premières années de l’indépendance de l’Afrique et de ses Etats. Pourquoi ne pas prendre les droits de l’homme ?



Cette question peut être résolue de manière objective par tout observateur dont la seule motivation est de contribuer à l’éclairage de la réalité en général ou d’un fait particulier. En effet, on peut bien comparer les taux de réussite aux différents examens et concours organisés dans un Etat pendant une période déterminée.
On peut comparer le taux des mentions très bien, bien, assez bien et passable sous Senghor et sous Abdou Diouf et sous Abdoulaye Wade comme on peut le faire au Burkina Fasso entre Thomas Sankara et Blaise Compaoré. Cette étude peut-être faite sur toutes les aires de la domination d’hier. Je ne parlerais que de ce que j’ai vécu car les faits sont toujours plus sûrs comme point de départ même s’ils peuvent n’être qu’apparents ou insuffisants. Il n’est pas prudent de parler d’un fait présenté à la télé ou à la radio ou dans un autre média. Etant sénégalais et n’ayant jamais voyagé en dehors du Sénégal, je ne parlerais donc que du Sénégal, mais bien de ce que j’ai vécu et continue à vivre, sans nier qu’un autre puisse voir le contraire. Ce n’est pas seulement aussi parce que j’ai observé le fait qui date de longtemps que je me propose d’inscrire ma contribution dans sa sphère.


Si j’en parle c’est parce que pour moi, c’est fondamental, puisque le domaine du fait est stratégique selon une voix qui alerte l’ancien dominateur d’un signe de décadence dans sa puissance : Jean Michel Béhar, membre de la communauté « la gauche moderne » à Over-blog estime que «… C’est donc le premier devoir du monde politique français de préserver notre enseignement supérieur pour assurer simplement l’avenir de notre pays. »

L'avenir de notre pays c'est aussi des femmes et des hommes formés à leur profession,dévoués à leur métier,ouverts,disponibles et qui savent servir sans toujours attendre quelque chose de la part du servi.C'est cette éthique que nous avons rencontrée à la Gouvernance de Dakar.











Madame Baty Ndiaye,Bureau des Association,Gouvernance,remettant le numéro du Bordereau d'Envoi vers la préfecture de Guédiawayes au président de AAB,le jeudi 21 janvier 2010.
Sénégal:50 ans après les indépendances,beaucoup de choses à faire et à refaire sans doute.Mais notre pays n'est pas aussi mauvais et aussi en retard que nous le pensons et le disons très souvent. Bien sûr la situation économique est très difficile et ses conséquences sont énormes.
Malgré tout, tout au long du processus de reconnaissance de notre association (Association Architecte du Bien /AAB),nous avons rencontré dans la chaîne concernée de l'Administration,du commencement jusqu'à la fin,des agents responsables,ouverts et disponibles.Ces fonctionnaires de l'Etat,sont pour nous aussi des architectes du bien nécessaires à toute société,à tout Etat et à toute nation.





lundi 11 janvier 2010

Quand la petite enfance proteste et rappelle une leçon d'histoire aux lycéens et à tout les peuples


Que s'est-il passé au Sénégal un certain 11 janvier ?Si tout le monde a oublié,ils n'ont pas oublié:des centaines d'élèves venus des écoles primaires.
Ils ont réussi sans violence,ils étaient nombreux mais ils ont été sages,très sages mêmes.Voir la védéo (titre:11 janvier...11 janvier 2010 au Sénégal) à http://atelier.rfi.fr/


Quand la petite enfance se souvient de ce que ses pères,ses maîtres,ses prêtres et ses marabouts ne lui a pas enseigné parce que ne l'ayant jamais su ou vivant comme s'il ne l'ont jamais su,il faut beaucoup aller loin au-delà du phénoménal pour entendre et voir la grande et belle leçon d'histoire de ce matin.Que dit-elle?Je ne sais pas ce que les autres entendent,mais moi j'entends un Législateur haut perché me dire:"Tant que la cité et le monde ne seront pas gouvernés par les enfants,la terre ne vivra que de mal en pire"