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dimanche 7 novembre 2010

Edith Stein affirme que "La philosophie veut la vérité la plus large et la plus certaine possible."qu'en pensez-vous?

 SUJET : Que pensez-vous de cette affirmation d’Edith Stein : « La philosophie veut la vérité la plus large et la plus certaine possible. » ?
INTRODUCTION
Proposée par M. Samba Gnane

Une théorie ou une « vérité » peut être dite  « plus large »qu’une autre lorsqu’elle contient cette dernière. Ainsi, par « vérité la plus large » on peut comprendre la vérité qui contient le plus grand nombre de vérités plus petites qu’elle et pour lesquelles elle est une vérité générale ou englobant leur contenu. La grandeur ou l’étendue de la vérité ou d’une vérité peut aussi se comprendre ou se déterminer par le nombre de phénomènes naturels ou culturels que cette vérité peut expliquer objectivement ou permettre de comprendre subjectivement. En ce sens nous pourrons soutenir que la philosophie cherche à atteindre « la vérité la plus large », c’est-à-dire la vérité qui permettrait de comprendre l’unicité dans la diversité des cultures humaines, les différentes individuelles au sein des familles de choses et d’objets ou d’êtres vivants qu’elle étudie, par exemple «la vérité la plus large », ou l’essence ou la nature de l’homme qui se réalise imparfaitement, partiellement et différemment dans les hommes historiques particuliers que sont les peuples et les individus isolés au sein de ces peuples. Car, pour la philosophie, la nature de la chose, ou la « chose en soi » encore appelée « chose en elle-même », est ce qui contient dans le monde intelligible des idées, tous les aspects historiques possibles et jamais totalement réalisés de cette nature. Autrement dit encore, la philosophie cherche une cause ou un nombre fini de causes pour expliquer un fait dont les apparences historiques sont infinies. Pour atteindre cette « vérité la plus large »qui vit éternellement au-delà des choses mortelles qui le représentent imparfaitement dans le monde sensible, en un lieu que les sens  ne peuvent pas atteindre, la philosophie mobilise son agent de recherche préféré, à savoir la raison qu’elle croit être faite pour retourner vers la vérité ultime si elle s’appuie sur ses principes naturels qui structurent sa logique. Ainsi, elle produit une vérité formelle évidente, notamment dans la logique formelle d’Aristote, dans laquelle la vérité sort d’un ensemble de relations logiques nécessaires entre les concepts et les propositions. C’est ce choix de la forme de la vérité qui assure aussi à la vérité philosophique est fondement théorique assez ferme et c’est cette forme de vérité qui autorise à dire que la vérité philosophique est une vérité « certaine » dans sa genèse ou dans sa production. Mais suffit-il de parler sans contradiction interne dans le discours pour s’assurer de la contradiction entre la pensée et les faits ? Si le rapport du discours avec lui-même est digne de confiance, peut-on en déduire le rapport entre le discours et ce dont il traite dans l’histoire ? D’autres part, si la science a hérité le culte de la transparence et de la rigueur dans la formation des concepts et dans la démonstration, et qu’en plus de cette vérité formelle qu’elle produit, elle entre en lutte avec les faits pour voir si sa pensée les capture et les neutralise ou non, ne peut-on pas dire que la science est la connaissance la plus certaine parmi celles qui poursuivent les lois générales qui gouvernent les faits observables par les sens et d’autres qui échappent à la puissance et à la vigilance des sens ?La religion et la foi ne peuvent-elles pas aussi prétendre être des voies qui mènent, par la révélation, vers les vérités les plus hautes et les plus sûres que l’homme peut espérer atteindre durant son séjour sur terre ?
Il s’agira pour nous, de montrer dans quel cas la définition d’Edith Stein est juste et dans quelle condition nous sommes fondés à relativiser la justesse de cette proposition.



jeudi 28 octobre 2010

SUJET:Dans quelle mesure peut-on dire que la philosophie est amour de la sagesse?





"Pythagore est un grand philosophe et mathématicien de la Grèce Antique. Il est né dans la première moitié du VIème siècle avant Jésus-Christ, dans l'île de Samos en Ionie.
Pythagore s'installe à Crotone en 529 avant JC. Dans cette ville, il fonde une école de mathématiques et de philosophie et eut de nombreux adeptes. Il aurait beaucoup voyagé et se rendit entre autre en Crète, en Perse et en Égypte. Il se serait arrêté à Milet, où il aurait été élève de Thalès. Il a inventé le mot "philosophe" pour se qualifier lui même. Mort aux environs de 500 avant Jésus-Christ à Métaponte. Pythagore est resté célèbre pour avoir démontré une relation dans le triangle rectangle, le fameux théorème de Pythagore. Sa devise était "tout est nombre".

INTRODUCTION
Proposé par
Samba Gnane
Le mot philosophie est formé de deux mots grecs « philo » et « sophos » qui veulent dire respectivement « amour » et « sagesse » dans la langue française. En conséquence, il est logique et légitime ou encore juste de dire que l’origine linguistique du mot autorise à dire que la philosophie est une déclaration amoureuse faite à la sagesse. Mais par qui et dans quelles circonstances de la vie extérieure et de la vie intérieure des hommes qui l’inventèrent étant claire qu’elle est produit culturel ?Si le mot sagesse veut dire science ou capacité intellectuelle à donner une explication objective et rationnelle ou subjective à ce qui est déjà arrivé, à ce qui se produit ou à ce qui pourrait se produire en mettant en évidence les lois qui gouverne le fait dont on parle, peut-on dire que la philosophie détient le monopole de l’amour de la connaissance ?La science en œuvre dans ses diverses formes et secteurs du réel supposé connaissable n’est-elle pas aussi l’œuvre de la conscience et de la raison humaine consciente d’un manque de savoir et ivre d’un désir de dépasser son ignorance au sujet de l’existence du monde et au sujet de l’existence humaine au sein de ce monde naturel qu’il ne cesse de transformer par le travail ? Autrement dit, dire que la philosophie est amour de la sagesse est une vérité universelle, mais une vérité insuffisante pour distinguer l’activité philosophique parmi d’autres.
Si cette définition ne permet pas de distinguer clairement le visage de la philosophie dans l’ensemble des productions théoriques des hommes qui visent à éclaircir ce qui existe et ce qui pourrait exister et ce qu’il faudrait faire en vertu de l’ordre des choses pour ne pas se surprendre par les évènements, par quel autre signe unique ou groupes de signes pourrait-on encore la distinguer, c’est-à-dire la définir en précisant ce qu’elle est toujours, ou ce qu’elle n’a jamais été, ce qu’elle n’est pas non plus aujourd’hui, et ce qu’elle ne serait jamais demain sans descendre de la route originelle sur laquelle s’engagèrent ses fondateurs ?




mardi 9 mars 2010

Sujet:Peut-on dire que la société est créée pour rendre l'individu plus fort?

INTRODUCTION

Dans les premiers jours de sa naissance, le petit de l'homme ne dispose presque d'aucun pouvoir.Il n'a aucun pouvoir particulier émanant de son corps.Il n'a aucun pouvoir émanant de son esprit.Pendant des années il est presque exclusivement sous la dépendance totale de son entourage,contrairement à beaucoup d'autres êtres vivants qui n'ont besoin de l'assistance de leurs semblables que durant quelques mois,rarement des années parce que retrouvant presque le même pouvoir que les autres après quelques mois au sein du monde,puisque ce pouvoir est logé totalement en eux par la nature et s'éveille sans avoir besoin d'être excité ou éduquer.Mais tout au long de son séjour avec ses semblables, nous voyons que le petit de l'homme est instruit,est entraîné et découvre dans son corps et dans son esprit des compétences qui ne se manifesteraient point en lui s'il avait été isolé de ses semblables dès sa naissance.En effet, il ne suffit pas de naître d'un père et d'un mère hal pulhar pour parler le peulh ou le toucouleur.De même, il ne suffit pas d'avoir une tête d'homme pour retrouver dans cette tête les compétences nécessaires pour sésoudre un problème de mathématique.L'exemple des cas d'enfants sauvages rééduqués par le médecin français Jean-Itard est une des preuves matérielles ou historiques qui met en évidence ce que les divers pouvoirs de l'homme doivent à leur commerce avec leur semblable.Si l'homme devient fort, il tient cette puissance moins de la nature que de l'éducation qu'il reçoit au sein de sa société.En ce sens, il est légitime de dire que la société ait rend l'individu plus fort comparé à ce qu'il serait s'il était isolé de ses semblables.Mais la société n'est-elle pas une source de contrainte?L'inidivud qui intègre et assimile les lois, les normes, les valeurs et les modèles de sa société et qui est sous le contrôle d'un pouvoir public impersonnel,peut-il encore concerveiquer ou revendcette liberté qui voudrait pouvoir tout dire et tout faire en tout domaine et à tout moment?Peut-on dire que partout la création de la société a augmenté la sécurité de l'individu?Ne peut-on pas voir dans quelque société que la présence de d'autrui est plus aliénante qu'elle ne libère et inspire confiance et sécurité,puisque l'autre peut apparaître comme celui qui confisque ce qui est légitimement à moi, que l'autre est plus prompt à tuer son semblable que la nature sauvage?
Il y a donc lieu de se demander si la société est une source de renforcement de l'individu ou plutôt une source d'affaiblissement.Il s'agit d'une question qui intéresse tout un chacun à présent que chaque vie humine est inscrite dans une société.

mardi 23 février 2010

Y A-T-IL OUI OU NON UNE VOIE UNIVERSELLE POUR INTRODUIRE UN SUJET DE DISSERTATION EN PHILOSOPHIE?


Le plus difficile pour nous autres professeurs de philosophie, n'est pas sans doute de présenter des cours magistraux portant sur les notions du programme.Car dans la plupart du temps il s'agit pour beaucoup d'entre nous de redire passablement ce qu'un penseur appelé Platon ou Socrate ou Sartre ou Nietzsche a eu à dire, à des élèves qui n'en savent presque rien et dont force est de le reconnaître, l'esprit d'analyse et de critique n'est pas tellement exercé dans une culture de consommation passive.On entend souvent dire"monsieur,tel professeur a dit qu'on ne fait pas ceci...qu'on ne fait pas cela dans l'introduction ou dans la conclusion...tel professeur nous a dit que la thèse dans un commentaire de texte,"c'est ce dont parle l'auteur"-ce qui du reste est enseigné par un site ou un blog -sous le couvert(...) de notre Ministère de l'Education Nationale".Ce n'est pas sérieux...Finalement,c'est la confusion totale dans la tête des élèves.D'autres professeurs, sous prétexte que les élèves risquent de réciter un exemple de "corrigé" de dissertation ou de commentaire, s'abstiennent purement et simplement de proposer au moins une ou deux ou trois "exemples" de réflexions personnelles ou de construite avec la participation des élèves un "corrigé" pour une dissertation ou pour un commentaire.S'il ne peut pas exister une correction avec introduction, développement et conclusion pour une dissertation ou un commentaire en philosophie, alors le professeur de philosophie n'a pas sa raison d'être si ce n'est pas simplement la philosophie qui est à supprimée des enseignements évalués.
La plupart des élèves vont à l'examen sans jamais avoir fait en classe une dissertation complète ou un commentaire.
Au finish, durant la fin de l'année, les candidats vont au BAC sans jamais avoir fait suffisamment d'entraînement.Naturellement ce qui doit arriver arrive toujours et arrivera toujours si une certaine méthode d'enseigner la philosophie est perpétuée.A mon avis,il ne s'agit pas d'enseigner ce que Sartre a dit ou ce que Hegel a dit,même si cela est un bagage culturel subjectif qui peut être utile pour débattre.
Nous ne disons pas non plus que les exemples d'introduction ci-dessous sont les meilleurs,mais nous espérons qu'ils peuvent permettre de faire une comparaison avec ce que nous mêmes enseignons et avec ce que d'autres enseignent.
Il ne s'agit pas ici de retenir ce qui est dit, mais surtout comment ce qui est dit est dit ou comment l'esprit rationnel monte ou descend les escaliers vers un but déterminé de manière précise,à une hauteur précise.
Lorsque notre professeur de philosophie,monsieur Mamadou Diallo est arrivé pour la première fois en classe, au Lycée Malick Sy de Thies,il y a de cela plus de 20 ans,il a immédiatement donné un sujet de dissertation.Il y a des élèves qui avaient eu une très bonne note et l'objectivité du professeur s'était confirmé à l'examen.Aujourd'hui quel professeur de philosophie l'aurait fait?Ses propres collègues lui auraient dit ou auraient dit à ses élèves qu'il a tort:c'est la preuve à mon avis que ces professeurs qui pensent ainsi n'ont rien compris à la philosophie, fussent-ils des maîtrisards ou des docteurs.
Il m'arrive même de m'interroger ainsi:ces professeurs qui donnent ces sujets à leurs élèves pour 4 heures auraient-ils terminé leur devoirs et auraient assuré la moyenne?Dieu sait que ce n'est pas évident car PENSER...ce n'est pas RECITER...

Les exemples d'introduction ci-dessous ne sont pas sans doute des modèles parfaits,mais ils peuvent permettre de voir un peu comment on peut faire.L'un des auteurs de ces exemples s'appelle Alain Maréchal
SOURCES: http://www.philagora.net/ et http://www.ac-reims.fr/ avec Alain Maréchal

SUJET1 :Peut-on douter de tout ?

On peut considérer le doute comme inséparable, et même constitutif, de toute véritable entreprise philosophique. De Socrate à Descartes, en passant par les sceptiques, en effet, on retrouve ce doute.

Chez Socrate, le doute est synonyme de critique et de remise en cause de tout ce qui présente comme savoir (définitif). Chez les sceptiques, le doute est une attitude de suspens : on dit que, étant donné la nature (précaire) de l'homme, on ne peut rien affirmer avec certitude, mais qu'on doit au contraire douter de tout. Chez Descartes, on retrouve le même doute radical que chez les sceptiques, mais, avec un mélange du doute socratique : le doute radical sert à ne pas être dupe des opinions ou des faux savoirs; c'est une méthode qui sert à nous purger de nos illusions, et à atteindre la vérité, sans se précipiter.

Mais si le doute nous est présenté comme attitude philosophique par excellence, est-il quelque chose de si positif? La question même de savoir si on peut douter de tout semble entraîner un doute quant à la valeur même du doute. La question semble en effet présupposer qu'il est peut-être exagéré de douter de tout : peut-être une vie humaine n'est-elle pas possible si on se met réellement, dans la vie quotidienne, à douter de tout, car ce serait rester en suspens (cf. étymologie du mot) et donc à la limite se laisser mourir.

En tout cas, se demander si "on peut" douter de tout, c'est sous-entendre que douter de tout est quelque chose qui ne va pas de soi, qui pose problème : que, si ce n'est pas impossible, ce sera au moins difficile.

Il faut donc se demander s'il y a des limites au doute, et cela, au sens à la fois théorique, moral, et politique.

Ce qui reviendra à se demander jusqu'où va la liberté de penser (d'abord au sens théorique, ie, au sens où elle n'entraîne aucune conséquence pratique sur la vie des gens), et aussi, au sens pratique, ie, au sens où cette fois notre doute a des conséquences sur notre conduite et peut-être la société toute entière.

Bref le doute : attitude positive, ou négative? Est-il seulement une attitude théorique, n'ayant de conséquences que pour la cohérence de la pensée avec elle-même, ou bien est-ce une attitude qui a des conséquences pratiques? (selon la réponse, on répond à première question différemment)

Bref : le problème posé par le sujet est double. D'abord, il pose le problème de savoir s'il existe des connaissances indubitables. Ensuite, il pose le problème de la liberté, à la fois intellectuelle et politique, de l'homme.


SUJET 2 : La vérité est-elle soumise au temps


Si on a pris la mauvais habitude de qualifier de “vrai” ou “faux” tout et n’importe quoi (on achète une fausse montre Cartier, avec de la fausse monnaie, on est convaincu de voir au Louvre un vrai Léonard de Vinci), et en particulier des objets, l’usage voudrait qu’on évite de recourir à cette idée lorsqu’il s’agit d’objets, et qu’on le réserve aux jugements : les objets seront alors dits “réels”, ou pas, alors que tel discours, tel propos, telle connaissance seront dits “vrais” ou “faux”. Si cela permet d’ordonner un peu nos propos, néanmoins ce n’est pas suffisant. En effet, la vérité est définie selon deux critères qui ne sont pas toujours simultanément respectés : tout d’abord, est vrai un discours qui est conforme à ce dont il parle. Ensuite, ce qui est vrai ne peut pas être faux. En effet, la vérité est conçue comme étant éternelle : ceux dont les propos se contredisent tout le temps montrent par là que, soit ils ne possèdent pas la vérité, soit ils mentent. Ainsi, dans l’idéal, la vérité serait un discours semblable à la réalité, valable éternellement. Le problème, c’est que la manière dont nous pensons et disons la vérité n’est pas conforme à la définition qu’on en donne, à tel point qu’on peut être amené à remettre en question l’éternité et le caractère absolu de la vérité, pour la considérer finalement comme soumise au temps. Tout d’abord, on va le voir, si la vérité change, c’est bien parce que la réalité elle même dont elle parle change aussi, et que nos discours doivent bien suivre ce mouvement. On verra que c’est ce qui caractérise ce premier degré de vérité qu’est l’opinion. Mais si la vérité change, aussi, c’est parce que nous mêmes évoluons dans nos connaissances, et que celles ci interagissent de telle manière que certaines sont parfois remises en question. C’est là le travail essentiel de la science. Enfin, nous pourrons confronter ces manières dont nous sommes concrètement en quête de vérité à l’idéal de vérité, qui demeure l’éternité.

SUJET 3 :Dois-je craindre le regard d’autrui ?

"Le regard est une réalité mystérieuse. Il ne peut se réduire ni aux yeux qui regardent, qui ne sont que des choses, ni à un rayon matérialisable, palpable qui en sortirait. Pourtant, c’est une réalité qui agit, la première sans doute qu’appréhende le nouveau-né. On dit que le regard est la fenêtre de l’âme : c’est le regard-expression qui m’indique la joie, la tristesse de l’autre. Le regard est aussi communication : il parle, supplie, appelle... Mais surtout, le regard est action. Il agit sur moi quand je suis regardé, il peut me troubler au plus profond de moi-même: regard moqueur, agressif, regard qui « déshabille », qui « dévisage »... Et même quand je veux le mépriser ou l’ignorer, cette seule intention suffit à me faire perdre mon naturel. De là vient la crainte que je peux avoir du regard d’autrui, car c’est surtout dans ces situations désagréables que je le sens peser sur moi. Heureusement, ces situations sont occasionnelles, passagères. Mais n’y a-t-il pas une action plus constante et plus essentielle du regard d’autrui sur moi-même ? Si c’est le cas, cette action n’est-elle que nuisible, destructrice, ou bien le regard d’autrui n’est-il pas aussi, sans que je m’en rende toujours compte, une aide précieuse, grâce à laquelle je peux être moi-même, je peux « exister » "


SUJET 4 :L’homme est-il voué à jouer un personnage ?



Introduction 1

Que le monde soit une vaste scène où chacun est amené à se cacher derrière un masque, à jouer la comédie, voilà un thème ancien sur lequel les moralistes n’ont cessé de broder. L’hypocrisie serait à la morale, ce que le machiavélisme est à la politique : un fait universel dont seules quelques âmes naïves jugeraient bon de se plaindre. Cette vision réaliste et pessimiste de la vie sociale ne pèche-t-elle pas cependant par une naïveté plus grande que celle qu’elle entend combattre ? Elle prête en effet aux acteurs sociaux une conscience de leur mensonge et de leur cynisme, une maîtrise des rôles et des masques que l’histoire dément. Ce sont les idéaux les plus sincères, ce sont les utopies les plus nobles qui ont aveuglé les masses des époques modernes. Déjà, les pratiques religieuses d’examen de conscience se méfiaient des confessions trop spontanées. Aujourd’hui, ce sont les sociologues qui se méfient des aveux sincères, ce sont les psychologues qui se méfient des pratiques d’introspection. Si les hommes continuent de jouer des rôles, de mimer des personnages, le soupçon apparaît qu’ils seraient davantage victimes que créateurs de ce théâtre d’ombres. Ne seraient-ce pas des personnages anonymes qui jouent à travers eux, ne seraient-ce pas des rôles inconscients qui les font agir ? Les masques ne seraient-ils pas les maîtres des acteurs ? Si tel était le cas, le jeu théâtral ne ressemblerait plus à une comédie immorale, mais bien plutôt à un combat tragique d’ombres et de pantins. Mais, de l’hypocrisie à l’auto-aveuglement, de la comédie à la tragédie, les hommes sont-ils réellement voués à jouer des personnages ?

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introduction 2

Chacun d’entre nous souhaite pouvoir se définir, et être considéré par les autres, à la fois comme personne morale et comme personnalité individuelle. Comme personne morale, je m’attribue des droits et des devoirs universels qui, pour être abstraits, n’en sont pas moins essentiels. Comme personnalité individuelle, je souhaite affirmer mes goûts, mes opinions, créer par mes actions une existence particulière qui me distinguerait de tous les autres. Homme universel dans mes droits, homme particulier dans mes choix de vie, telle est la dualité qui permettrait de concilier la liberté et le devoir, derrière l’exigence morale d’authenticité.

Or je ne suis ni simplement homme, ni simplement individu. Je suis aussi homme ou femme, jeune ou adulte, élève ou professeur, français ou allemand, ouvrier ou cadre, chrétien ou athée... Mon corps, mon caractère semble me faire entrer dans des catégories suspectes : personne timide ou farouche, aguicheuse ou prude, colérique ou douce. Mon métier m’impose ou de commander ou d’obéir, ou de suivre telles règles ou de les imposer aux autres. Ainsi se créent autour de moi, en moi, des personnages sociaux dans lesquels je dois bien m’insinuer. Ni universels, ni particuliers, ces rôles me menacent de deux côtés : trop particuliers pour me faire homme, trop généraux pour me laisser individu, ils remettent en cause mon authenticité, d’autant plus insidieusement qu’ils commanderaient aussi, souterrainement, jusqu’à mes mouvements de sincérité. Un homme peut-il faire abstraction de ces rôles sociaux pour atteindre l’unicité de son être ? Peut-il en faire abstraction pour dépasser les raisons particulières de sa situation. ? Ou bien est-il voué, dans sa sincérité même, à jouer un personnage ?

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introduction 3

Si la personnalité d’un homme pouvait se construire de l’intérieur comme se construit une plante, ou un organisme animal, les problèmes des hommes seraient moins complexes. Une séparation nette s’établirait entre un intérieur solide, et un extérieur de façade, entre un squelette et un épiderme. L’apparence ne déteindrait pas sur la réalité, il y aurait encore des menteurs, des hypocrites, des trompeurs, mais ces personnages se distingueraient nettement, par l’analyse, des hommes sincères, des hommes de l’authenticité. Des Tartuffe continueraient à mettre en danger l’ordre social, mais ils ne constitueraient pas un problème intellectuel, encore moins une énigme philosophique.

Or la psychologie contemporaine a montré à quel point la constitution d’un Moi, la naissance d’une personnalité tant psychologique que morale passaient par la constitution en chaque homme de personnages joués. C’est en jouant que l’enfant apprend à être lui-même, c’est en s’identifiant à des personnages, à des « imago » qu’il crée en lui une ossature psychologique. La réalité psychologique est faite d’images, et l’intimité de jeux sociaux. C’est peine perdue de prétendre réduire ces jeux à l’enfance. Bien loin de disparaître avec l’âge, ils se renforcent chez l’adulte : névroses, aliénations, perversions, obsessions, mauvaise foi ne sont que l’amplification de ce théâtre infantile. La comédie se fait alors tragédie, les frontières de l’être et du paraître deviennent problématique. Y a-t-il encore un choix possible entre l’authenticité et le mensonge, ou bien tout homme n’est-il pas, dés le départ, et par la force des choses, voué à jouer un personnage ?



SUJET 5 : La découverte de l'inconscient par Freud constitue t-elle un argument contre la liberté humaine ?

Lorsque Freud découvre au début de ce siècle la réalité de l'inconscient, il semble qu'il mette à jour chez l'homme des mécanismes incompatibles avec la liberté. En effet, l'inconscient n'est pas seulement un monde ignoré du sujet, c'est un monde rendu indépendant du sujet par le refoulement et les "résistances". Ce n'est pas seulement une partie de lui-même qu'il ne connaît pas, c'est aussi une partie qu'il ne peut pas connaître. De là un déterminisme qui échappe au contrôle de l'individu, aussi bien dans le détail de ses actes (rêves, actes manqués, humeurs, réactions...) que dans l'ensemble de son existence : l'individu ne paraît-il pas conditionné par son enfance ? N'est-il pas coincé entre des pulsions qui le rendent esclaves de son corps, des interdits sociaux qui l'enferment dans des complexes et enfin des formations imaginaires difficilement sublimées (art, religion, port, politique...) où il s'illusionne ?

Si l'on définit la liberté comme la capacité de l'individu de maîtriser les forces qui sont en lui, de les diriger par la volonté et, de façon plus générale, à la manière de Sartre, comme la possibilité pour l'individu de se choisir lui-même en se faisant par ses actes, il peut sembler que le déterminisme inconscient découvert par Freud soit, par définition, contradictoire avec la liberté.

Mais cette opposition ne repose-t-elle pas sur un malentendu, sur une vision superficielle des mécanismes inconscients ? Ne peut-on pas montrer que ceux-ci sont les processus fondamentaux par lesquels, à l'échelle de l'humanité, l'homme construit sa liberté ?



SUJET 6 : La mondialisation des échanges économiques doit-elle conduire à l'uniformisation des cultures ?

En cette fin de XXème siècle, la mondialisation des échanges économiques est un fait établi. Dans le même temps, la diversité culturelle, qui est la toile de fond de l'humanité depuis son apparition, est devenue un problème. En quel sens ? Ce n'est certes pas en tant qu'idéal moral. Chacun peut accorder, avec Lévi-Strauss que "la civilisation implique la coexistence de cultures offrant un maximum de diversité, et consiste même en cette coexistence. La civilisation mondiale ne saurait être autre chose que la coalition, à l'échelle mondiale, de cultures préservant chacune son originalité." [Race et Histoire. Conclusion]

Mais, ce principe étant supposé reconnu par tous, le débat porte aujourd'hui sur la possibilité même de le défendre réellement. En effet, aucune culture ne peut subsister en dehors des réalités matérielles qui la façonnent : nos goûts, nos habitudes, nos valeurs s'enracinent dans le monde tel qu'il est ; notre emploi du temps, notre travail, les objets, les images qui sont proposés à notre consommation, nous façonnent intimement. Or la puissance des logiques économiques tend à homogénéiser cet environnement matériel ; le temps, l'espace, les objets, les spectacles s'uniformisent dans le monde. Comment pourrait-on éviter que cela ne conduise aussi à l'uniformisation de nos manières de vivre, de sentir, de penser, de croire ? D'autant que les lois d'airain du marché mondial tendent à dépasser la volonté des hommes et de leurs dirigeants.

Face à ce danger, certains se mobilisent au nom de la culture. Mais que d'ambiguïtés derrière ce drapeau ! Identité nationale, défense des valeurs morales ou religieuses, respect du passé sont souvent invoqués à des fins politiques, idéologiques, populistes qui, non seulement risquent de vider la notion de culture de tout sens, mais encore d'en être la négation : repli sur soi, repli sur un passé figé, sur des frontières, sur des folklores.

Il semble que nous soyons placés devant un dilemme : ou bien, nous feignons de croire que les lois économiques ne sauraient agir sur la vie spirituelle d'un peuple, au risque de "perdre notre âme"; ou bien nous souhaitons défendre notre culture, mais par un repli protectionniste qui la ferait mourir.

Cependant le problème est-il bien posé? Faut-il, au nom du respect des lois économiques, les laisser diriger en maîtresses le destin des hommes ? D'autre part, ne peut-on opposer, à l'ouverture économique du marché mondial, que la fermeture culturelle sur des frontières figées ?

SUJET 8 : "Je ne crois que ce que je vois" : peut-on en rester à ce principe ?

De tous les sens, la vue est le plus précieux, car elle semble nous donner directement accès à la réalité : quand j'ouvre les yeux, le monde paraît se donner tel qu'il est. De là cette formule de bon sens, principe parfois de scepticisme : "je ne crois que ce que je vois", par lequel on préfère fonder son opinion sur la vue, ou le toucher, plutôt que sur de simples témoignages, hypothèses, récits, etc. Certes, il est probable qu'une telle attitude est souvent justifiée pour éviter une trop grande naïveté ou crédulité. Elle représente certainement un progrès dans la lutte contre la superstition. Mais peut-on en rester à ce jugement ? A vouloir l'appliquer systématiquement, ne risque-t-on pas de tomber dans une naïveté plus grande encore que celle qu'on voulait éviter ? Sur le plan théorique, nos connaissances, en particulier scientifiques, existeraient-elles aujourd'hui si les hommes n'avaient appliqué que cette maxime ? Sur le plan moral, notre vie de tous les jours ne requiert-elle pas que l'on dépasse sans cesse le monde visible pour donner des buts à nos actions, des idéaux à nos projets ? De manière générale, les sens constituent-ils de bons critères pour accéder à la réalité ? Si tel n'est pas le cas, quels autres principes mieux adaptés pourrait-on substituer au témoignage de nos sens ?



lundi 15 février 2010

Méthodologie de la dissertation par l'exemple:philosopher est-ce apprendre à mourir?

SUJET:Philosopher est-ce apprendre à mourir?

 Par Guejopaalgnane et madesoille Ndèye Fatou Diouf/LPA/200962010.

INTRODUCTION


En général le philosophe apparaît comme quelqu'un qui n'est pas interressé par les choses que convoitent les hommes dans le monde sensibles comme la recherhce de la richesse,de la gloire et de  l'honneur.Il semble indifférent ou apprend à devenir de moins en moins conditionné par les joies et les peines qui font jubiler et pleure le commun des mortel.Dans les textes qui parlent de la vie des philosophes anciens comme Thalès et Socrate, nous semblons voir que pour le philosophe,la vie consiste à apprendre à prendre ses distances par rapport à tout ce qui pourrait rendrre difficile un éventuel exil de ce monde sensible.Il cherche à se détourner le maximum possible du monde matériel des habitudes,des traditions, des coutumes, des significations et des explications que les mythes et les légendes qui guident le plus grand nombre des hommes.Pour un tel homme, l'idée de devoir mourir un jour et l'arrivée effective du moment de la mort pourrait être non pas un évèvement craint,mais un moment désiré qui libère la plus noble partie de l'homme et qu'ils appellent âme rationnelle.En ce sens philosopher peut être interpréter comme une préparation à la mort.Autrement dit, "philosopher c'est apprendre à mourir".Mais pourquoi ne pas apprendre à vivre,c'est-à-dire à lutter,à affronter la joie de la victoire et la douleur de l'échec,à combattre comme les buffles pour conserver sa place dans le monde?En se détournant du monde sensible,du monde de l'action, du monde de la jeunesse et de la vieillesse,du monde où les intérêts et les passions s'affrontent,le philosophe ne rsiquerait-il pas d'être comparé un soldat déserteur qui se construit un autre front à défendre ou à conquérir appelé monde métaphysique où toute chose et toute vie serait en parfait équilibre et dans le repos total?  Pourtant il semble que l'on puisse dire que philosopher c'est bien apprendre à vivre si vivre comme un humain c'est exprimer sa capacité à penser, à donner sens et ordre à la totalité ou à ses parties,car philosopher c'est aussi apprendre à faire un bon usage de sa raison.
DEVELOPPEMENT
Qu'est-ce que "apprendre"? Apprendre,c'est s'exercer,essayer,s'entraîner à acquérir de nouvelles compétences pour nottre corps ou pour notre esprit ou encore pour notre raison et notre âme. L'apprerntissage est une des marques principales qui distinguent l'homme de l'animal.En effet,de son premier statut d'animal,l'homme est l'être vivant qui au cours de son histoire celui qui ajoute toujours une plus-value dans ce que la nature lui a donné en lui-même, et dans ce qu'il lui a donné dans son environnement.L'homme n'est né pas né avec le pouvoir de parler et de résoudre des équations mathématiques ou des équations politiques.Il n'est pas né philosophe ou physicien.La condition de l'homme au sein du monde est exprimée par Jean-Paul Sartre dans cette formule:l'homme est un être vivant qui se construit de son histoire.Cette formule de sa conception de la vie humaine est reprise par Simone de Beauvoir qui enseigne que ce n'est pas le corps qu'elle tient de la nature qui définit l'essence de la femme ou qui fait la féminité.Etre femme est l'aboutissement d'un apprentissage au sein d'une culture qui propose un ou des modèles et des antimodèles de femme ou de féminité.C'est en ce sens que l'homme est un être vivant qui est mû par deux moteur,le moteur de la nature et le moteur de la culture.Quant à la "mort",elle est au sens physique du terme,l'arrêt total de tout échange entre un organisme vivant avec son environnement exclusivement naturel ou à la fois naturel et social.La mort est la fin des passions, celle des tourments, celles des choix des sens.La mort c'est l'indifférence à tout, la passivité,le passage du dynamique au stattique.La mort c'est le moment ou aucune action n'est plus possible pour le corps ou pour l'esprit.
On comprend alors ce que signifie "apprendre à mourir".Apprendre ou se préparer à mourir, c'est s'éduqueer pour se mettre dans les dispositions surtout mentales pour que l'idée de la mort ne soit plus une idée traumatisante qui perturbe notre équimibre lorsque les évènements nous rappelle l'existence de ce jour où tout s'arrête pour nous.
Comment la philosophie peut-elle être comparée à une préparation à la mort?L'histoire de la vie des philosophes anciens nous décrivent les rapports entre le philosophe et la nature et entre le philosophe et la société.Très souvent,dans les livres, le philosophe est présenté comme un homme qui ne donne pas tellement une grande considération au monde matériel dont le plus proche est son propre corps.Il semble privilégier cette autre partie de lui-même qu'il a découvert au fond de lui-même et qu'il appelle la raison.Pour lui,notamment pour Socrate, ce corps et tout ce qui lui ressemble dans le monde matériel est conçu comme un obstacle sur son chemin.Le chemin du philosophe, c'est celui qui mène vers un monde supérieur, dont l'éccès est refusé aux sens qui a leur tout font tous pour empêcher à la raison qui en serait le destinataire,ce monde supérieur de la conscience, de la raison et de la vérité,monde où toute chose est parfaitement égale à elle-même."Tant que nous aurons notre corps enfermé dans le corps" enseigne Socrate, nous "n'atteindrons"jamais ce que nous autres philosophes nous cherchons et que l'on appelle la sagesse ou la vérité.Conséquence immédiate:il faut élimner le corps ou à défaut de pouvoir l'éliminer,s'éququer pour que les choses agréables et désagréables auxquels nous attaeche notre corps soient les moins nombreuses et les moins contraignantes possibles sur notre pensée et sur notre action.Socrate lui-même raconte dans son procès qu'il n'a jamais su s'occuper convenablement de son corps parce qu'il est au service d'une divinité dont l'essence qu'elle considère en l'homme n'est pas le corps, mais la raison.Le détachement du philosophe du monde sensible est aussi manifeste dans l'anecdote qui présente Thalès de Milet comme un homme qui s'intéresse surtout à ce qui se passe au-dessus de la terre, dans les cieux cachés au sens.La leçon que l'on tire du cas de Thalès est en effet que le désir du philosophe,  du philosophe métaphysicien en tout cas,est de quitter le monde des sens en y laissant son corps pour aller vers le monde intelligible par les seuls pouvoirs des lumières de s a raison.N'est-ce pas d'ailleurs cette préparation qui permis à Socrate d'attendre en agitation particulière et sans crainte le retour du bateau sacré de Delos?N'est-ce pas la croyance fortement ancrée en lui selon laquelle il existe un autre monde meilleur que celui d'ici et maintenant pour l'homme qui lui permit de rececevoir la ciguë et la mort dans la joie alors qu'il pourvait bien se faire évader par ses amis?
Comment alors récuser l'idée selon laquelle "philosopher c'est apprendre à mourir"?

( A SUIVRE...)




dimanche 24 janvier 2010

SUJET:La société a-t-elle rendu l’homme plus fort ou plus faible ?

INTRODUCTION

On peut supposer qu’au commencement de son histoire sur terre, l’homme vivait en solitaire, sans compagnie. Cet ancêtre de l’homme que Rousseau appelle homme à « l’état de nature » était incontestablement en perpétuel danger dans une nature dont il ignorait presque tout de ses lois fondamentales et face à des animaux à qui la nature donne tout ce qu’il leur faut dès la naissance et qu’elle a armé plus que l’homme. Aujourd’hui, grâce à l’éducation qui est au fondement de toute société et au fondement de toutes les personnalités qui se développent en l’homme au cours de son histoire, l’homme s’est progressivement construit en donnant des sens, moyens et des techniques qui lui ont permis de passer du statut du plus faible à celui du plus fort des êtres vivants sur terre. N’est-ce pas une raison de soutenir que « la société a rendu l’homme plus fort dans le monde »dans la théorie et dans l’action. Mais qu’est-ce que disent Antigone, Meursault, Dora avec tous les révoltés d’hier et d’aujourd’hui ?Qui n’entend pas toutes ces voix et les bruits féroces des pas mécontents de ces centaines de milliers de femmes, d’hommes, de jeunes et d’adultes, qui condamnent, qui contestent tous les jours dans toutes les sociétés du monde ?Ces injustices, ces crimes, ce favoritisme, cet accaparement des richesses ou leur inégale répartition ne sont-ils pas les signes manifestes d’un malaise que vit l’homme sur terre et qui est provoqué par la vie en société. En effet la société n’est-elle pas quelquefois coupable de la faim, de la restriction de la liberté, de certaines inégalités inconnues de l’homme avant la rencontre et le commerce avec ses semblables ?

samedi 9 janvier 2010

INDIVIDU ET SOCIETE/SUJET 1:L'existence des individus précède-t-elle celle de leurs sociétés?

SUJET I:L'existence des individus précède-t-elle celle de leurs sociétés?



INTRODUCTION
Partout où il y a société,il y a un espace,un langage,des relations d'échange,des rapports de complémentarité ou des rapports conflictuels,des règles de conduite,un produit collectif,donc des êtres vivants ayant un certain pouvoir.Il existe d'autres fondements théoriques nécessaires pour toute société, mais les bases que nous venons de citer suffisent pour dire que l'existence individuelle des êtres vivants est antérieure à celle des diverses sociétés qu'ils peuvent former.Autrement dit,comme il est logique de dire que les organes qui constituent un animal ont existé séparément avant d'être associés pour former la totalité unifiée et dirigée que l'on appelle par exemple mouton,il est juste de dire que les individus sont les organes élémentaires de toute société.Mais est-ce à dire que les organes de l'animal sont immédiatement opérationnels sitôt que naît l'animal?

Le petit de l'homme ne naît-il pas anatomiquement avec l'ensemble des organes de ses parents?Pourtant,on ne lui demandera jamais quand il aura trois ans de s'interroger sur la vie ou sur la mort,parce qu'il y a une structure ou une faculté qui n'est pas encore efficiente en lui,une compétence qui n'est donc pas naturellement donnée. D'autres part ,ne voyons nous pas que deux frères ou deux sœurs ont des gouts et des aptitudes et des comportements opposés bien qu'ayant vécu dans la même cité et dans la même famille?Ce sont ces constats empiriques qui justifient la position de ceux qui pensent que l'homme ne saurait exprimer une des humanités possibles du genre humain en dehors d'une société qui prend son éducation en charge.Faudrait-il alors dire que l'existence des individus précède partout celle de leurs sociétés ou alors considérer que partout où l'individu existe avec une identité spécifique dans une totalité d'êtres vivants,cette identité s'est imprimée en lui au cours de l'histoire dans un environnement physique et social au sein duquel il est soumis à une éducation et s'auto-éduque  lui-même ,notamment chez les hommes?



DEVELOPPEMENT



jeudi 26 novembre 2009

SUJET:La philosophie est l'art d'ordonner toutes choses par les principes de l'architecture de la raison

1°) La Beauté des Mathématiques !!!!!!!
1 x 8 + 1 = 9 12 x 8 + 2 = 98 123 x 8 + 3 = 987 1234 x 8 + 4 = 9876 12345 x 8 + 5 = 98765 123456 x 8 + 6 = 987654 1234567 x 8 + 7 = 9876543 12345678 x 8 + 8 = 98765432 123456789 x 8 + 9 = 987654321 1 x 9 + 2 = 11 12 x 9 + 3 = 111 123 x 9 + 4 = 1111 1234 x 9 + 5 = 11111 12345 x 9 + 6 = 111111 123456 x 9 + 7 = 1111111 1234567 x 9 + 8 = 11111111 12345678 x 9 + 9 = 111111111 123456789 x 9 +10= 1111111111 9 x 9 + 7 = 88 98 x 9 + 6 = 888 987 x 9 + 5 = 8888 9876 x 9 + 4 = 88888 98765 x 9 + 3 = 888888 987654 x 9 + 2 = 8888888 9876543 x 9 + 1 = 88888888 98765432 x 9 + 0 = 888888888 Brillant, n’est-ce pas ? Et admirez cette symétrie : 1 x 1 = 1 11 x 11 = 121 111 x 111 = 12321 1111 x 1111 = 1234321 11111 x 11111 = 123454321 111111 x 111111 = 12345654321 1111111 x 1111111 = 1234567654321 11111111 x 11111111 = 123456787654321 111111111 x 111111111 = 12345678987654321
2°) Maintenant, regardez ceci ...
101 % D’un point de vue strictement mathématique : Qu’est-ce qui égale 100 %? Que signifie “Se donner à PLUS de 100 %” ? Nous avons tous été dans des situations où on nous demande
De nous donner A PLUS DE 100 %. Pourquoi ne pas RÉALISER 101 %? Que représente 100 % dans la Vie ? Voici une petite formule mathématique qui pourrait vous aider à
répondre à ces questions: Si les Lettres : A B C D E F G H I J K L M N O P Q R S T U V W X Y Z sont représentées par les chiffres : 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15 16 17 18 19 20 21 22 23 24 25 26. Alors : H-A-R-D-W-O- R-K (Le Travail Dur) = 8+1+18+4+23+ 15+18+11 = 98 % Et : K-N-O-W-L-E-D-G-E (Le Savoir) = 11+14+15+23+ 12+5+4+7+ 5 = 96 % Mais : A-T-T-I-T-U-D-E (Attitude)
= 1+20+20+9+20+ 21+4+5 = 100 %
ENFIN, regardez où Love of God (l’Amour de Dieu) vous mènera :
L-O-V-E-O-F-G-O-D
= 12+15+22+5+15+ 6+7+15+4 = 101 %
Par conséquent, on peut conclure avec une certitude mathématique que : Même si le Travail Dur (Hard Work) et le Savoir (Knowledge) vous en rapprocheront , et que l’ Attitude vous y mènera,
C’est L’ Amour de Dieu (Love of God) qui vous permettra de vous surpasser ! je vous laisse le choix de partager çà avec vos Amis et Etres chers juste comme je l’ai fait. Bonne Journée et que Dieu vous protège !!

lundi 23 novembre 2009

SUJET:Philosopher est-ce apprendre à mourir?

ATTENTION:Ceci n'est pas la SEULE introduction ni la seule manière de faire marcher la raison humaine pour lui éviter des affirmations incertaines.Une seule chose est impardonnable:trop de fautes de grammaire et une absence manifeste d'un esprit logique,de cohérence dans la chaîne des propositions.Mais attention aussi:je ne suis qu'un professeur de philosophie parmi une fourmilière de professeurs de philosophie qui vous corrigeront au Baccalauréat.Or depuis que l'on a découvert qu'en philosophie il "n y a pas de chemin"unique,surtout après "la mort de Dieu",il semble que tout est devenu possible en philosophie:c'est seulement en philosophie semble -t-il qu'une copie peut être en même temps "bonne" et "mauvaise" aussi bien dans la forme que dans son contenu,car cela n'est pas possible en mathématiques ou dans les sciences physiques.Mais tout est-il vraiment possible quand il s'agit de fonder une thèse ou de la déterrer avec ses fondements?Il me semble que la philosophie est la seule discipline où les "maîtres" peuvent ne rien maîtriser de leur art si ce n'est que ce qui a été déjà dit et qui ne relève pas des talents de leur métier.
INTRODUCTION
Un jour,un philosophe du nom de Thalès de Milet est tombé en plein jour dans un trou qui se trouvait sur son chemin,parce que dit-on,il avait les yeux tournés au ciel,mais aussi l'esprit et son attention,et son coeur ailleurs,dans un autre monde appelé monde intelligible ou monde de la raison ou encore monde des idées.Un autre philosophe du nom de Socrate a témoigné devant les juges d'un tribunal d'Athènes et devant les athéniens qu'il n'a jamais eu le temps de s'occuper de son corps et qu'il est pauvre parce qu'il n'est qu'au service des dieux.Les métaphysiciens déclarent à haute voix que la seule philosophie véritable est celle qui dans sa recherche de la vérité et de la sagesse pratique ,se détourne de tout ce qui est lié au monde ses sens,donc du corps,des honneurs,du pouvoir politique et du pouvoir économique,de la religion,etc.Comment alors ne pas considérer que la philosophie est une préparation à la mort?Pourtant le même Socrate affirme que le but de la philosophie est d'éveiller les consciences,de rendre les hommes meilleurs, plus vertueux ou encore plus sages, de rendre leur âme meilleure pour en faire de bons citoyens libres et heureux.N'est-il alors possible et juste de dire que la philosophie nous prépare à vivre de la manière la plus droite en donnant la primauté à la raison qui fait la différence entre l'homme et l'animal?
Le problème que nous avons à résoudre est donc de savoir s'il faut dire que la philosophie nous apprend à mourir ou s'il faut dire qu'elle nous enseigne plutôt à mieux vivre parmi les hommes et parmi les dieux.

Sujet:Suffit-il de critiquer pour arriver à la vérité?

INTRODUCTION
Critiquer,c'est remettre en cause,chercher et désigner ce qui ne va pas dans la pensée ou dans l'action.La critique est donc une attitude de celui qui est conscient des limites et des obstacles qui peuvent brouiller la vigilance de l'homme le plus lucide.Cet homme là qui revient sur ses propres pensées et sur ses propres actions et qui s'interroge sur la pertinence et sur le fondement des propos et des actes que les autres hommes posent,a certainement la chance de voir ses erreurs et celles des autres.Voyant ces erreurs et acceptant son imperfection,il est celui qui a le plus de chance de se rectifier et de progresser.N'est-ce pas cette fonction de la critique qui autoriserait à dire que la critique est une condition nécessaire à la perception de l'erreur,à la rectification et au progrès dans la pensée comme dans l'action?Mais est-ce à dire que toute critique,toute attitude de méfiance,toute remise en cause,tout refus de ce qui est déjà posé là dans la société et dans notre conscience mène nécessairement au succès dans la théorie et dans la pratique?Si la critique est une condition nécessaire au progrès de l'humanité,dans la philosophie, dans la science, dans la politique et en d'autres domaines,une critique qui ne sortirait pas des lumières de la raison et qui ne laisserait pas guider par une méthode serait-elle efficace?Par ailleurs,l'excès d'orgueil et de vanité de la raison qui veut que tout ce qui n'est pas rationnellement justifiable soit jeté à la poubelle ne pourrait-il pas nous priver de certaines vérités vitales comme dans les discours religieux ou même dans les mythes?N'existe-t-il pas des vérités révélées qui viennent se déposer chez les hommes les plus dociles des hommes et les plus conformistes?
Faut-il dès lors considérer la critique comme une condition nécessaire et suffisante de la vérité ou faut-il la considérer comme une condition certes fonamentales mais pas suffisante en elle-même?

dimanche 22 novembre 2009

Méthodologie de la dissertation en philosophie par l'exemple:une démarche possible

"Vouloir que tout le monde pense comme Aristote, c'est nier la pensée",Galilée Mais si tout le monde ne pense pas comme Aristote,tout le monde est obligé de rester logique avec lui même et d'être compris et accepter par d'autres consciences et raisons juges pour ne pas être condamné dans le tribunal de la raison formelle qui ne supporte pas la contradiction indépassable.
SUJET: Philosopher c'est retrouver ses erreurs et chercher à les dépasser.
Qu'en pensez-vous?
INTRODUCTION
La définition de la philosophie pose problème.C'est connu de tous.Mais tous les philosophes sont d'accord que le point de départ de la philosophie est le moment où la conscience et la raison regardent s'écrouler par des causes diverses,matérielles ou théoriques,l'édifice justificatif ou explicatif qu'elles posèrent antérieurement au sujet d'un fait de la nature ou de la société.La découverte de l'écart entre ce que pense la raison et ce qui existe en dehors de la conscience individuelle est un moment de conflit entre ce que l'on croyait être et ce qui est effectivement. C'est en ce moment que la raison revient vers elle-même pour repenser le monde mais aussi et surtout pour se repenser elle-même dans sa nature et dans sa démarche.En termes plus clairs,c'est le moment où la raison surprise et inquiète s'autocritique. C'est sans doute ce combat de la raison contre elle-même,contre ses évidences antérieures dans ses principes et dans sa démarche ou même dans ses prétentions, qui amène à dire que "philosopher c'est retrouver ses erreurs et chercher à les dépasser".Cette conception de la philosophie suppose suppose l'humilité et l'ouverture de l'esprit vers d'autres possibles mais elle suppose aussi que la philosophie meurt dès l'instant que sont éteintes tous les foyers de l'erreur.
Serigne Saliou Thiam,professeur de Français,LPA,2009-2010
Pourtant, certains philosophes estiment que la seule philosophie véritable,la seule sagesse théorique véritable est celle de la métaphysique,celle de la raison qui arrive dans la sphère de la perfection et de la transparence au sommet de la montagne la montagne de la connaissance.Contrairement aux philosophes qui estiment que l'homme sera toujours victimes des sources de l'erreur en lui et en dehors de lui,dans la nature et dans la société,la métaphysique affirme haut et fort que la vraie philosophie est dans le discours du sage qui,depuis le plus haut des cieux,contemple la face unique de toute chose,dans sa forme parfaite et donc indépassable.En ce sens la philosophie n'est-elle pas la prétention de l'élimination de toute erreur?
Faut-il alors considérer que la philosophie est un mouvement perpétuel de rectification sans fin vers les mesures absolues ou devrions nous au contraire la considérer avec les métaphysiciens comme une source de mesure sans faille?

Une manière parmi d'autres pour introduire un sujet de dissertation en philosophie

SUJET:La philosophie peut-elle changer le monde?

mercredi 18 novembre 2009

La philosophie peut-elle transformer le monde?

SUJET : La philosophie peut-elle transformer le monde ? Monsieur Seck professeur de sciences physiques et M.Gnane professeur de philosophie,LPA,2009-2010
INTRODUCTION PROPOSÉE PAR
M.SAMBA GNANE
Le verbe transformer indique toujours une activé en cours ou déjà achevée par laquelle une donnée quelconque passe ou est passée d’un état à un autre sous l’action de forces qui s’exercent sur elle en vue d'en faire quantitativement ou qualitativement quelque chose de nouveau,en y retranchant ou en y ajoutant quelque chose.C'est en ce sens que l'on dit que le travail est une activité de transformation. La philosophie spéculative encore appelée métaphysique ou rationalisme,par opposition à l'empirisme qui se fonde sur l'observation, déclare qu'elle ne cherche pas la vérité pour en faire un instrument ou un moyen , qu'elle cherche la connaissance pour la connaissance bien.Le plaisir ou la finalité ou ce qui est à gagner c’est d’arriver à un état mental et intellectuel qui permettrait d'expliquer rationnellement le monde naturel et de comprendre notre propre existence.Elle ne s'attache qu'à produire des Idées dans le monde et reste en dehors des activités humaines intellectuelles et pratiques qui visent à changer les conditions matérielles de la vie humaine.C'est ce rapport,cette attitude d'indifférence à l'égard du monde qui amena un certain philosophe à critiquer la philosophie en disant que les philosophes se contentent de dire le monde sous des aspects différents et subjectifs qui ne produisent pas des une connaissance des lois objectives et universelles des choses sur la base desquelles une véritable activité pratique et transformatrice pourrait être fondée en vue d'améliorer les conditions de la vie.En ce sens,la philosophie n'apporterait pas grand chose dans la transformation du monde. Mais qui n’a jamais souffert de ce terrible mal qui est de ne pas comprendre? Ne pas comprendre quand brusquement sortant de notre passivité de bétail,notre conscience et notre raison se réveillent au milieu des choses et s’interrogent :d’où vient le monde? Quelle devrait être ma place dans ce si vaste monde et comment devrais-je me conduire dans la pensée comme dans l’action pour être en harmonie avec la nature et avec les autres et espérer être heureux?N’est-ce pas alors le moment où la toute puissante science qui achève sa conquête du monde cède une place à la philosophie? L'homme ne peut-il pas être mentalement et moralement transformé par la philosophie qui fournit une compréhension subjective du monde et une morale capables de calmer notre angoisse existentielle? Comment comprendre que la philosophie soit en même temps un produit utile et inutile ?C’est cette ambigüité que nous nous proposons de résoudre.Ce qui est mis en jeu dans ce sujet, c’est la fonction et l’utilité de la philosophie.
Philosophie et Bonne gouvernance Partout dans le monde où est apparue une nation selon le psychosociologue américain Mac Dougall,sa conscience de nation en tant que nation a été un catalyseur déterminant et une âme.
C'est sans doute une conscience citoyenne nouvelle qui est à l'origine de toutes ces organisations qui se sont rencontrées ici en concertation et en échange dans cette 1ère Université des Acteurs Non Étatiques. C'est donc une volonté générale qui permet de nourrir l'espoir qu'un jour nous serons une véritable et grande nation.
Atelier: PROMOTION DU DIALOGUE CITOYEN ET AMÉLIORATION DE LA BONNE GOUVERNANCE LOCALE. L'échec d'un État ou plus exactement d'une équipe provisoire au sommet de l'Etat n'est pas nécessairement l'échec d'un peuple.
Monsieur Seydou Sow,responsable des programmes,ONG Sahel 3000,expliquant le projet à un visiteur lors de la 1ère Université des Acteurs Non Etatiques dans les locaux de l'ENA,19 novembre 2009

dimanche 15 novembre 2009

METHODOLOGIE DE LA DISSERTATION(THEORIE ET PRATIQUE)

MÉTHODOLOGIE DE LA DISSERTATION Par L'exemple « Quand toutes les conditions d’une chose pensable sont réunies, elle entre dans l’existence », Hegel.
SUJET N°I : La liberté est-elle un fardeau ?
Comprendre le sens de la question : se demander si la liberté est un fardeau, c’est supposer qu’elle peut être autre chose qu’un fardeau, par exemple son contraire. C’est donc être dans l’incertitude, dans l’ambigüité, dans l’indétermination. Le statut de la liberté n’est donc pas évident et demande à être précisé. Quelqu’un peut ne pas savoir ce qu’est la liberté et savoir ce qu’est un fardeau. Dans le cas où la liberté serait la même chose qu’un fardeau ou contiendrait un élément qui est assimilable à un fardeau, cette personne pourrait dire qu’elle sait ce qu’est toute la liberté ou une partie ou un aspect de la liberté. Comment faire ? Il faut savoir ce qu’est un fardeau et ce qu’est la liberté, l’un et l’autre étant défini ou décrit séparément en détails. Cette présentation fait partie de ce que Hegel appelle « condition d’une chose pensable »Pour bien comprendre le sujet nous pouvons donc le réécrire ainsi : la liberté est-elle totalement un fardeau ou contient-elle quelque chose qui a les mêmes propriétés et les mêmes effets qu’un fardeau ou est-elle quelque chose d’autre qui n’est pas du tout assimilable à un fardeau et dans quelles conditions apparaissent ces statuts de la liberté?
Comment fonder en droit ou en raison ou rationnellement la présence de la liberté comme un absence de fardeau?
Comment fonder en raison et dans les faits la présence de la liberté comme la présence d'un fardeau?
Comment fonder le bicéphalisme de la liberté qui est en même temps un fardeau et n'est pas un fardeau?
Retrouvez le texte ci-dessous les différents moments du traitement de la question par l'esprit dans cette introduction qui ne prétend pas du tout indiquer le seul chemin à suivre et encore moins les seuls mots et phrases pour sa construction . La philosophie est le règne de la toute puissance de le pensée subjective, mais toujours et partout elle vit avec la même âme: la nécessité, la logique, la cohérence, la mise en évidence des sens et des valeurs, le choix argumenté, l'ouverture d'esprit à d'autres possibles en nous ou en dehors de nous.
INTRODUCTION PROPOSÉE PAR M.Samba Gnane Professeur de Philosophie,LPA
Dans le domaine de la pensée comme dans celui de l’action, la liberté est toujours perçue comme un pouvoir : celui de penser ou de faire sans être forcé par une puissance extérieure étrangère à notre volonté ou à notre raison. Ainsi être libre c’est être maître de ce que l’on pense, de ce que l’on dit ou de ce que l’on fait. C’est se décider sans autre juge que notre moi. La liberté apparaît donc comme un bien et la preuve qu’elle est conçue et recherchée comme un bien se trouve dans le fait que nul homme ne voudrait être l’esclave d’un autre ou de quelque chose. La condition de l’homme est alors à l’opposée de celle de l’esclave qui est toujours négative car elle est celle d’une vie qui étouffe sous le poids de charges diverses qu’elle porte malgré elle sur sa conscience ou sur son corps et qui lui empêchent d’être elle-même. Dès lors comment ne pas penser la liberté comme l’état de celui qui s’est déchargé de toutes sortes de fardeaux ? Pourtant, il n’est pas rare de voir au tribunal, un homme si fier et armé auparavant de la toute puissance de sa liberté, trembler de la porter encore devant les juges. Le criminel qui a prémédité, étudié, planifié et exécuté son crime sans contrainte, peut chercher à devenir un autre, à nier ce qu’il pensa et exécuta sans contrainte, sachant que s’il reconnaît sa liberté de penser, de choisir et d’agir, il doit nécessairement endosser la responsabilité de son acte et de ses conséquences. N’est-ce pas cette responsabilité qu’elle porte toujours en elle qui fait de la liberté une charge ? Si la liberté est un fardeau, comment comprendre la revendication dont elle fait souvent l’objet de la part des hommes et des peuples ? Inversement, si elle est un pouvoir sans face négative comment comprendre le rejet dont elle fait l’objet dans certaines circonstances ? Notre problème est donc clair :la liberté est-elle un fardeau indésirable ou faut-il la concevoir comme un pouvoir sans retour négatif sur son porteur ? N.B.Une forme plus développée et une forme plus condensée est possible pour cette introduction. SUJET II: La sagesse est-elle un rêve irréalisable? Le meilleur professeur c'est toi-même en partant des autres et en s'entraînant toujours dans l'imitation et ensuite dans l'originalité.
TS2B,LPA,2009-2010 INTRODUCTION Proposée par Guejopaalgnane
(Nous avons posé les conditions théoriques,ici une conception de la sagesse qui permet de fonder une Thèse ou une hypothèse selon laquelle Dieu seul est parfait et cette hypothèse sera défendue dans le développement)
Pour certains philosophes et autres penseurs,la sagesse est la situation de l'être qui pense et qui agit en suivant les recommandations de sa raison et de conscience arrivées à un état de perfection.Le sage est donc celui qui pense et agit sans écart aucun avec ce qui est et qui fait toujours ce qui devrait être fait. Autrement le sage est toujours un être infaillible. Peut-on dans cette conception de la sagesse ne pas affirmer que seul Dieu mérite le titre de Sage ainsi qu'il se fait appelé Lui-même dans le Coran?Autrement dit,prétendre être sage n'est-ce pas une usurpation de statut et une illusion ou un rêve irréalisable pour l'homme et une grave ignorance ou un mépris de son ignorance et de son éternelle imperfection comme le sentiment d'être libre est une illusion? (Dans la deuxième partie,nous posons les conditions qui ramène la sagesse à la dimension d'un rêve réalisable pour l'homme en enlevant le critère de l'atteinte de la perfection comme dans la conception socratique qui distingue une sagesse divine et une sagesse à la mesure de la condition humaine dans le monde.Nous introduisons cette thèse avec un connecteur de rupture ) Pourtant,sans en faire des dieux ou des extra-humains,ne peut-on pas trouver dans les sociétés du monde, celles d'aujourd'hui comme dans celles d'hier surtout, des hommes et des femmes qui s'évertuèrent à vivre en suivant leur raison,en essayant de développer leurs facultés mentales,en essayant d'accorder leurs paroles à leurs actions et en apprenant à être en harmonie avec leur semblables?Si ces hommes ne prétendirent pas être parfaits,ne peut-on pas dire qu'ils furent au moins sur le chemin de la sagesse en reconnaissant leur limite d'êtres vivant tout en s'évertuant à se perfectionner? (Nous formulons le problème en montrant ce qui fait que la sagesse est à la fois un rêve irréalisable et un rêve réalisable par l'homme) Dès lors l'existence et le statut de la sagesse chez l'homme ne dépendraient-ils pas de la définition ou de la conception que l'on se fait de ce bien ultime que poursuit la philosophie,pour l'individu et pour la société? TU PEUX FAIRE MIEUX QUE CE QUE TU VIENS DE LIRE IL SUFFIT DE LE VOULOIR POUR Y METTRE LE PRIX NÉCESSAIRE