lundi 19 décembre 2016

Thomas Hobbes De la Société et du Citoyen


 

Il est vrai que hors de la société civile chacun jouit d'une liberté très entière, mais qui est infructueuse, parce que comme elle donne le privilège de faire tout ce que bon nous semble, aussi elle laisse aux autres la puissance de nous faire souffrir tout ce qu'il leur plaît.
Mais dans le gouvernement d'un État bien établi, chaque particulier ne se réserve qu'autant de liberté qu'il lui en faut pour vivre commodément, et en une parfaite tranquillité, comme on n'en ôte aux autres que ce dont ils seraient à craindre.

Hors de la société, chacun a tellement droit sur toutes choses, qu'il ne s'en peut prévaloir et n'a la possession d'aucune ; mais dans la république, chacun jouit paisiblement de son droit particulier.

Hors de la société civile, ce n'est qu'un continuel brigandage et on est exposé à la violence de tous ceux qui voudront nous ôter les biens et la vie ; mais dans l'État, cette puissance n'appartient qu'à un seul.

Hors du commerce des hommes, nous n'avons que nos propres forces qui nous servent de protection, mais dans une ville, nous recevons le secours de tous nos concitoyens.

Hors de la société, l'adresse et l'industrie sont de nul fruit : mais dans un État, rien ne manque à ceux qui s'évertuent.

Enfin, hors de la société civile, les passions règnent, la guerre est éternelle, la pauvreté est insurmontable, la crainte ne nous abandonne jamais, les horreurs de la solitude nous persécutent, la misère nous accable, la barbarie, l'ignorance et la brutalité nous ôtent toutes les douceurs de la vie ;

mais dans l'ordre du gouvernement, la raison exerce son empire, la paix revient au monde, la sûreté publique est rétablie, les richesses abondent, on goûte les charmes de la conversation, on voit ressusciter les arts, fleurir les sciences, la bienséance est rendue à toutes nos actions et nous ne vivons plus ignorants des lois de l'amitié.

 

lundi 24 octobre 2016

Le président de la république atteint mystiquement par la disparition d'une paire de ses chaussures?




La police cherche une paire de chaussures du président disparue du palais

 C’est un secret présidentiel personnel mais ce n’est pas un secret d’Etat étalé au grand jour et au grand public puisque la  nouvelle a circulé toute la journée  au marché central dans la capitale

A la grande surprise générale des occupants du palais dont la première dame à son réveil très tôt comme d’habitude après sa prière quotidienne qu’il fit plus rapidement le président de la république se serait  mis à parcourir et à fouiller l’étendue du Palais et tous les contenants habituels et inhabituels dans lesquels il supposait pouvoir retrouver ce qu’il cherchait et qu’il tient encore à retrouver avant qu’il ne soit trop tard

Aux autres qui le suivaient sans rien demander à part la première dame qui lui posa dit-on plusieurs fois la question pour savoir qu’est-ce qu’il cherchait il aurait  cédé « Un messager dont je n’ai pas vu le visage mais dont je reconnais la présence m’a demandé où est la paire de chaussures que tu portas durant toute la campagne électorale présidentielle qui te couronna de ce grand succès Il faut les retrouver pour avoir le même succès au prochaines élections »

c’est la première dame dit-on au marché qui rappela au président que lui-même le président aurait tiré la paire sous le lit et pour la jeter dans une poubelle de la résidence présidentielle deux ou trois jours seulement avant lors d’un nettoyage qu’ils firent eux-mêmes comme des citoyens ordinaires

 La première dame aurait dit au président de conserver cette paire de chaussures parce qu’elle était pour lui et pour elle un porte-bonheur alors que lui le président pense qu’on n’est pas élu pare qu’on porte telle ou telle paire de chaussure de la chance ou du malheur c’était un vendredi ou alors le vendredi et le samedi pare que le président revenait d’une prière à l’extérieur du palais

Il aurait répondu à la première dame et au plus familier de ses amis au palais un jardinier que «  Tout cela n’était que du BIDA » et que cette paire de chaussures était une paire de chaussures comme toutes les autres et qu’il avait acheté lui-même cette paire comme tout le monde au marché

Le camion des nettoyeurs du palais a déversé comme d’habitude en fin de semaine tout e qui était hors d’usage et devenu inutile et sans valeur pour la présidence et le président et les autres occupants du palais à la Grande Poubelle de la république Naturellement le président roit et espère toujours qu’il est possible de retrouver cette paire dans la Grande Poubelle de la république

Le problème pour le président mais peut-être moins pour lui que pour la police si les chaussures se trouaient encore au lieu indiqué pour leur destination à la sortie du palais c’est qu’il s’agit d’une paire de chaussures comme celles que porte le plus grand nombre des citoyens de Pagaal aussi bien les hommes que les femmes et la population de Pagaal des millions d’habitants dans un immense territoire

Certains commentateurs pensent que l’interdiction de la marche que prépare l’opposition politique aurait quelque rapport avec cette histoire de chaussures disparues pour ne pas en ajouter disent-il à l’humeur actuelle et à la tendance à la radialisation qu’ils auraient noté dans les propos et dans les actes de la gouvernance du président

Un chat meurt avec un morceau de viande dans sa bouche en sortant de la cuisine de Maman Marie Madeleine



Le Directeur général de la sécurité publique vient de rassurer lui-même le peuple par tous les médias « Il n’y a aucune viande suspecte de nature à nuire la santé des populations qui circule dans les marché du territoire national ni avant ni en cette veille de cette Fête de Toulésaint Bonne fête à tous et gloire à tous les saints du monde et de la république dans le siècle des siècles Amen »

Pourtant aujourd’hui au commissariat de Wakhaldiam qui abrite les trois quart de la population de Guirore la capitale une femme que les familier appelle Tata Marie Angélique est arrivée et ne cessait de remercier son Seigneur et les saints qui la détournèrent de cette viande et sauvèrent sa grande famille naturelle et tous beaucoup d’autres des citoyens et des voyageurs tous les passants qui se restaurent gratuitement chez elle

Dans la grande cuisine au milieu de la cour  de son immense domicile où elle venait de déposer ses provisions au retour du grand marché de la république un chat noir s’est infiltré alors qu’elle venait de sortir de la cuisine après avoir déposé le panier

 Le chat qui sortait de la cuisine alors qu’elle y revenait est mort sur le coup après avoir franchi la porte de la cuisine un morceau de viande dans la bouche

Au cours de la journée on entendit beaucoup d’autres faits autour de cette viande à la veille de la Fête de Toulésaint

samedi 15 octobre 2016

Senghor-Diouf –Wade-Sall : Mêmes marches même Police ?


 
 

Ce vendredi 14 octobre 2016  dans l’après-midi c’était  à Dakar la énième marche de protestation contre la gouvernance du Sénégal indépendant avant que son président actuel et la plupart des femmes et des hommes sous son administration ses compagnons et ses adversaires ne prennent les chemins des diverses écoles  pour s’instruire aux sciences théoriques et pratiques aux savoirs et aux savoirs faire et être nécessaires pour un peuple et ses dirigeants  pour espérer rationnellement et légitiment un bien être actuel et futur durable pour eux et pour les générations futures de la république


On peut se demander si le comportement des forces de police est déterminé par le président de la république ou par elles-mêmes selon leurs moyens leurs diverses sciences et stratégies de maintien ou de rétablissement ou de perturbation de l’ordre public ou privé  et selon comme dit Karl Marx les conditions matérielles et historiques de leur situation en dehors et dans les champs de leurs  interventions


Autrement dit on peut se demander si le policier est responsable de ses actes ou si son chef doit toujours endosser la responsabilité des actes de ses agents sur le terrain des opérations
Pareillement on peut se demander si le changement dans les acteurs de l’opposition notamment des leaders change de manière significative le comportement des marcheurs et les autres caractéristiques de leurs marches


L’opposition sénégalaise a marché ce vendredi 14 octobre 2016  dans l’après-midi dans les rues de Dakar pour protester et envoyer des messages critiques au président de la république Macky Sall  indiquant la nécessité et l’urgence  de revoir sa politique générale et sectorielle notamment la gouvernance du pétrole et du gaz dont la découverte et l’exploitation ont éveillé beaucoup d’appétits et d’espoirs personnels et collectifs











Les marcheurs ayant choisi d’emprunter leur itinéraire initialement tracé par eux-mêmes et non celui suggéré par  l’autorité administrative la Police a fait usage de la fore pour les repousser
 
Hier vendredi 14 octobre 2016 entre 15 heures et 18 heures entre la Place de la Nation et la Place Doudou Ndiaye Rose et dans les quartiers et rues environnants rien de nouveau n’est  apparaît dans les comportements des marcheurs et rien de  nouveau et étranger à ce que nous connaissions déjà des marcheurs et de la Police par expérience

jeudi 13 octobre 2016

TERRORISME ISLAMISTE et JEUNESSE AU SENEGAL



Emile Durkheim « Chaque société est prédisposée à fournir un contingent déterminé de morts volontaires »

Et selon le physicien français Jean Ulmo que « La notion de vérité est au fondement de la ie personnelle et de la ie sociale de l’homme »





Ce qui est vrai pour un homme e n’est pas e que dit la siene ou la religion mais e qui le fait agir et chaque âme de chaque corps humain a une vérité qui les fait agir consciemment ou inconsciemment

Du point de vue de leur essence et de leur pouvoir toutes les vérités des croyances se valent même si les vérités n’ont pas la même affinité la même proximité et les mêmes rapports avec le réel ce qui est vrai c’est ce qui a le pouvoir d’agir ou de faire agir la nature ou l’humain individuellement ou collectivement

Pour savoir ou pour avoir une idée sur la prédisposition actuelle ou future possible en latente dans une personnalité individuelle ou dans une société comme la tendance au suicide à la destruction de l’autre et à l’autodestruction  il peut être utile de se demander quelle est à La vérité ou l’ensemble des vérités fondamentales auxquelles elle est attachée pour tenir son existence en équilibre lui donner et donner à ses actes un sens et une valeur

Or en écoutant nos jeunes sportifs et particulièrement dans les arènes de la lutte traditionnelle nous entendons clairement la vérité la plus répandue dans ce contingent de notre jeunesse dont les acteurs ne devraient pas être étrangers par leur raison de vivre des jeunes dans les lycées dans les université dans les marchés dans les ateliers de tous les métiers et presque tous dans l’angoisse existentielle face au devenir

«  Dema beuga teki parce que sama yaye défa sone si mane Mo takh combat bi mom sama bakane la ci teg Wor na yalla ak sa ma Serigne Bilahi»

 Une jeunesse qui parle ainsi ne fait pas encore partie les contingents potentiels de la terreur de la destruction de l’autre par l’autodestruction de soi parce que cette jeunesse ne voudrait pas voir ses parents souffrir d’avantage de sa faute en perdant leur progéniture sans sépulture

Dans cet enfer social moral engendré par l’injustice de la société ou par un défaut d’éducation et de formation adéquats nécessaires à leur reconnaissance et à leur intégration elle peut céder et voler agresser se prostituer vendre de la drogue ou en consommer négativement

Il faut l’aider à observer cette foi pour la vie et pour le devoir à l’égard de ses parents et de sa nation sans oublier que le plus inoffensif des humains peut devenir le plus redoutable des monstres

lundi 10 octobre 2016

Société : En attendant la révolte des justes qui souffrent et meurent dans les prisons de l’injustice


 

Tu as violé une mineure  ce n’est pas grave parce que tu es un journaliste de haute renommée nationale et internationale tu sortiras de prison la nuit du matin de ton incarcération

Tu as tué et enterré tes victimes vivant c’est un crime puni par Dieu et par les humains mais comme tu es un marabout de renommée nationale et internationale  pour que ta terre et ton ciel ne se révoltent pas contre  notre pouvoir

Tu as passé toute ta vie à chanter pour mieux blanchir  de l’argent de diverses origines sales tu peux maintenant tout acheter auprès des juges et des citoyens qui ne rêvent qu’à devenir riches par tous les moyens

N’as-tu donc pas vu cet autre aussi criminel et génocidophile  que toi habillé de toutes les richesses de la nation chanter et danser en toute liberté au milieu du peuple dont une partie lui rend tous les honneurs d’un  prince digne fils de son père 

Alors pourquoi toute cette peur

 Il ne t’arrivera rien de ce que tu crains dans leurs tribunaux

Sauf  si ton crime n’est pas de fumer comme tous les hommes partout dans le monde du chanvre indien sans offense ni provocation ni désordre public  mais d’être présentement pauvre par naissance ou par ton éducation

Tel est l’ordre qui nous gouverne ii et peut –être aussi ailleurs comme si ‘était une fatalité ou par le pouvoir d’un souverain invisible dans les cœurs des hommes et dans les âmes de toutes leurs institutions

En attendant  la révolte de tous ces justes qui souffrent et périssent de l’injustice qui se souviendront toujours que l’injustice est le plus redoutable de tous les maux pour tuer l’homme et la société tout de suite ou dans un futur proche ou lointain

dimanche 9 octobre 2016

PHILOSOPHIE Qu’est-ce que c’est définir un existant et qu’est-ce que c’est la philosophie

2016-2017


A.  Qu’est-ce que c’est définir un existant et qu’est-ce que c’est la philosophie

  

Définir c’est donner une identité un visage extérieurement visible ou cachée dans une enveloppe extérieur qui porte ses traces ou non On entend souvent dire que « l’habit ne fait pas le moine » pour signifier qu’une femme ou un homme peut enfiler l’habit du moine sans être un(e) moine
 
 Un habit est un abri une cachette une enveloppe c’est pourquoi d’une manière générale un habit c‘est tout ce qui contient naturellement ou accidentellement à la suite d’une rencontre et d’un contact qui pouvait être évités quelque chose d’autre qui lui ressemble ou qui ne lui ressemble pas Dans la nature et dans la société parmi les hommes nous voyons rarement une chose ou un être qui n’est pas dans un habit
 
Les choses et les êtres ne sont pas nus et immédiatement visibles et lisibles dans toute leurs dimensions possibles que les sens ou la raison peuvent détecter
 
D’une manière générale don nous pouvons considérer que chaque chose a une partie extérieure immédiatement visible et une partie intérieure cachée au sens à la conscience à l’esprit ou encore à la raison
 
D’autre part si la police sénégalaise est à la recherche d’un suspect dont il tient un portrait-robot communiqué aux autres polices et au public des témoins peuvent l’aider
 
Mais si la personne recherchée a le pouvoir de se déguiser extérieurement ou de se transformer totalement naturellement au cours de son mouvement sans rien de stable dans sa constitution ou de constant dans son comportement sa recherche est impossible pare qu’on ne peut pas rechercher dit Parménide ce qui n’a rien de fie d’immobile de stable de constant d’invariable quelque chose qui est toujours et partout présent là dans la chose ou dans l’être vivant dont on parle
 
Si la police française arrive à retrouver la même personne partie du Sénégal en se basant sur un portrait-robot fournie par la police alors que cette personne change par exemple naturellement ou artifiellement de teint de taille et dans d’autres caractères selon la température et d’autres facteurs de son environnement qui lui sert d’habit historique ‘est pare que cette personne réelle ou imaginaire conserve quelque chose qui reste indifférent au temps au lieu à la culture au sexe à l’âge et à d’autres facteurs de son monde extérieur c’est cette composante matérielle ou immatérielle de son existence qui permet de définir de dire une bonne fois pour toutes et pour tous e que c’est cette personne qui reste la même malgré d’autres changements qu’elle peut subir extérieurement ou intérieur en fontion de son milieu cette composante physique ou métaphysique visible ou invisible qui est toujours dans cette personne est e qu’on appelle la nature ou l’essence ou l’être de cette personne et c’est cette composante qui permet de la définir
 
La composante naturellement présente ou historiquement installée dans un existant et permettant de le définir peut être une propriété exclusive de et existant qui sera alors comme un singleton dans un ensemble dans un espace physique ou métaphysique
 
Ainsi Dieu est un singleton dans le grand ensemble de l’univers le seul à être un immortel un non mortel un existant qui ne s’épuise pas Lorsque plusieurs existant partagent une même propriété universel qui ne change jamais ils enforment un ensemble dans lequel ils peuvent avoir des différences secondaires et accidentelles ou encore contingentes
 
Dès qu’on enlève à un existant  la composante le pouvoir la propriété qui permet de le définir  dans un ensemble dont il est un membre ou un étranger nous la tuons ou nous la transformons en quelque chose d’autre
Dès qu'on retire de la constitution ou de l'environnement du pouvoir de ou de la disposition de l'existant le pouvoir la propriété qui permet de le définir  dans un ensemble dont il est membre ou un étranger nous la tuons ou nous la transformons en quelque chose d’autre
 
 Une femme ou un homme qui a déjà reçu le baptême dans la communauté de l’Eglise esse d’être un chrétien dès qu’il esse de croire que Dieu existe et que Jésus christ est son prophète
 
Pareillement pour le musulman et la musulmane il est nécessaire de croire toujours et partout dans toutes les épreuves difficiles ou dans les conditions favorable de croire qu’il n’existe qu’un seul Dieu et que Mohamed est son prophète( PSL) Il y a des chrétiens qui prennent de la drogues et parmi les musulmans et les musulmanes il y a des drogués et des alcooliques Il y a des chrétiens criminels et il y a des musulmans criminels

La définition repose donc sur une certaine conception du monde fondée sur l’expérience ou sur des principes métaphysiques posés comme nécessaires par la raison humaine
 
Le problème de la définition est donc clair et est celui de la recherche et de l’identification du stable et de l’instable dans l’existence prise dans sa totalité ou comme une portion de ce grand ensemble que l’on appelle monde ou univers ou encore cosmos e qui permet de définir est universel impérissable et nécessaire Il y a une ou plusieurs composantes matérielles et immatérielles qui se retrouvent dans chaque être humain indépendamment de son teint de son âge de sa culture de son histoire personnelle de sa richesse ou de sa pauvreté et es composantes constituent un patrimoine universel de l’humanité
 
Pour Rousseau parmi les composantes qui permettent de définir l'homme et par opposition à l'animal ou au objets de son monde  il y a La Liberté qui peut prendre plusieurs formes particulières au cours de l’histoire des sociétés humaines et selon l'histoire personnelle des individus La difficulté de la définition vient d'abord du fait que les choses et les êtres qui composent l'existence ne sont pas simple et homogène mais composé naturellement ou artificiellement et on peut se demander ou est le  nécessaire l'universel et l' accidentel le contingent ou encore le secondaire

jeudi 9 juin 2016

Sujet N° 2 philosophie Bac Sénégal 2015-2016: Peut-on dire de l'art qu'il dépasse la raison?


 

 

                 SUJET N°2 : Peut-on dire de l’art qu’il dépasse la raison ?

 

 

                                        INTRODUCTION

 
Je suppose qu'il est arrivé au moins une fois, aux femmes et aux hommes qui ont atteint un certain âge, de se dire intérieurement ou publiquement et à haute voix, ceci me « dépasse » ou alors ils ont été des témoins de cette déclaration. Indépendamment de la nature des évènements et de leurs autres caractéristiques, cette déclaration est un aveu, une confession, une prise de conscience de l’apparition d’une limite physique ou métaphysique, d’une limite matérielle qui s’oppose comme une ceinture de policiers délimitant un horizon indépassable, quelque chose comme le pouvoir qui ramène Sisyphe vers le bas de la montagne avec son rocher,  une limite qui s’oppose à l’explication scientifique et relativement objective  ou à la compréhension subjective de la raison humaine. A l’église,  en pleine messe, quelque présence humaine pleurer avec des larmes extérieurement visibles ou intérieurement quand la chorale l’atteint dans ce que son humanité a de spécifique et provenant  de la nature ou de son éducation parmi les hommes ; pareillement chez certains quand ils récitent ou entendent réciter des versets du Coran ou des Khassaïd ou des choses de cette nature ; de même qu’on voit ces états existentiels dans les concerts de rock les plus fous. Comment un mot peut-il faire pleurer ? Comment le timbre de la voix peut-il charger le mot avec une puissance différente qu’auraient les mots dans d’autres contenants ? C’est le pouvoir de l’art qui chante, qui danse, qui écrit, qui sent, qui dessine, qui sculpte, qui imite, qui invente, qui s’accorde avec la nature et la réalité historique ou qui les défigure,  qui produit ce dans quoi la raison humaine ne voit pas toujours ce qui agit et fait agir et ce sur quoi ce pouvoir agit dans l’intimité de l’homme et qui fait non seulement partie de l’humain, mais qui semble être son fond le plus ancien, le plus véridique, le plus divin. N’avons-nous pas là des faits empiriques pour dire que l’art n’est pas toujours saisissable, mesurable ou compréhensible dans ses divers aspects par les divers pouvoirs de la raison humaine dans la philosophie et dans les sciences, parce ayant pour source et pour horizon quelque chose qui marque une rupture radicale entre l’homme et l’animal ? En conséquence, peut-il  y avoir une science qui distinguerait ce qui est beau de ce qui est  laid et qui qui s’appellerait esthétique ?




Mais cette spécificité de l’art, cette obscurité de l’art qui résiste à l’examen de la raison, suffit-elle pour dire que l’art dépasse la raison  si par le même verbe « dépasser » nous pouvons comprendre aller plus loin dans la même étendue spatiale et temporelle ?Peut-on dire que le regard de l’art et les rapports de l’art sur la réalité sont plus profonds et plus authentiques, plus clairs, plus universels que les rapports de la raison dans la même réalité par la philosophie ou par la science ?  D’autre part,  peut-il y avoir un art de penser, de faire, de dessiner, de parler, de vivre, de construire, de se conduire dans les affaires quotidiennes et dans les affaires spéciales touchant la vie individuelle ou la vie sociale sans la présence d’aucune raison. Le beau n’est-il pas un certain ordre, une certaine harmonie, un ensemble de rapports et de proportions dans une totalité sensible ou métaphysique ou comme disent d’autres, le beau n’est-il pas aussi le bien et peut-il y avoir du bien ou de l’ordre sans une raison qui la dessine consciemment ou inconscient ? L’art peut-il alors sortir du champ de la raison pour s’inscrire exclusivement  dans celui des  sens, des émotions  personnelles  insaisissables par les porteurs et par les observateurs extérieurs ?

 

mercredi 8 juin 2016

Sujets philosophie Baccalauréat Sénégal 2015-2016 Séries L et S


 

 

                                                                    

 


    BACCALAUREAT SENEGAL 2015-2016

 

     PHILOSOPHIE/SERIES L’1, L1a, L1b, L2, LA

 

SUJET N°1 : L’objectivité n’est-elle qu’un idéal ?
 
 

SUJET N°2 : Peut-on dire de l’art qu’il dépasse la raison ?
 
 
 
 
 

SUJET N°3 : Expliquez et discutez le texte suivant :

           Résistance et obéissance, voilà les deux vertus du citoyen, par l’obéissance, il assure l’ordre ; par la résistance il assure la liberté. Et il est bien clair que l’ordre et la liberté ne sont pas séparables, car le jeu des forces, c’est-à-dire la guerre privée, à toute minute, n’enferme aucune liberté ; c’est une vie animale, livrée à tous les hasards. Donc les deux termes, ordre et liberté, sont bien loin d’être opposés ; j’aime mieux dire qu’ils sont corrélatifs. La liberté ne va pas sans l’ordre ; l’ordre ne vaut rien sans la liberté.
         Obéir en résistant, c’est tout le secret. Ce qui détruit l’obéissance est anarchie ; ce qui détruit la résistance est tyrannie. Ces deux maux s’appellent, car la tyrannie employant la force contre les opinions, les opinions en retour, emploient la force contre la tyrannie ; et inversement, quand la résistance devient désobéissance, les pouvoirs ont beau jeu pour écraser la résistance, et ainsi deviennent tyranniques. Dès qu’un pouvoir use de force pour tuer la critique, il est tyrannique.

                                                                                      ALAIN

 
 SERIES S1, S1A, S2, S2A,S4,S5

SUJET N°1 : Renoncer à la philosophie, n’est-ce pas renoncer à la pensée elle-même ?

SUJET N°2 : La liberté suit toujours le sort des lois ; elle règne ou périt avec elles.

                                     Qu’en pensez-vous ?

SUJET N°3 : Expliquez et discutez le texte suivant :

Par la discussion et l’expérience-mais non par la seule expérience- l’esprit humain est capable de corriger ses erreurs :la discussion est nécessaire pour montrer comment interpréter l’expérience. Fausses opinions et fausses pratiques cèdent graduellement devant le fait et l’argument, mais pour produire quelque effet sur l’esprit, ces et arguments doivent lui être présentés. Rares sont les faits qui parlent d’eux-mêmes, sans commentaire qui fasse ressortir leur signification. Il s’ensuit que toute le force et la valeur de l’esprit humain- puisqu’il dépend de cet esprit d’être rectifié quand il s’égare- n’est vraiment fiable que si tous les moyens pour le rectifier sont à portée de main. Le jugement d’un homme s’avère- t-il digne de confiance, c’est qu’il a su demeurer ouvert aux critiques sur ses opinions et sa conduite ; c’est qu’il a pris l’habitude d’écouter tout ce qu’on disait contre lui, d’en profiter autant qu’il était nécessaire et de s’exposer à lui-même-et parfois aux autres- la fausseté de ce qui était faux.
                                                     John Stuart Mill

 

samedi 4 juin 2016

Développement durable et satisfaction durable dans la nature et parmi les hommes


 
INTRODUCTION
 
 
 
 

Le fait sur lequel porte ces réflexions n’est pas imaginaire, même s’il peut avoir besoin de modèles, de formes imaginaires, idéales ou supposées historiquement réalisables dans la nature et parmi les hommes pris individuellement ou en tant que corps social, comme un peuple ou une nation ou une communauté. Le développement est un fait visible dans la nature et parmi les hommes et il est possible de décrire ce qui dans la nature et parmi les hommes, est appelé développement individuel ou collectif dans une étendue spatiale et temporelle déterminée.

La brebis qui vient de naître dans la nature vient dans la partie du monde où elle apparait avec un certain pouvoir initial constituant son individu et son identité dans une totalité. Dans le territoire de nature où elle naît  et dès sa naissance, la brebis a le pouvoir de retrouver ce qui fait partie de sa propriété au sein de l’immense nature et dans le plus grand du troupeau du monde. Aucune brebis n’apprend à rechercher et à retrouver les mamelles de sa source dans les corps vivants de son enclos. Ce pouvoir de reconnaître ce qui est proprement à elle, du commencement jusqu’à la fin de son existence, n’est pas un pouvoir sans importance ou un pouvoir secondaire dans l’ensemble des pouvoirs naturels et des pouvoirs historiquement constitués par les hommes. Ce pouvoir contient en même temps l’existence d’une identité individuelle de la brebis dans l’enclos parce qu’aucune autre présence ne vient lui discuter ce bien. Ce pouvoir qui porte la brebis vers la source la plus de son existence dans l’enclos et la premières vitales dans les pouvoirs du monde extérieur, porte aussi clairement l’évidence selon laquelle toute chose dans le devenir est propriétaire de quelque chose et dès sa naissance, de manière définitive ou provisoire, dans les divers capitaux de l’existence. Personne ne peut non plus discuter à la partie de la nature qui a donné naissance à la brebis dans l’enclos, son droit de mère puisque personne ne lui a enseigné son devoir de mère. Séparer une vache et son veau en les plaçant à deux extrémités du monde, ils finiront par se retrouver et avec une rapidité que deux  humains pourraient ne pas réaliser et à tous les âges possibles historiques ou métaphysiques de leur devenir. Au sein de la nature, il n’existe pas de conflit d’identité dans une intimité et il n’existe pas de conflit de propriété dans les intimités ou entre les intimités. Dans la nature, jamais rien ne poursuit et ne détient ce qui n’est pas à lui, ce dont il est contenant sans en être nécessairement le propriétaire ni même l’usager de droit, et dans la nature aucun gérant ne résiste à demande de livraison de ce qui est destiné à un autre connu ou inconnue. Dans la nature, il n’y a pas de guerre d’espace, même s’il y a une défense des espaces individuels et des espaces collectivement occupés par des loups, des buffles ou des agneaux.  Je crois que cette disposition fait partie des causes, des origines, des conditions qui auraient permis à la nature d’exister et de se conserver bien avant l’homme et  jusqu’ici depuis son contact avec ses pouvoirs sevrés, détachés de la totalité et formant l’intimité initial du pouvoir humain.

 

vendredi 27 mai 2016

Les Anciens ne vivaient pas seulement de la Nature


 
Ce que les Anciens ont légué dans la Nature et dans la société à leurs descendances, il n'est pas assuré autant pour les générations futures du peuple de Yokaam dans l'Etat actuel de Pagaal. Les Anciens ne vivaient pas seulement de la Nature mais pour la faire vivre le plus longtemps possible à Yokaam. Je crois qu’on peut dire cela d’un homme qui durant toute sa vie a eu à conduire au départ un couple, une génisse et un bouvillon jusqu’à établir un immense troupeau et qui, pourtant durant toute sa vie, ne sut jamais quelle est la saveur de la viande de vache, la saveur du lait frais de vache, la saveur du lait caillé de vache, trouvant sa pleine satisfaction dans la satisfaction du bétail revenant des immenses pâturages où la nature a répandu toutes choses nécessaires en surface et en profondeur pour toutes choses dans le devenir. Au temps des Anciens, les citoyens de Yokaam ne vivaient pas comme si la Nature n’était pas à elle-même et pour elle-même mais absolument pour l’homme et comme si l’existence humaine consistait pour chacun, pour chaque homme, chaque famille, chaque Etat à prendre de la nature le maximum possible pour s’assurer le maximum possible de durer dans l’histoire et avec le maximum de satisfaction. Je n’ai pas vécu beaucoup avec eux, je n’ai rencontré que les derniers à Yokaam. Mais à Yokaam, il arrive que les Anciens soient plus présents et quand nulle part dans leur cité, on ne voit presque plus aucune de leurs traces vivantes, malgré la multitude de leurs descendances. Jamais pour les Anciens, la nature n’a été une proie à abattre n’importe où et n’importe quand. A Yokaam, je n’ai jamais vu un homme tuer un mouton, une chèvre ou une vache, un chameau pour n’importe quoi, pas même pour faire plaisir à Dieu, parce que Dieu ne peut pas préférer voir des milliers et des milliers de vie mourir dans la nature en son nom que de les voir continuer leur chemin dans la vie quand il est encore possible de le faire. Jamais je n’ai vu un homme ou une femme se lever d’elle-même, de sa seule liberté et de sa seule autorité pour aller chasser dans la forêt de Yokaam. C’est toujours ensemble que les hommes valides faisaient la chasse annuelle et rituelle à Yokaam, avant l’entrée de la saison des pluies et cette chasse était liée à cette autre activité. Jamais à Yokaam, je n’ai vu une famille consommer du lait d’une vache qui vient de mettre un veau au monde ou consommer le nouveau mil sans commencer par donner aux morts leurs parts aux cimetières ou à l’autel de leurs pangols. Ils vécurent en très bonne santé dans une nature pleine de santé. Ils vécurent heureux et la nature fut je crois satisfaite de leur existence et ce n’est pas seulement parce qu’ils ne la transformèrent pas profondément. Certains diraient que partout l’instinct de transformer la nature et la nécessité de la transformer se présentent à l’homme pour survire et que seul l’ignorance, le déficit de science et de technique ou l’abondance furent les causes de la longévité de l’abondance, de la diversité et de la santé de la nature à Yokaam et ailleurs. Cela est sans doute vrai, mais quel homme poursuivrait la science et la technique si elles ne sont pas faites pour faire vivre le plus longtemps la nature et l’homme et dans les meilleurs des états de leur santé et de leur satisfaction. Si les Anciens à Yokaam n’avaient pas la science de la Nature, ils avaient alors l’amitié pour se faire entendre d’elle, puisqu’aux Assises du Khoy de Wéthiar Ndigil quelque part dans l’Etat de Pagaal, les Anciens demandaient à  la Nature de pleuvoir et elle arrivait toujours au jour promis.

 

samedi 21 mai 2016

Personne n'a jamais vu deux hommes ou deux Etats satisfaits se battre ou en guerre


 


Personne n’a jamais entendu parler ou vu dans les fictions et les utopies rationnelles ou dans le monde de tous les jours, deux hommes, deux peuples, deux Etats, deux cultures, deux nations satisfaits se battre ou en guerre. Les mouvements des animaux et leur présence effective dans les différents endroits de la nature dépendent toujours et partout de leur espoir et de leur possibilité effective à retrouver ce dont ils sont séparés et qui est nécessaire à leur satisfaction individuelle ou collective dans ces lieux où ils s’établissent ou qu’ils cherchent à atteindre. Ce qui est valable pour les animaux est valable pour les végétaux parce que personne n’a jamais vu un paysan semé son mil ou ses arachides dans n’importe quel sol de la nature ou à n’importe quel moment des saisons et des activités de la nature. Le même principe est à l’origine et au fondement de toutes les activités et de tous les déplacements des hommes, de toutes les activités humaines collectives et personnelles, indépendamment de leurs époques, de leurs cultures, de leurs âges, de leurs sexes, et d’autres aspects existentiels permettant de les séparer dans l’unité du genre humain. La recherche de la satisfaction collective et de la satisfaction individuelle est le principe, le moteur, l’enjeu, la raison d’être universels de toutes les activités, de tous les mouvements observables en surface et en profondeur dans les choses et dans les êtres au sein de la nature et dans les sociétés humaines. Le combat universel de l’existence dans la nature et parmi les hommes, c’est le combat pour la satisfaction universelle individuellement et collectivement recherchée.
Ce qui change dans le combat universel pour la satisfaction des choses et des êtres de l'existence au sein de la nature et parmi les hommes, ce sont les moyens, les chemins empruntés, les conditions, les objets et produits parce que  nécessaires ou supposés nécessaires pour atteindre la satisfaction visée, les significations, les valeurs, les formes, les niveaux, l'étendue spatiale et temporelle de cet état dans les choses et dans les êtres, les états de satisfaction effectivement réalisés, et surtout la tendance à l'accroissement ou à la baisse, au cours de leurs histoire, des actions qu'ils exercent et qu'ils subissent volontairement et involontairement, des pouvoirs individuels et des pouvoirs collectifs, dans les choses et dans leur environnement qui sont nécessaires ou favorables à la satisfaction et celle des pouvoirs qui sont nuisibles à la réalisation de la satisfaction collective ou individuelle dans une étendue spatiale et temporelle déterminée.
Les variations des conditions, des moyens, des objets, des activités, des relations, des rapports et dans d'autres aspects dans la recherche de la satisfaction sont observables dans les nature et parmi les hommes, en prenant les choses et les êtres individuellement et en les considérant collectivement dans une étendue spatiale et temporelle déterminée. Le même élève ne réalise pas toujours le projet de satisfaction qu'il s'est fixé lui-même ou qui est attendu de lui par son maître ou par ses parents. La même équipe de football ne parvient pas toujours à la satisfaction qu'elle s'est fixée dans un match et le meilleur tireur de pénalty ne réussit pas toujours la même épreuve dans le même stade et avec le même gardien et dans la même compétition.
Les variations légères ou graves qui s'observent dans la satisfaction au sein de la nature et parmi les hommes sont des faits normaux, conforme avec l'ordre des choses et des êtres dont l'existence est inscrite dans le monde du devenir et du changement au sein duquel toute chose grande ou petite en apparence ou en puissance, est en soi une réalité physique et sensible, intelligible, psychique, intelligente et raisonnable est en soi une force naturelle ou historique ayant un certaine pouvoir sur lui-même, sur les autres existant et sur son environnement naturel ou social et donc destiné à agir positivement ou négativement sur lui-même ou en dehors de lui-même. Comme toute chose, c'est une vérité qui  n'a jamais été remise en cause ni par les mythes, ni par les philosophes et encore moins par la science, et surtout par les science de la nature, la satisfaction est l'œuvre de l'activité d'un pouvoir ou d'un ensemble de pouvoirs associés conscients ou  associés au sein d'une étendue spatiale et temporelle délimitée dans la nature et parmi les hommes. En conséquence, la satisfaction ou l'insatisfaction des choses et des êtres au sein de la nature et parmi les hommes dépendraient toujours et partout des activités des pouvoirs qui les composent individuellement, des activités et des interactions des pouvoirs dans leur environnement naturel ou social, des activités volontaires et involontaires qu'exerceraient ou que subissent ces pouvoirs dans leur champ d'apparition, Les choses et les êtres qui sont les plus aptes à réaliser leur satisfaction individuelle ou leur satisfaction collective dans une étendue spatiale et temporelle déterminée, sont nécessairement, toujours et partout, dans la nature et parmi les hommes au sein des société humaines, ceux qui sont naturellement ou historiquement pourvus des pouvoirs individuels et des pouvoirs collectifs ou publics qui sont nécessaires pour stabiliser les conditions et les objets nécessaires à la satisfaction et de neutraliser les conditions et les objets qui sont nuisibles à la satisfaction collective ou à la satisfaction individuelle. 
Je veux savoir si les pouvoirs individuels et les pouvoirs collectifs des hommes et ceux  des choses et des êtres au sein de la nature dans le territoire du village de Yokaam dans l'Etat de Pagaal, sont orientés dans le sens  de la croissance, de l'émergence; dans le sens du renforcement de la probabilité de la réalisation des projets de satisfaction individuels et des projets de satisfaction collective et de leur renforcement, ou plutôt, dans le sens de leur affaiblissement individuel et collectif, en partant de l'époque la plus lointaine que je peux atteindre dans mes souvenirs sans illusion et de ce que je peux décrire comme tout observateur  ayant vécu autant que moi ou plus ou moins que moi à Yokaam ou à Pagaal et s'efforçant à s'approcher de la vérité qui ne cherche ni à flatter ni à blâmer, mais seulement à témoigner pour éclairer ce qui mérite d'être vu par tous les hommes ou par ceux qui sont concernés.
Ce n'est pas le seul chemin, mais c'est un des chemins les plus clairs et les plus sûrs, pour faire le diagnostic de toute gouvernance dans la nature et parmi les hommes, et pour savoir s'il y a une différence essentielle entre la gouvernance de l'existence chez les Anciens de Yokaam, la gouvernance des pouvoirs des hommes et des pouvoirs de la nature, et la gouvernance de l'existence  à Yokaam aujourd'hui.