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mercredi 19 mai 2010

Quatre groupes de problèmes et de questions dans l'épistémologie

SOURCE:WIKIPEDIA

Les Problèmes et les questions qui se posent en épistémologie sont nombreux et variés. Mais on distingue en général quatre groupes de problèmes dont chacun contient des questions différentes mais touchant la même cible à différents points.

Le premier groupe de problèmes concerne la logique mise en œuvre dans le raisonnement et dans la pratique scientifique et donc la validité de la connaissance scientifique et la structure des théories scientifique, c’est-à-dire leur formation et leurs relations dans l’histoire de la science. On trouve dans ce champ de problèmes les questions suivantes entre d’autres possibles.

Comment formaliser une théorie ? Quel est le statut des objets mathématiques : s'agit-il de fictions utiles ou plutôt d'objets « réels » ? Quel est le statut logique d'une théorie comme la théorie de l'évolution : a-t-elle la même valeur qu'une théorie physique comme, par exemple, la relativité restreinte ? Quel type de logique convient aux résultats étonnants de la mécanique quantique ? Est-ce encore la logique dite classique ? Quel est le rapport entre une théorie et une loi et une loi est-elle toujours de nature mathématique ? Existe-t-il de véritables lois en sciences humaines ?

Dans le deuxième groupe de problèmes, ont cherche à mettre en évidence des significations et on se demande qu’est-ce que la vérité ?

Quel est le champ d'application de tel concept ou de telle théorie ? (Quel est par exemple l'objet exact de l'évolution : les individus, les populations ou les espèces ? et à quoi se réfère-t-on au juste en biologie lorsqu'on parle d'une espèce ?) Quelle relation exacte peut-on établir entre l'observation et la théorie, par exemple la seconde dérive-t-elle directement de la première ? En science, existe-t-il des concepts empiriques et des concepts théoriques ? Comment interpréter les statistiques ? Quel est l'objet exact de la mécanique quantique ?

Le troisième groupe de problèmes concerne la question de la méthode ou des méthodes scientifiques

Y a-t-il une ou des méthodes scientifiques et si oui quelle est la méthode scientifique ou le groupe des méthodes scientifiques et pourquoi il ne peu y en avoir qu’une ou plusieurs ? Et d'ailleurs, y a-t-il au départ une méthode scientifique standard ou seulement diverses procédures empiriques ? Une même méthode peut-elle comporter différentes techniques ? Les sciences sociales et humaines ont-elles une méthode rigoureuse et, si oui, est-ce la même que celle des sciences dites exactes ? Peut-on confirmer une théorie scientifique ou ne confirme-t-on que des hypothèses isolées ? Une telle confirmation a-t-elle des degrés ? Si oui, peut-on mesurer le degré de confirmation d'une hypothèse ou d'un système d'hypothèses ? Quelle est la valeur de l'induction en science ?

Dans le quatrième groupe de problèmes on s’interroge sur les limites et sur la valeur de l'entreprise scientifique

Qu’est-ce qui est scientifique et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Existe-t-il de fausses sciences ? Comment détecter et reconnaître une fraude scientifique ? Le savant peut-il vraiment être neutre et objectif ou est-ce un idéal inaccessible ? Notre connaissance progresse-t-elle sans cesse ou existe-t-il des limites inscrites dans la nature ou encore dans nos instruments d'observation et de mesure ? Quand au juste est-on légitimé d'utiliser le concept de probabilité : seulement quand on ne dispose pas d'informations suffisantes ?



dimanche 28 mars 2010

Aristote:Qu'est-ce que la nature?

Parmi les êtres, en effet, les uns sont par nature, les autres par d'autres causes; par nature, les animaux et leurs parties, les plantes et les corps simples, comme terre, feu, eau, air; de ces choses, en effet, et des autres de même sorte, on dit qu'elles sont par nature. Or toutes les choses dont nous venons de parler diffèrent manifestement de celles qui n'existent pas par nature; chaque être naturel, en effet, a en soi-même un principe de mouvement et de fixité, les uns quant au lieu, les autres quant à l'accroissement et au décroissement, d'autres quant à l'altération. Au contraire un lit, un manteau et tout autre objet de ce genre, en tant que chacun a droit à ce nom, c'est à dire dans la mesure où il est un produit de l'art, ne possèdent aucune tendance naturelle au changement, mais seulement en tant qu'ils ont cet accident d'être en pierre ou en bois ou en quelque mixte, et sous ce rapport; car la nature est un principe et une cause de mouvement et de repos pour la chose en laquelle elle réside immédiatement, par essence et non par accident.
Je dis et non par accident parce qu'il pourrait arriver qu'un homme, étant médecin, fût lui-même la cause de sa propre santé; et cependant, ce n'est en tant qu'il reçoit la guérison qu'il possède l'art médical; mais par accident, le même homme est médecin et recevant la guérison; aussi ces deux qualités peuvent-elles se séparer l'une de l'autre. De même pour toutes les autres choses fabriquées; aucune n'a en elle le principe de sa fabrication; les unes l'ont en d'autres choses et hors d'elles, par exemple une maison et tout objet fait de main d'homme; les autres l'ont bien en elles-mêmes, mais non par essence, à savoir toutes celles qui peuvent être par accident causes pour elles-mêmes. La nature est donc ce que nous avons dit. Maintenant, avoir une nature est le propre de tout ce qui a un tel principe. Or toutes ces choses sont substances, car ce sont des sujets et la nature est toujours dans un sujet. Maintenant, sont choses conformes à la nature et ces substances et tous leurs attributs essentiels; par exemple, pour le feu le transport vers le haut; car cela n'est pas nature, pas davantage n'a une nature, mais cela est par nature et conformément à la nature. On vient de dire ce qu'est la nature, ce que c'est que être par nature et conformément à la nature. Quant à essayer de démontrer que la nature existe ce serait ridicule; il est manifeste, en effet, qu'il y a beaucoup d'êtres naturels. Or démontrer ce qui est manifeste par ce qui est obscur, c'est le fait d'un homme incapable de distinguer ce qui est connaissable par soi et ce qui ne l'est pas. C'est une maladie possible, évidemment: un aveugle de naissance peut bien raisonner des couleurs; et ainsi de telles gens ne discourent que sur des mots sans aucune idée.
Aristote, Physique 2.



LA LIBERTE dans la nature et dans la vie sociale:utopie ou projet réalisable?


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A chaque instant de l’histoire, si ce n’est pas toi ou moi, et même si nous n’avons aucun signe de son existence, nous pouvons être sûrs que quelque part dans le monde, il existe une vie humaine solitaire ou une assemblée de vies humaines qui dit non à quelque chose qu’elle cherche à vaincre ou qu’elle aurait voulu pouvoir vaincre.
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Cette dénonciation est en même temps un signe de liberté mais elle indique en même temps une absence de liberté. Car, il y a absence de liberté à chaque fois que la vie animale ou humaine est victime d’un obstacle, d’une barrière, d’un fardeau qui lui empêche d’être ainsi qu’elle voudrait être et de faire ce qu’elle voudrait faire dans on espace, avec son corps, avec son esprit, avec sa volonté et avec son cœur. En termes plus clairs, la liberté se conçoit idéalement par l’esprit comme une absence totale de contrainte ou alors comme le droit de lutter contre toute contraintte qui s'applique sur la vie personnelle ou sur la vie,qu'elle soit rationnellement justifiée ou douteusement justifiée,par la conscience,par la raison, par l'habitude, par la peur,par l'ignorance ou par quelque autre source de contrainte.
Par cette première identité, l’être libre revendiquerait alors une vie d’isolement pur ou alors une insensibilité totale dans un immense réseau relations naturels et sociales parcourus par des influences de toutes sortes,conscientes et qui échappent à notre conscience. Comment stisfaire une telle demande théoriquement et comment l'homme pourrait la vivre concrètement en tant que sujet individuel ou en tant que peuple?
                                                                                                                          
Pierre Hadot,philosophe contemporain,spécialiste de la pensée hellénistique et romaine
Aucun animal ni aucun homme n’est la cause de son apparition dans la nature ni l'inventeur se ses aptitudes acquises au cours de sa socialisation.Les personnalités d'une société humaine ne sont jamais intellectuellement ni du point de vue de leur agilité physique,identique comme deux gouttes d'eau.Néanmoins, dans chaque personnalité ou dans chaque personnahe social s'exprime sa société.En termes courant,il y aurait un déterminisme naturel et un déterminisme culturel,social et psychologique de l'individu du genre humain et donc de ses tendances,goûts et comportements. Le fait que l'homme soit né sans aucune "nature" et soit condamné à s'inventer une identité et un monde subjectifs ,à s'ateler à réaliser cette identité intérieure et extérieure de son existence,est admis depuis longtemps, notamment depuis Jean Itard qui mit en évidence que la source  de toute humanité est la société, qu’il est impossible de se faire homme dans la solitude.Aristote et d'autres comme Rousseau ont montré qu'il est nécessairement un être vivant qui s'appartient relativement dans la mesure où la satisfaction de certains de ses besoins dépend d'autres compétences en dehors de lui. 
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Faut-il conclure de cette situation que les animaux et les hommes sont condamnés à renoncer à la liberté, à vivre comme des esclaves ? N'est-il pas possible de supposer avec Rousseau un homme qui fut indépendant et libre de tout lien social?Mais cette hypothèse ne signifierait-elle pas que l'animal est libre alors que la condition de l'animal est dans son intérieur comme dans son extérieur le dernier degré de l'absence de liberté?
                                         

                                                                           

Le propre de l’homme et c’est là un autre signe de la présence de la liberté en lui, est qu’il est capable d’adapter les choses et le monde à sa situation comme il est capable de s’adapter aux exigences de son environnement naturel et social. Ainsi, pour certains philosophes, l’homme conscient et raisonnable ne réclame pas un monde sans ordre ni loi ni une vie d’isolement qui se conduirait sans principe ou loi à l’égard de lui-même, de la nature et de ses semblables. Quelque soient l’ordre et les lois de la nécessité posées de manière inviolables dans la nature et de manière conventionnelle parmi les hommes, il reste toujours une partie vide, vierge sans contrainte et dont l’aménagement dépend des consciences et des volontés des individus et des peuples. De même, pour l’homme raisonnable, au lieu d’être toujours des entraves vicieuses et fantaisistes contre la liberté, les vraies lois civiles sont essentiellement faites pour servir de garantie ou d’arbitre dans la rencontre des libertés individuelles et les lois naturelles que découvrent les diverses sciences sont des armes pour nier, pour se défendre et pour contrôler la nature. D’autre part, peut-on empêcher à un homme de penser ou de vouloir ou d’aimer par des contraintes extérieures ou domiciliées dans sa conscience ? Mais cette acceptation de l’ordre naturel et de l’ordre social, l’affirmation d’un libre arbitre inattaquable par les diverses influences du monde sauve-t-elle la liberté de l’étreinte de cet inconscient psychique posé au cœur de la vie humaine par la psychanalyse de Freud ? Cette découverte est sans doute une grave menace contre la liberté car c’est pour sécuriser la liberté que Jean-Paul se refuse de reconnaître cette composante de la vie psychique.
Mais pourquoi les individus et même les sociétés s’accrochent-ils à la liberté puisque toute société reconnaît son existence dès l’instant que toute société se définit des limites et qu’elle se crée des tribunaux pour juger des individus et des groupes sociaux supposés agir sans influence incontrôlable par eux ?Si la liberté est l’effort par lequel un homme ou un peuple cherche à se débarrasser d’un fardeau psychologique, morale ou physique qui lui empêcherait d’être ainsi qu’il voudrait l’être et de se comporter ainsi qu’il voudrait, la liberté ne serait-elle pas un des plus hauts biens de la vie humaine.Cependant n’apparaît-elle pas quelquefois comme un lourd fardeau dont on cherche à se débarrasser, et donc comme quelque chose qui devient soudainement négatif et insupportable,lorsque la nécessité de répondre à la responsabilité menace de mort la liberté ou la  vie elle-même?
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SUJET 1: Quand la société condamne un homme ou un groupe d'homme défend-t-elle ou nie-t-elle la liberté?
SUJET 2: La société a-t-elle intérêt à ce que l'homme ne soit pas libre?
SUJET 3: Dieu peut-il tout se permettre?








lundi 1 mars 2010

CONSCIENCE ET INCONSCIENT DANS LA VIE

INTRODUCTION

L'éléphant est physiquement plus grand que l'homme mais ne nettoie pas son milieu de vie:la notion de propreté et la gestion de l'environnement sont aussi des inventions de la conscience.

Si nous nous limitons au contenu ou au sens que livre immédiatement son origine latine,nous dirons que la conscience se définit toujours ou a pour essence ou se définit par son pouvoir de savoir,de connaître, de distinguer, de reconnaître, d'identifier,de sentir,de se souvenir,etc. En ce sens nous ne pouvons pas nier son existence chez l'aminal et chez tout être vivant, en ce sens que vivre, c'est au moins sentir quelque chose ou identifier quelque chose dans le monde.Les vautours peuvent identifier un cadavre et localiser sa position dans l'espace.Mais il y a quelque chose que les vautours ne savent pas:pourquoi ou de quoi est morte la vie autour de laquelle ils se régalent et se battent?
Les chiens aident la police et la gendarmerie dans des activités qui impliquent un pouvoir de rétention d'information et de rappel des informations antérieurement enregistrées.Mais le chien ne sait pas pourquoi la drogue se vend dans la société et où va l'argent de la drogue.Ce pouvoir de savoir est celui qui marque la ligne de séparation entre la conscience purement animale ou instinctive parce que naturelle et la conscience humaine.Le propre de la conscience humaine est de savoir,d'imaginer, de concevoir, d'innover, de démontrer, de justifier, de nier, d'accepter, de prévoir,de supposer,d'organiser,d'indiquer ce qu'il faut dire ou faire ou empêcher de dire ou de faire en considération de certaines conséquences.La conscience de l'animal ou le pouvoir de savoir du vautour ne lui permet pas de savoir si demain une vie va mourir ou non.Cette conscience sensitive ne connaît que le présent et connaît de manière immédiate, sans détour,alors que la conscience humaine atteint ce qu'elle sait comme vrai ou faux ou possible en passant par des comparaisons, des déductions, des hypothèses,c'est-à-dire de manière immédiate.En ce sens la conscience humaine est la faculté de mettre en évidence des relations cachées ou de créer des relations artificielles entre les choses du monde et entre elle-même et les autres consciences du monde.
On comprend alors toute l'importance de la conscience dans la vie individuelle des hommes comme dans leur vie sociale.Elle est la mère de la philosophie, de la science,de la paix, de la guerre,etc.Mais la conscience est-elle la seule à conduire l'homme dans le monde?Malgré son pouvoir qui se lit dans les transformations que l'homme a introduit dans sa vie et dans son environnement,aussi bien dans la conception du monde que dans l'action poitique, peut-on dire que la conscience est assez puissante pour nouus éclairer toute la réalité?Ne nous arrive-t-il pas dans nos rêves ou dans certaines de nos actions ou dans ceux des auutres, de nous sentir étrnager à nous mêmes, de ne pas nous reconnaître.Comment expliquer qu'un élève ayant récité sept fois de suite une leçon,dans une huitième tant immédiatement la dernière performence,n'arrive plus à réciter sans faute?Comment comprendre le fait que dans certaines circonstances, la bouche d'un orateur puisse faire sortir publiquement un mot indésirable qu'il ne fallait pas dire selon un certain ordre dans les rapports avec ses interlocuteurs et dans les propos de son discours?Pourtant, lorsque Sigmund Freud a émis l'idée de l'existence d'un inconscient psychique,des voix bien informées et bien autorisée dans leur domaine se sont élevées pour combattre cette conception de la vie psychique.Cette critique ou ce refus, est sans doute motivé,car l'homme raisonnable et libre refuse toujours ou accepte à cause d'une conséquence positive ou négative perçue.En effet, comment Jean-Paul Sartre pourrait-il sauver sa liberté face aux forces armées destructrices de l'inconscient?Comment Socrate et plus proche de nous,René Descartes pourrait-il sauver l'idée d'une conscience absolue face aux ordres exécutés de l'inconscient par les individus et par les foules?
Renoncer à des heures de sommeil ou de loisirs ou de dépenses inutiles dans des cérémonies pas nécessaire et investir dans le sens d'une qualification professionnelle est un choix et un choix et acte engendrés par la conscience et nourris par la volonté.Les différences entre les hommes et les peuples ne seraient-elles pas alors des conséquences des différences entre leurs consciences,différences qui viendraient sans doute comme le dit Marx des conditions matérielles de la vie,mais aussi de la volonté de vivre individuellement mais aussi collectivement?

Il importe de s'interroger sur la conscience,non pas seulement pour avoir une bonne note en classe, mais toout simplement sinon surtout et avant tout, pour nous comprendre et pour comprendre l'autre vie qui s'exprime en dehors de nous et pour chercher un ordre social et mondial conforme à notre situation d'être vivant limité dans le temps et dans l'espace.






dimanche 20 décembre 2009

La métaphysique 2+ :Des présupposés ou des vérités premières qui fondent le projet de la métaphysique

 Des présupposés de la métaphysique.
La philosophie est aussi une recherche pour répondre à la question:Faut-il vivre en suivant ce que nous indiquerait une raison probable dans la nature ou en prenant les chemins déjà tracés par  des hommes ou faudrait-il se définir une voie et une discipline personnelle qui  nous donnent satisfaction sans nuire à l'épanouissement des autres ?Un habitant de la Cité Fadia,dimanche matin 20 décembre dans une rue de la Cité!C'est cette philosophie qui est celle des architectes du bien.



La philosophie est selon Aristote,le chemin de la raison qui est amoureuse de savoir et qui a fait l’expérience de ses erreurs. Elle consiste donc avant tout à débarrasser la raison de tout ce qui peut lui empêcher de bien se voir en tant qu’instance de mesure ou de discernement, et de bien voir ensuite clairement la réalité. Son souhait est donc d’arriver à une connaissance débarrassée de toute sorte d’erreurs qui pourraient avoir l’homme comme source ou la chose à connaître, notamment dans le monde sensible où les choses sont en perpétuellement changement et capables de se déguiservolontairement ou involontairement, capables de cacher leur nature ou de la recouvrir par ce qu’elle n’est pas. En ce sens, nous pouvons encore dire que la philosophie dans sa forme théorique est un projet de perfectionnement de la raison, de sa manière de penser ,de nommer les choses, de les approcher, de les séparer ou de les réunir en famille selon un critère essentiel dans leur existence. Le sommet du voyage de la raison humaine serait donc ce lieu où une fois perchée la raison humaine serait débarrassée de tout ce qui lui empêchait de voir clairement les choses , les êtres et les évènements, dans leur nature, leur relation, leur mouvement, leur fonction,,etc. Le moment et le lieu où la raison humaine suppose être arrivée ou devoir arriver un jour, est le moment et le lieu de la métaphysique. Car la métaphysique comme nous venons de le voir ci-dessus, est la prétention de connaître toute chose en elle-même, de manière directe, sans ‘intermédiaire de quelque chose d’autre qui la contiendrait et de laquelle on pourrait la déduire. La métaphysique est le refus de la représentation des choses par des auxiliaires toujours imparfaits et infidèles. Quelles sont les bases ou les présupposés ou les postulats ou les vérités premières ou les prémisses posées au départ de ce projet de recherche de la vérité absolue ou de la mesure absolue de toute chose? La métaphysique suppose que chaque chose qui existe dans le monde sensible sous des aspects multiples ou des visages multiples comme l’homme, a un ancêtre dans un monde qui est au-delà de la terre où naît, évolue, change et meurt l’homme ou la fleur ou le cheval ou l’Etat. Cet ancêtre qui est le modèle idéal universel formel ou immatériel a un auteur ou un créateur qui a la sagesse parfaite ou la science ou la connaissance parfaite de toute chose et dont les actions indiquées ou exécutées par lui sont parfaites. Cet auteur est appelé Dieu par certains et Nature par d’autres ou encore Raison, par exemple chez les stoïciens. En ce sens nous pouvons dire que c’est l’esprit métaphysique de la philosophie première encore appelée philosophie spéculative, qui formula rationnellement l’existence de Dieu en tant que premier principe ou cause ou source ultime de toute chose dans la nature, y compris l’homme qui découvre son existence. Dès lors comment ne pas comprendre que l’une des fonctions de la philosophie soit de guérir les âmes pour retrouver leur alliance avec l’Etre par excellence ? Mais comment comprendre aussi cette antinomie ou cette antipathie qui est souvent évoquée entre philosophie et science ?Peut-être qu’aussi qu’accepter la nécessité d’une première cause sans cause derrière elle n’implique pas nécessaire l’existence de tous ces autres attributs autour de ce premier moteur de l’existence. La métaphysique pose aussi cette supposition : chaque chose est créée dans sa forme parfaite avant d’apparaître sous des visages multiples dans l’histoire et chaque chose est créée avec une nature ou une essence parfaite, universelle et incorruptible c’est-à-dire qu’on ne peut pas changer ou supprimer. Autrement dit encore, la métaphysique suppose qu’il existe pour toute chose, une partie qui est immobile dans le monde de Parménide et de Zénon d’Elée son discipline, insensible au temps et à l’espace, et une partie qui est dans un mouvement et en perpétuel changement dans le monde d’Héraclite d’Ephèse où même les eaux du fleuve « coulent » et changent si bien qu’on ne peut même pas dire en droit ou rationnellement que l’on s’est baigné deux fois des mêmes eaux du même fleuve. En disant que la métaphysique est la science ou la connaissance de la raison pure ou de la raison sans commerce avec l’expérience sensible de l’histoire, la métaphysique suppose qu’il existe une raison parfaite ou une « raison pure »,une « raison naturelle » comme l’appelle Descartes.

Une raison qui selon Socrate, serait héritière des vérités premières, primitives et éternelles déposées en tout homme par la nature, mais que l’éducation peut aveugler, rendre malade et égarer à son sujet et au sujet du reste du monde. Cette affirmation du rationalisme ou encore de la métaphysique qui fait une totale confiance à cette raison naturelle, est rejetée par les empiristes qui pensent comme les matérialistes que la connaissance ne vient que lorsque l’homme est en contact avec le monde. Marx critique aussi cette prétention de la raison humaine d’avoir une origine naturelle et non sociale et historique et critique l’idée selon laquelle on peut débarrasser la conscience ou la raison ou l’esprit de son contexte historique à la fois naturel et culturel. Aujourd’hui, même dans les sciences, l’idée d’une raison totalement impartiale, l’idée d’un sujet sans intérêt et absolument neutre est remise en cause pout affirmer l’omniprésence de la subjectivité, de la singularité et des circonstances extérieures dans la vie théorique comme dans la vie pratique de l’homme. Lorsque la métaphysique affirme avec Platon que les choses du monde sensibles sont des reflets imparfaits et multiples dans les consciences individuelles, il affirme en même temps que c’est l’esprit qui a d’abord pensé les choses et déterminé leur essence avant que ces choses ne soient faites matériellement. Cela veut dire que la conscience précède l’existence et la dirige ou encore l’essence de la chose précède, est déterminé avant même que la chose ou l’homme ne soit conscient de son existence dans l’histoire. Cela veut dire encore que chaque chose, chaque être poursuit une essence idéale qu’il ne rattrapera jamais totalement. C’est comme un homme qui courent derrière une immense boule d’or ou de diamant qu’il ne rattrapera jamais et qui ne peut que se contenter des grains qui se détachent les unes des autres de cette boule qui court sans pour autant que la grandeur de la boule ou sa forme ne soit affectée Telles sont entre autres quelques unes des suppositions de la métaphysique en tant que genre de connaissance. En conséquence la métaphysique n’hésitera pas à aligner les connaissances ou les discours sur les choses et les pratiques humaines dans les diverses cultures, en les comparant à un modèle qui serait le plus achevé, le monde de référence. Ainsi on parlera dans l’anthropologie d’homme civilisé et d’homme non civilisé ou d’homme ayant une culture et d’homme sans culture.

lundi 14 décembre 2009

La métaphysique 2 :Des présupposés ou des vérités premières qui fondent le projet de la métaphysique


III. DES PRÉSUPPOSES OU DES VÉRITÉS PREMIÈRES ADMISES SUR LESQUELLES REPOSENT LE PROJET ET LE DISCOURS DE LA MÉTAPHYSIQUE ENCORE APPELÉE PHILOSOPHIE PREMIÈRE


La métaphysique suppose que chaque chose qui existe dans le monde sensible sous des aspects multiples ou des visages multiples comme l’homme, a un ancêtre dans un monde qui est au-delà de la terre ou naît, évolue, change et meurt l’homme ou la fleur ou le cheval ou l’Etat. Cet ancêtre qui est le modèle idéal universel formel ou immatériel a un auteur ou un créateur qui a la sagesse parfaite ou la science ou la connaissance parfaite de toute chose et dont les actions sont parfaites. Cet auteur est appelé Dieu par certains et Nature par d’autres ou encore Raison. La métaphysique pose aussi cette supposition : chaque chose est créée dans sa forme parfaite avant d’apparaître sous des visages multiples dans l’histoire et chaque chose est créée avec une nature ou une essence parfaite, universelle et incorruptible c’est-à-dire qu’on ne peut pas changer ou supprimer. Autrement dit encore, la métaphysique suppose qu’il existe une partie du monde qui est immobile et une partie du monde qui est dans un mouvement perpétuel qui affecte tout ce qu’il contient. La métaphysique suppose aussi qu’il existe une raison parfaite ou une « raison pure », c’est-à-dire une raison débarrassée de ce qui ne fait pas partie d’elle et qui lui empêche de bien voir, une raison donc guérie de tous les maux et imperfections qu’elle contracte dans la cité. Cette raison serait donc une raison naturellement incorporée en l’homme depuis sa conception et sa naissance par l’architecte qui aurait conçu son existence. Cette raison ne serait donc pas instruite au cours de l’histoire et de l’expérience mais serait plutôt chargée de vérités pures, de vérités originelles, des vérités pures et universelles qui doivent donner naissance par dérivation ou déduction, naissance à d’autres vérités. La métaphysique suppose donc encore que c’est l’esprit ou la conscience ou la raison ou l’âme pensante qui est antérieure à la matière qui donne une forme visible aux êtres que la raison a conçues de manière formelle. La métaphysique suppose encore que l’essence ou la détermination de la nature des choses précède l’existence concrète des choses particulières qui réalise ou contiennent incomplètement et imparfaitement cette essence qui peut s’actualiser dans des cas particuliers en nombre infini dans l’histoire.

Telles sont entre autres quelques unes des suppositions de la métaphysique en tant que genre de connaissance.

dimanche 13 décembre 2009

La métaphysique 1-La métaphysique;la vraie philosophie?/Présentation ou définition

QU'EST CE QUE LA MÉTAPHYSIQUE?

Nous pouvons trouver un lapin dans les laboratoires des sciences de la vie et de la terre ou des morceaux de matières ou d'autres substances matérielles dans les laboratoires des sciences physiques.Dans les premiers comme dans les seconds,nous pouvons trouver des figures géométriques et des nombres et des équations qui font appel aux mathématiques qui ont pour objets des êtres ou des réalités qui ne se trouvent pas dans le monde sensible,des êtres qui ont des propriétés rigoureusement déterminées par les esprits des héritiers de Pythagore et de Thalès:les mathématiques font partie des sciences logicoformelles. Ne peut-on pas dire alors que les mathématiques ont pour origine la métaphysique dans la mesure où les objets dont elles s'occupent sont créés par l'esprit ou la raison dans le monde suprasensible?N'est-ce pas d'ailleurs leur indépendance par rapport au monde sensible qui justifie les conditions posées par Platon et par Aristote pour entrer dans leur école:l'art des géomètres ou celui des logiciens?

INTRODUCTION 
Aristote dit que la philosophie est née le jour où l'homme a découvert qu'il peut commettre des erreurs quand son l'esprit,sa conscience ou sa raison ou son "xel"ou son "yiif" ,c'est-à-dire sa faculté qui cherche à extraire des choses et des êtres des bases afin d'expliquer ou de comprendre leur existence et leurs comportements dans le champ de leur histoire.C'est pourquoi dit-il,le jour de la naissance de la philosophie est le jour de la surprise et que le jour de son baptême est le jour de l'étonnement,celui où il peut arrêter de manger et de boire parmi les milles et unes choses que le monde lui offre pour satisfaire la faim de son corps,tellement la soif et la faim que ressent sa raison est intense et le détournent de tout autre charme autour de lui et en lui.C'est le jour où il ne veut qu'un seul pouvoir:pouvoir expliquer ou comprendre POURQUOI,mais aussi COMMENT?C'est le jour du début d'un grand amour pour la sagesse c'est-à-dire d'une connaissance,d'une mesure ou d'une manière de mesurer l'existence de toute chose qui le mettrait à l'abri de toute surprise en éliminant totalement les sources des erreurs ou en adoptant une autre posture dans le monde.C'est aussi le commencement d'une auto critique sans complaisance exigée par celle qu'il aime et que nous appelons mademoiselle Sagesse,étant entendue que nul homme ne peut prétendre l'épouser et priver les autres de ses soins divins dans la pensée et dans l'action.


 Travail de groupe en TL'1C/LPA/2009-2010
 On comprend donc que de tous les concurrents sur les chemins terrestres ou célestes qui mènent vers la demeure de la divine et belle mademoiselle De La Sagesse,seul, celui ou celle ou ceux qui y arriveraient avec une même raison parfaite commune et universelle ayant pris la place de leurs raisons subjectives qui les séparaient malgré leur origine unique,une raison guérie de tous les maux dont elle souffrit dans l'histoire parmi les hommes et qui lui empêchèrent de bien voir le monde et de s'y voir en toute transparence,une raison qui répondrait sans faille à toutes les questions susceptibles d'être posées par mademoiselle De La Sagesse au sujet de l'existence de la nature et celle du monde humain,seul donc ceux là pourront dire qu'ils sont enfin entrés dans la sphère de la certitude,de l'infaillible de laquelle la surprise est définitivement exilée vers l'immense royaume ou empire des ténèbres toujours habités de regrets, de remords, de torts,d'égarements de toutes sortes et en conséquences d'actions toujours nuisibles à la paix intérieure et à la paix extérieure qu'ils recherchent tous en tant qu'individus et État et monde sur terre.C'est cette sphère que prétend explorer la métaphysique sinon la sphère depuis laquelle elle s'adresse à ceux qui sont encore égarés dans le monde sous les déguisements des choses et des hommes.Car la métaphysique est dans sa compréhension essentielle la plus simple,la prétention de connaître pour chaque groupe de choses assemblées dans le monde sensible en famille selon leur genre,l'essence de leur ancêtre unique qui vit dans un monde au-delà de leur présence historique et qui est en chacune d'entre elle mais qui ne n'actualise ni n'exprime jamais la totalité de ses potentialités dans un individu de sa descendance.

I.DES CONDITIONS POUR PARLER DE CONNAISSANCE

Les différents projets que les hommes se sont fixés et qui forment l’ensemble des projets de la connaissance, aussi bien en philosophie que dans les sciences, reposent sur l’acceptation de vérités premières ou au moins la foi en des hypothèses premières parmi lesquelles nous pouvons citer celles qui suivent .Pour qu’une connaissance soit possible, c’est-à-dire pour que l’on puisse parler de mesure, il faut comme le dit Descartes, quelque chose à connaître et un sujet qui entreprend de connaître. Mais l’existence d’un objet ou d’une matière ou d’une donnée matérielle ou abstraite à expliquer ou à comprendre ou à mesurer, ne suffit pas pour que l’activité qui vise à produire une connaissance ou un savoir ou une mesure soit effective. Car le monde a toujours existé et les hommes ont longtemps séjourné dans ce monde naturel et dans leur société sans leur donner des explications ou des compréhensions rationnelles objectives ou subjectives. Tout philosophe, tout scientifique qui se propose d’expliquer ou de comprendre quelque chose suppose des vérités premières qu’il accepte et qui sont à la racine de son projet. Le philosophe comme le scientifique pose comme condition de départ à la base de toute mesure objective ou subjective, que la chose qu’il veut connaître n’existe pas par hasard, dans cause, sans raison suffisante, sans mesure, sans propriétés, sans loi, etc. Celui qui envisage de connaître accepte donc le principe de causalité selon lequel « tout effet a une cause » au moins, ou une conjonction de causes ou de raisons suffisantes qui puissent rendre son existence compréhensible ou intelleligible. Mais qu’est-ce qui en l’homme pense ainsi ? C’est l’esprit ou la conscience ou la raison. C’est pourquoi l’enfant d’un certain âge ne peut pas expliquer ou comprendre sa propre existence ou celle du monde. Le fou non plus. De même, c’est pourquoi Dieu est celui qui connaît par excellence. Mais peut-on dire que Newton ou Aristote furent les seuls hommes dotés de raison dans leur génération ? Si on ne peut affirmer cela, c’est qu’alors la connaissance pour être effective a besoin d’une autre condition qui est dans le sujet : celui qui peut connaître est celui qui est amoureux de la connaissance et qui est curieux et qui s’interroge et qui exerce sa raison dans sa fonction essentielle ou dans sa fin qui est de penser. Mais on peut être amoureux de quelque chose et faire les efforts nécessaires sans la conquérir. La ra donc besoin d’être amoureuse de la connaissance, mais elle a besoin d’une méthode, d’une démarche pour arriver à son but. C’est pourquoi Aristote à déterminé dans sa Logique formelle une démarche pour la raison qu’il appelle syllogisme et qui se présent comme une forme de raisonnement qui va du général ou de l’universel vers le particulier ou le singulier. Ces précautions ne suffisent pas pour garantir le succès au chasseur ou au pêcheur de connaissances. Car le chasseur qui considérerait que sa proie et est atteinte par son arme et est morte alors qu’elle n’est qu’évanouie par ruse lorsqu’elle est intelligente ou naturellement, et qui déposerait les armes pour s’emparer de sa proie peut avoir des surprises. Autrement dit il doit avoir un moyen de contrôle qui lui indiquerait la mort sûre et certaine de sa proie et de sa capture effective. Le chasseur de connaissances doit donc avoir un moyen pour déterminer si ce qu’il croit savoir est vrai ou faux : il faut un critère ou un ensemble de critères pour déterminer le vrai du faux. On distingue en général deux types de vérités qui ne se mesurent pas de la même manière : la vérité formelle qui est l’œuvre exclusivement de la raison et la vérité matérielle qui est l’œuvre de l’association de la raison et de l’expérience. La philosophie, notamment dans sa forme primitive appelée philosophie traditionnelle ou spéculative ou métaphysique est un consortium d’entreprises de la raison pure qui distribue des vérités formelles. Depuis la renaissance, l’expérimentation est devenue une composante essentielle dans la production des connaissances au sein de la Science : elle permet de vérifier comme le suggère Thalès, si ce que la raison pense est conforme au fait ou est logé effectivement dans la chose à connaître. La métaphysique se contente des critères de la validité des définitions ou des conditions de base ou des vérités premières admises avec ou sans démonstration, de la nécessité des déductions, de la cohérence et de la non contradiction interne. C’est ce genre de production de connaissance que l’on appelle métaphysique qui est le sujet de cet article.

 II.PRÉSENTATION OU DÉFINITION DE LA MÉTAPHYSIQUE
La métaphysique est un projet de connaissance qui a pour champ de recherche un espace qui se trouverait en dehors du monde des cinq sens de l’homme et dans lequel s’abriteraient les ancêtres des choses et des êtres et des évènements du monde dans leur forme unique, pur, parfaite et éternelle qui restent insensible au temps et aux conditions particulières et accidentelles qui différents les milieux et les époques de l’histoire des hommes et des choses qu’étudient les sciences de la nature depuis la terre. Cette présentation suffit sans doute pour faire comprendre que le chasseur de vérités métaphysique entreprend de divorcer totalement avec le monde des yeux, des oreilles, de la langue, de la peau et de l’odorat et de tout ce qui est né dans le monde que ces sens peuvent explorer. Son instrument unique est la raison et la « raison pure »comme l’appelle Kant. La notion de raison pure se comprend alors comme désignant une raison qui aurait retrouvée sa forme originelle, qui se serait débarrassée des impuretés accidentelles et historique qui affectent la clarté de ses lumières et de ses principes directeurs dans son projet de mesure ou de détermination. Les réalités que la métaphyisisques chassent donc n’ont aucune matérialité, elles sont abstraites, intellectives, formelles, générales alors que les réalités du monde physique ou matérielle et de l’histoire qui sont dans la nature des sciences de la nature et dans les produits culturels sont toujours des entités particulières ou singulières, accidentelles, contingentes et non nécessaires. La métaphysique est alors la connaissance qui cherche à capturer le nécessaire au-delà de l’accidentel, le parfait au-delà de l’imparfait ou du corrompu et du corruptible, l’immobile au-delà du mobile, le constant ou le permanent au-delà de ce qui n’est qu’un cas particulier du même et en perpétuellement changement. La métaphysique est donc cette ce projet philosophique qui cherche à abolir le temps, le mouvement, l’action, le changement, le devenir, le futur, etc. Elle est la connaissance par laquelle l’homme veut faire parler et entendre toute chose se dire en elle-même au lieu de l’écouter à travers des représentants non authentiques en nombre infinis dont les caractéristiques extérieures changeantes et différentes ne sont plus en mesure de nous révéler leur lien de parenté originelle et leur unité d’existants autour d’un même ancêtre dont il serait tous porteurs de son essence sans qu’aucune d’entre les héritiers ne possèdent toutes les réalisations historiques possibles de l’essence de cet ancêtre. C’est quoi encore la métaphysique ? A toi le tour de la présenter par tes propres mots et ta propre compréhension ou avec d’autres…

III.DES VERITES QUE SUPPOSE LA METAPHYSIQUE:voir prochain article

mardi 1 décembre 2009

Philosophie et étonnement -3:la philosophie comme réflexion et attitude critique

3. Le chemin de la philosophie est le chemin sur lequel l'homme prend des distances et une attitude critique à l'égard de ses propres pensées et de ses propres actions et à l'égard des pensées et des actes qui sont produits par d'autres dans le reste du monde,par les hommes et par les dieux.
C’est au matin du réveil de sa conscience et de sa raison surprises,déçues et perturbées dans leurs attentes que l’homme commença à sentir une absence de clarté et de fondements sûrs dans ses jugements. L’erreur pouvant entraîner des conséquences regrettables à son auteur et à ses semblables dans certaines circonstances théoriques ou pratiques, le penseur ou l’acteur qui en est victime peut ressentir le besoin d’arriver dans une situation qui lui permettrait de ne plus faire d’erreurs fatales. En tant que penseur ou acteur,l'homme qui s'est déjà trompé dans ses jugements ou dans ses actions peut s'éviter les conséquences fatales de l'erreur en choisissant un des termes qui s'ouvrent à lui dans sa situation :ou bien il décide de s'abstenir de juger comme les sceptiques ou bien il se décide à rectifier ses erreurs dans la pensée ou dans l'action.Pour arriver à cette fin,il est nécessaire pour lui de retrouver d'abord la source de ses erreurs et ensuite d'éliminer leurs effets.Cette double décision de retrouver la source de ses erreurs dans le jugement et dans l'action marque le début de la critique. La critique apparaît alors ici comme un retour du penseur ou de l'acteur sur ses propres pensées ou sur ses propres actes.Elle a besoin de certaines conditions pour exister.La perception et la rectification de l'erreur suppose l'existence d'une faculté que René Descartes la faculté de "discerner" ou de "distinguer" le vrai du faux.C'est pourquoi l'animal ne fait pas d'erreur et ne connaît pas la rectification et donc pas de le progrès.Mais l'existence de la critique repose aussi sur l'acceptation de son imperfection.C'est pourquoi comme l'enseigne Platon,les enfants d'un certain âge,les fous et les dieux ne connaissent pas non plus l'erreur dans la mesure où la faculté de discernement est absente en eux ou alors dans un état parfait.La critique a besoin aussi de la lucidité car c'est entre autre le manque de lucidité,le manque de clairvoyance et d'attention dans le jugement qui entraine l'erreur..La critique en tant que procès négatif du discours ou de l'action a aussi besoin de courage car ce qui est faux peut-être détecté aussi bien dans nos propres pensées et actions individuelles que dans celles des autres.Dirigée contre nous ou contre les autres,la critique est toujours une attitude théorique et pratique qui nie,qui soupçonne, qui suppose l'existence d'une norme et d'un écart avec cette norme.Il n'est pas toujours facile de lutter contre nous mêmes et contre les autres ou contre les institutions sociales.Si tout cela est réuni,il faudra encore une méthode. Nous comprenons sans doute alors que la critique a pour but ou pour intention l'amélioration,le progrès. L'idée de critique et celle de perfectibilité sont liées.
Etant née dans la surprise et donc dans la prise de conscience de la possibilité d'erreurs dans les pensées et dans les actions humaines et de l'intention ou du désir et de la volonté ferme de les dépasser,la philosophie peut être comprise comme une entreprise ou comme un projet de rectification et de refondation de la connaissance et de l'action sur des bases plus sûres que celles qui donnèrent naissance à la surprise.Les sources des erreurs humaines peuvent être dans la nature de l'homme ou dans son éducation ou dans les choses qu'il pense et sur lesquelles il agit. Comme pour « voir clair »en dehors de nous dans le reste du monde au sein de la nature et parmi les hommes il faut d’abord être sûr que rien en nous ne nous empêche de bien voir, la critique philosophique est avant tout une critique interne,une critique du "Je" par "Je"lui-même,une critique du "Moi"par le le "Moi" lui-même. C’est en ce sens qu’Alain estime que partout où la raison est en « lutte » contre les obstacles de toutes sortes qui embrouille sa vue, elle « lutte » essentiellement « contre elle-même ».Autrement dit ,« penser » ,et surtout penser comme un philosophe, c’est lutter avec notre raison contre notre propre raison, c’est se débarrasser de tout ce qui nous empêche de bien voir la vraie mesure de toute chose et non pas seulement ses apparences.
Qu’est-ce qui est en nous par nature ou qui est installé par l’éducation et qui pourrait nous empêcher de bien voir en nous-mêmes et en dehors de nous ?Qu’est-ce qui est dans les caractéristiques des choses que nous cherchons à connaître et qui pourrait nous empêcher de les connaître telles qu’elles sont, « en elles-mêmes » comme dit le philosophe Antoine Guillaume Amo ou encore dans leur nature originelle, dans leur essence avant qu’elles ne soient mélangées à quelque chose d’autre sui peut les transformer? Certains philosophes, notamment les philosophes idéalistes ou les métaphysiciens estiment que nos sens naturels nous trompent, c’est-à-dire que notre corps et ses organes des sens nous induisent en erreur en nous présentant les choses dans leurs effets agréables ou non agréables et non dans leur vrai être ou dans leur vraie nature ou essence.
La critique des sens est au cœur et est une condition pour eux d’accéder à la vérité que cherche à atteindre la philosophie. Ainsi Socrate estime que « tant que nous aurons notre âme » enfermée dans la cellule de notre corps au sein de l’immense prison qu’est le monde sensible, « nous autres philosophes n’atteindrons jamais la « vérité » ou la sagesse théorique et la sagesse dans l’action. En conséquence il faut supprimer le corps et tout ce qui lui est attaché quand nous voulons trouver la vraie mesure de toute chose et quand dans la vie concrète nous voulons mener une vie droite conforme à la vraie mesure de toute chose. Cette conception du rapport entre le corps et l’esprit ou la raison suppose que ces deux composantes de l’homme sont séparables, comme on peut séparer le sucre de l’eau en faisant chauffer et l’eau pour faire évaporer l’eau et recueillir le sucre dans sa propre nature. Mais peut-on faire cette séparation qui mettrait le corps à coté et la raison d’un autre tels que chaque entité était dans son état pur avant leur attelage ?
René Descartes estime aussi que « les sens nous trompent » totalement ou alors relativement nos jugements. Pour donner raison à Descartes, nous pouvons plonger un bâton droit dans une bassine remplie d’une eau transparente. Nous verrons avec nos yeux que la règle « est brisée » quand elle entre dans l’eau. De même l’illusion de la flaque de liquide qui brille à l’horizon sur le goudron lorsque le soleil projette ses rayons sur les matières sensibles qui constituent le goudron. Mais peut-on dire que les sens nous trompent totalement et que leur apport est toujours nuisible ou inutile ou négligeable dans la connaissance des choses et des êtres du monde ? La critique philosophique attaque aussi l’ensemble de l’éducation, dans ce qu’elle nous enseigne et recommande de valoriser et d’écouter et de poursuivre dans la pensée ou dans l’action. Cela signifie que la société est un espace où l’homme peut être égaré et écarter du chemin qui mène à la vérité théorique et à la vérité qui nous indique ce qu’il faut faire dans l’action.
Pourtant on enseigne dans "nature et culture" qu’aucune connaissance n’est possible sans la présence d’une société. Sauf alors quand on estime qu’il existe en chaque homme des vérités qui sont antérieures à sa naissance et qui sont déposé en lui dès sa naissance dans la nature : c’est la thèse des idéalistes et des métaphysiciens. C’est pourquoi pour eux, la philosophie est le mouvement critique par lequel l’homme se déshabille de toutes les parures qu’il tient de la société pour devenir intellectuellement et même moralement nu ou vierge, pour retrouver ces vérités premières, naturelles, premières, impérissables même si elles sont masquées. Pour eux, philosopher c’est réveiller la science qui dort en tout homme.
C’est cette conception de la raison et de la connaissance et de la vérité qui fonde la méthode de Socrate qu’on appelle la maïeutique : mon art dit-il à l’image de celui de ma mère qui fut matrone, consiste à « faire accoucher » cette raison naturelle en tout homme des « Idées » qu’elle contient naturellement. Descartes est de son avis même s’il n’utilise pas la même méthode puisque qu’il dit que philosopher c’est faire comme si on avait rien appris, c’est repartir au degré zéro de la connaissance et oubliant ce que nous tenons de nos maitres et de nos parents, etc., pour retrouver au fond de notre « substance pensante » ou de notre « raison nature » ou dans « notre faculté de juger » ces « idées innées et simples et évidemment vraies »que la nature ou Dieu à fait don à chaque homme. La critique philosophique attaque aussi l’opinion : le sénégalais qui dit par exemple que Senghor ou Abdou Diouf ou Abdoulaye Wade et leurs collaborateurs ont volé des milliards au peuple sénégalais sans être en mesure de la prouver parce qu’il a seulement entendu quelqu’un le dire dans le rue ou dans la place publique ou dans un journal ou à la radio ne fait pas un jugement personnel, mais ne fait que répéter ce qu’on lui fait dire. C’est cela l’opinion. L’opinion est donc une source d’erreur ou un obstacle à la connaissance car l’opinion marque la fin de la critique et prend ce qu’elle affirme comme une vérité indubitable sans en donner les fondements. L’opinion est une sorte de drogue que l’on fait prendre au peuple pour l’attirer vers nous. C’est pourquoi on parle de « bataille d’opinion » qui signifie une bataille d’influence. Philosopher c’est tourner le dos à l’opinion pour penser par nous-mêmes avec des arguments théoriques ou avec des bases matérielles.
La philosophie critique aussi toute forme de croyance puisque croire c’est affirmer que ce à quoi est absolument vrai et que tout ce qui est en dehors de l’univers de ma croyance est faux ou incertain. La croyance est une certitude aveugle et aveuglante qui suppose aussi qu’il existe des réalités supérieures que la raison de l’homme ne peut pas démontrer. C’est pourquoi à l’origine la philosophie s’opposait radicalement à la croyance : « croire nous dit Alain ,c’est s’interdire de connaître »En somme la philosophie est une attitude intellectuelle et pratique et critique qui cherche à délivrer l’homme des chaînes et des brouillards et qui lui empêchent de bien voir la nature intime, profonde et cachée de toute chose :en ce sens on peut Bien comprendre et fonder la thèse selon laquelle « philosopher c’est chercher l’essentiel inaperçu »dans l’existence de chaque chose, dans la pensée ou dans la vie pratique. Philosopher, ce n’est pas croire que Jésus ou Mohameth est un prophète de Dieu qui vient enseigner au sérère qui s’adresse aux pangols pour atteindre Dieu qu’il est dans l’erreur fondamentale, mais c’est plutôt oser penser « Et si le sérère avait raison malgré son isolement actuel dans le monde des nouvelles et dernières religions ? »Philosopher c’est essayer de comprendre pourquoi le sérère qui suit des pratiques traditionnelles qui visent à atteindre un autre monde et d’autres êtres n’a pas inventé ou reçu d’autres pratiques et d’autres idées au sujet de cet autre monde qui échappent aux yeux de tous les hommes ou de quelques hommes ? Philosopher, c’est être impitoyable à l’égard de sa propre raison et de ses propres comportements rapportés à des critères universels ou subjectifs qui déterminent les conditions d’existences des choses concrètes ou de la validité ou de la fausseté d’une proposition. Philosopher c’est se demander qu’est-ce qui est pensable par la raison objectivement ou subjectivement ? Philosopher c’est se remettre en cause et se demander aussi jusqu’à quel point la raison peut-elle connaître ? Philosopher c’est chercher accepter notre imperfection naturelle et culturelle, notre limite dans le temps et dans l’espace et en conséquence toujours supposer que je suis dans l’erreur. Philosopher c’est encore… Jusqu’à quel degré ou niveau de son existence peut-on connaître les choses que nous désirons connaître si nous pouvons effectivement connaître quelque chose ?
La critique est aussi à l'intérieur de la philosophie elle-même.On peut citer l'exemple des matérialistes qui critiquent les idéalistes qui à leur tour les critique ou encore la critique du rationalisme par l'empirisme qu'il critique en tant que forme ou voie de connaissance.Nous connaissons sans doute la critique de la philosophie et notamment de la philosophie idéaliste ou métaphysique ou rationaliste ou spéculative ou traditionnelle par Karl Marx dans sa onzième thèse sur Feuerbach:"Les philosophes n'ont fait jusqu'ici qu'interpréter le monde, de diverses manières "qui dépendent de leur sensibilité et de leur subjectivité et de leur intérêts alors "qu'il s'agit de le tranformer",ce qui n'est possible que si nous accpetons qu'il existent pour toute qui apparaît dans la nature et dans la culture des lois ou des vérités, ou des conditions objetctives qui conditionnent son apparition ou son absence,conditions mises dans les choses avant que les hommes ne les perçoivent et ne les pensent.
Contrairement aux philosophes sceptiques qui critiquent le projet de la philosophie qui est de vouloir connaître et qui affirment que l’homme ne peut pas connaître du tout ou que ses connaissances sont toujours incertaines et suspectes d’être contaminées de quelques considérations qui leur sont étrangères, les métaphysiciens déclarent qu’il existe un niveau, un lieu où se trouvent les mesures idéales de toutes choses qui se trouvent dans la nature et parmi les produits des hommes dans leurs cultures. Celui qui atteindra ces images parfaites des choses ou des pensées serait les sages. Et les philosophes métaphysiciens estiment qu’il est possible pour l’homme qui est doté de ce puissant moyen qu’est la raison d’arriver à ces mesures parfaites quand il utilise i sa raison d’une certaine manière. C’est cette voie de la métaphysique dans le champ de la connaissance que nous allons décrire dans le prochain article intitulé :
Philosophie et étonnement-3 :Quand la philosophie devient métaphysique.

lundi 30 novembre 2009

Philosophie,surprise et étonnement -2

2. Après la surprise vient l'étonnement dans la raison qui veut savoir
Le mot « étonnement » peut être échangé avec le mot peur dans certaines circonstances. Mais dans le sens où Aristote le pose comme un deuxième moment de la naissance de la philosophie après la surprise, il nous semble plus juste de l’échanger avec le mot questionnement, interrogatoire sur les faits qui se sont produits et qui n’étaient pas attendus par la raison ou sur les évènements qui ne se sont pas produits et qui pourtant étaient attendus par l’instance qui juge chez tout homme et que l’on appelle conscience ou raison et qui se trouve chez l’ignorant comme chez les femmes et les hommes que l’on appelle sage à tort ou a raison. La raison de l’homme peut être amoureuse de deux sortes de vérités. Une vérité dite subjective et qui correspond à la vérité qui donne satisfaction à une conscience individuelle qui organise le monde et la réalité selon son tribunal particulier. Une vérité objective qui correspondrait à une mesure antérieures et indépendante des vérités individuelles et qui serait inscrite par nécessité dans les choses et dans les êtres et qui existe par elle-même avec ou sans la reconnaissance des tribunaux des esprits individuels. On peut diviser aussi les vérités dont parle l’esprit de l’homme en deux catégories : les vérités formelles vérités matérielles. Les vérités formelles ne sont reconnues que par la raison qui juge le vrai et le faux en utilisant des critères ou des poids qu’elle considère comme évidemment vraies ou justes et ayant toujours existé de toute éternité et n’ayant pas besoin d’être démontrées en remontant ou en descendant la chaîne des vérités primaires et des vérités secondaires. Certains comme Platon appelle ces vérités « idées formes modèles » des choses. Aristote parle de « Principes premiers ».Descartes parle de « vérité premières, innées et simples ».En mathématiques on parle d’axiomes et Pascal dit que puisqu’on ne peut pas laver un tissu qui n’est pas Sali, « les axiomes sont suffisamment clairs » et c’est pourquoi on ne peut pas les démontrer. Les vérités matérielles sont des vérités reconnues en même temps pas la raison et par les faits desquels elles sortent et par les faits sur lesquelles elles s’appliquent. Lorsque les faits sur lesquels elle a émis un jugement lui prouve qu’elle s’est trompé, la raison de l’homme amoureux de la vérité se pose une foule que questions comme celles-ci et d’autres :pourquoi je me suis trompée ?Où se trouve la source de mes erreur et quelle est leur nature ?Le fait sur lequel je me suis prononcée est-elle rationnellement pensable ?Puis-je éliminer en moi ou dans les chose les sources de mes erreurs ?Jusqu’où pourrais-je agir sur la source de mes erreurs pour éliminer la surprise ou au moins la diminuer jusqu’à son niveau le plus bas ?Existe-t-il des principes que je devrais nécessairement et partout respecter pour atteindre mon but ? Telle est l’essentiel du contenu de la deuxième phase qui suit la surprise dans laquelle fut fécondée dans la tête de l’homme l’idée de philosophie qui alors pourrait se définir comme un projet de rectification de la raison et de liquidation ou de réduction considérable et progressive de l’erreur dans la connaissance de la nature et dans celle de l’homme par lui-même. Ces questions et d'autres et feront naître une nouvelle attitude dans la raison qui veut se débarrasser:une attitude critique à l'égard d'elle-même et à l'égard des autres sources de connaissance.Cette attitude de la raison qui est l'objet de notre prochain article qui s'intitulera:la philosophie comme attitude critique.
3.La philosophie comme attitude critique de la raison dans la pensée et dans l'action

jeudi 26 novembre 2009

Sujet:De toutes les oeuvres qui contiennent la beauté celles de Dieu sont les plus belles

La Centenaire de Bakadadji
Je ne la connais point
Mais je sais qu'elle n'a jamais
Détourné de deniers publics
Je ne la connais point
Mais je sais qu'elle ne doit pas sa longévité
A une richesse matérielle exceptionnelle
Je ne la connais point
Mais je sais qu'elle fut passionément
Amoureuse de Dieu
Je ne la connais point
Mais je sais qu'elle ne vécut point malheureuse
Je ne la connais point
Et je ne sais rien de Dieu
Mais je sais qu'elle est aimée de Lui
Parcourez la terre
Vous ne trouverez nulle part
Plus belle qu'elle
Plus belle dans la vieillesse
Que dans la jeunesse
SUJET:La beauté est-elle fille de l'éternité ou de l'histoire?

dimanche 22 novembre 2009

PHILOSOPHIE, SURPRISE ET ETONNEMENT-1

PHILOSOPHIE, SURPRISE ET ÉTONNEMENT
1. La surprise est un conflit dans les fondements de l’existence au sein d’une instance de mesure
La surprise figure dans l’ensemble des faits les plus répandus dans la vie. Mais elle n’existe pas chez touts les êtres vivants. Elle n’existe pas chez les animaux. Elle n’existe pas non plus chez le nouveau-né. Elle n’existe pas chez le fou. Elle n’existe pas non plus chez les dieux. Les machines dotées d’une intelligence artificielle et d’un système de détermination et de mesure et d’identification ne connaissent pas non plus la surprise.
En effet, on n’entendra jamais un fou ou un enfant d’un certain âge dire « Non, ce n’est pas possible ! ».Or c’est toujours ainsi que s’exprime silencieusement ou s’extériorise la surprise. Le fou ne peut pas s’exprimer ainsi et aucun dieu ne peut s’exprimer de la sorte car ce jugement contient en même temps la négation d’une chose et l’affirmation de quelque chose d’autre. Il souligne une contradiction. Un juge qui dit que « ceci n’est pas possible » dit en même temps « c’est cela qui est possible ».Qu’est-ce que cela veut dire ?
Cela veut dire que dans le tribunal de ce juge, il y a un système de conception ou de représentation et de détermination des conditions ou des raisons qui fondent la possibilité ou l’impossibilité d’une existence particulière ou de la totalité de l’existence. Dans ce système de mesure, d’analyse de conditions d’existence, se trouvent des règles de composition et de décomposition, des formes de raisonnement déductif ou inductif, des principes ou des vérités premières déjà admises, des images modélisées.
Ce qui constitue le fait qui provoque la surprise est aussi déterminé, conçu dans un système de mesure en dehors du juge et qui comprend lui aussi les composants ci-dessus que nous avons cités et qui sont nécessaires à tout système naturel ou artificiel de mesure. Ainsi celui qui est surpris et qui dit « ceci n’est pas possible » dit que ce qui m’est proposé ou ce qui est arrivé dans les faits de l’histoire, ne peut pas avoir une existence de droit dans mon tribunal car les conditions qui servent de support à son existence sont étrangères aux critères qui fondent l’existence de droit dans ma cité.
La surprise naît donc d’un conflit entre deux instances de mesure. Elle apparaît comme un conflit. Ce qui surprend, c’est ce qui s’introduit ou cherche à s’introduire frauduleusement en tant qu’étranger dans un espace au sein duquel sont déjà posées les conditions à remplir pour y avoir le visa en tant qu’existant concret ou abstrait. La surprise est donc un refus de reconnaissance. Etre surpris, ce n’est pas nécessairement nier ce qui est arrivé ou qui est annoncé, mais c’est affirmer ne pas reconnaître, ne pas comprendre ses fondements.
Ce qui est nié ou ce qui surprend lorsque le dernier de la classe ayant eu une moyenne annuelle de 4/20 réussit au Bac avec la mention très bien, ce n’est pas la réussite, mais ce qui fait la surprise, c’est comment le jury a mesuré les compétences de l’élève et comment durant l’année scolaire les compétences de l’élève ont été mesurées. C’est pourquoi sous une autre forme, celui qui est surpris est aussi celui qui s’inquiète et qui s’interroge : comment ce qui est arrivé ou arrivera pourrait-il arriver si malgré mon refus de reconnaître sa possibilité cela arrive ? En termes plus clairs, la surprise est aussi une ouverture, une disposition pour comprendre, pour accepter l’autre possibilité qui se déclare en dehors de moi ou en moi dans une autre situation.
Voilà pourquoi l’être humain d’un certain âge ne peut pas connaître la surprise et pourquoi le fou n’ont plus ne peut connaître la surprise car chez l’enfant il n’ya pas encore de modèle déposé dans son tribunal et chez le fou tous les modèles de bases sont effacés ou alors mis dans la corbeille du tribunal des hommes et des dieux. Voilà pourquoi aussi dans les tribunaux d’un dieu quelconque ,il ne peut y avoir de surprise puisque tout dieu véritable est possesseur de la totalité des possibles et des impossibles dans la pensée comme dans les faits et tout dieu est droit et ne suit que la bonne mesure.
La surprise est la révélation d’un écart plus ou moins grand mais toujours inattendu entre l’image qu’un juge extérieur se fait d’une chose et une autre image de cette même chose qu’il voit sortir de la chose elle-même ou d’une autre instance de même nature que la sienne ou même de sa propre instance. La surprise est donc le moment d’une contradiction, d’un conflit entre l’instance qui juge et le monde extérieur, mais aussi le moment d’un conflit dans l’instance qui juge. Elle marque un arrêt de la certitude. Elle inaugure le doute, la méfiance à l’égard du monde et à l’égard de soi-même. La surprise marque la fin du narcissisme du juge qui délibère en dehors de ce qui arrive. Elle est donc le début d’une remise en cause. Elle divise l’instance qui juge en deux sous instances: la sous instance qui dit oui et celle qui dit non. N’est-ce pas suffisant pour dire avec Aristote que « Ce fut l'étonnement qui poussa les premiers penseurs aux spéculations philosophiques » ?
2.Après la surprise vient l'étonnement et l'interrogation
Voir article suivant

lundi 19 octobre 2009

INTRODUCTION GENERALE A LA PHILOSOPHIE

Léopold Sédar Senghor
En tant que premier chef d'État du Sénégal indépendant,mais aussi en tant que figure centrale des premiers intellectuels de l'Afrique nourri de la raison et de l'expérience de l'Occident, il s'est nécessairement posé cette question:
Quels avantages pouvons nous espérer ou quelles pertes pouvons nous craindre de la présence ou de l'absence de philosophie dans notre vie personnelle et dans notre vie sociale?
Il trouva assez pertinente cette recommandation de René Descartes dans les Principes de la Philosophie:"C'est un grand bien pour tout Etat que d'avoir de vrais philosophes en son sein".
INTRODUCTION
Si la société a créé l'école et si les familles y envoient leurs enfants, de même, si les enfants qui y sont en instruction mettent beaucoup d'efforts physique,intellectuel et financier,c'est que tous ces acteurs attendent un certain bénéfice individuel ou collectif de cette institution sociale qu'est l'école-mot à comprendre au sens large pour désigner tout lieu où l'on dispense un certain enseignement théorique ou/et pratique,c'est-à-dire un enseignement qui nous permet de comprendre ou d'expliquer ce qui existe,ou/et qui peut être appliqué dans la vie pour changer nos conditions d'existence ou notre manière de voir le monde et d'y vivre.
René Descartes a dit que "c'est un grand bien pour tout Etat que d'avoir de vrais philosophes en son sein" .Mais de ce même Descartes,nous avons appris ceci sur le chemin de la philosophie:ne dit jamais oui c'est vrai ou oui c'est faux parce que mon père et ma mère et mon professeur et mon marabout l'ont dit,tu examineras par ta propre "raison naturelle" qui te fait de toi l'égal de tout autre homme,si ce que l'on te propose comme explication ou justification ou action est acceptable ou non avant de répondre par oui oui non.
Il nous faudra donc chercher par notre raison à voir dans quelles conditions les propos de Descartes sont fondées en raison et si possible dans les faits.Mais comment savoir s'il a tort ou s'il a rais on en partie ou totalement?Quand Ménon demanda à Socrate au début du livre sous forme de dialogue qui porte comme titre le prénom de l'interlocuteur du mâitre de Platon,celui-ci lui a répondu:Tu ne peux rien dire de sûre et de rationnel sur une chose quelconque tant que ne parviendras pas à la définir.
La première question de toutes les questions possibles autour de la philosophie est donc:qu'est-ce que la philosophie?
Mais qu'est-ce que définir?C'est une des questions fondamentales que tentent de résoudre Socrate et Ménon.
René Descartes philosophe français... (poursuivre la recherche sur l'auteur)

1.Qu'est-ce que définir?

Dans le Ménon,Socrate dit ceci à son interlocuteur après une définition de la vertu proposée par ce dernier:si la vertu existe,et si nous supposons qu'elle peut exister chez le vieillard,chez la femme comme chez l'homme,chez le jeune ou l'enfant,chez l'esclave ou chez l'homme libre,alors ce qui permet de définir cette vertu se retrouvera identiquement en chacun et en chacune de ses proteurs,que cette vertu leur vienne de la nature ou de l'éducation personnelle ou dirigée par un maître.

Conclusion:ce qui définit est ce qui est constant,invariable,insensible aux accidents de l'histoire.Ce qui définit est ce qui permet d'unifier des différences secondaires.Définir,c'est donner une essence, une nature, une âme,une identité spécifique et parfaite puisque non corruptible.Ce qui définit est ce qui est nécessaire par opposition à ce qui est contingent ou accidentel et secondaire et qui peut ne pas apparâitre dans la chose en un autre lieu et dans un autre temps de son histoire.Définir la liberté,la philosophie ou n'importe quel autre réalité matérielle ou abstraite,c'est déterminer ce qui est nécessaire pour qu'elle puisse exister.Ce qui permet à une chose quelconque d'exister, s'appelle cause ou raison ou fondement.Mais plusieurs causes peuvent être évoquée dans la compréhension ou l'explication de toute existence.

Où se trouve ce qui permet de définir ,avec quel moyen et quel procédè ou méthode l'atteindre et le présenter publiquement?

Aristote distingue quatre(4)causes pour répondre à la question "POURQUOI" telle ou telle chose existe ou pourrait exister?

Une table est faite soit en bois,en argile,en papier,en bronze ou d'une autre matière simple ou d'un alliage de matières:dire que la table est faite de bois,c'est déterminer sa cause matérielle. Mais il ne suffit pas d'avoir de la matière pour avoir une table.Il faut une intervention extérieure sur la matière pour la transformer,pour lui donner une nouvelle forme,un nouveau statut.

Une table peut avoir une forme ronde ou ovale ou carré,etc.Cette forme est pensée et dessinée dans une intelligence divine ou humaine ou artificielle qui la conçoit.C'est le début de l'existence de la table.Cette existence théorique ou virtuelle semblable à celle d'un foetus dans le ventre où il est conçu précède l'existence dans le monde des objets sensibles et matériels où tout les observateurs lucides pourront la voir et la décrire dans sa matière et dans sa forme.e monde sensible,cette table dans l'esprit et dont la forme et la matière sont déterminées doit nécessairement avoir un artisan qui la réalise.Cette intelligence et cette puissance qui font exister la table dans le monde de la raison ou de l'esprit et dans le monde des sens est celle qu'on appelle cause efficiente,la cause qui fait exister effectivement dans la tête ou dans le monde extérieur.

Où est la différence entre la table ronde en bois et la table carrée en diamant?Aucune si ce n'est le fait que l'une est faite en bois et est ronde parce dans le milieu de sa naissance conceptuelle et matérielle, il n'y avait que du bois et la forme ronde.Ces deux tables sont une même et unique chose:l' Etre -Table qui se réalise différemment dans l'histoire selon des circonstances diverses.L'être -Table ou l'essence -Table ou la nature -Table ou l'âme -Table est partout identique à lui même,même s'il change d'habillage extérieure .L'habillage qui représente le corps est changeant,se dégrade et meurt,mais l'idée habillée reste la même.Cet être est conçu par l'esprit ou la raison créatrice de forme, de propriétés,de corps,de sens, de valeur,etc.Il est abstrait.Cette identité abstraite et constante est la cause formelle de la table.La question est de savoir qu'est-ce qui fait de toute table une table?

D'une certaine manière nous pouvons dire que la surface de la terre est une table,qu'un lit est une table,qu'un siège de vélo ou un siège d'automobile est une table,qu'un preuve est une table,que le bureau du professeur est une table,etc.

Alors qu'est-ce qu'une Table?

Tout le travail conceptuel de la philosophie est dans cette question.

Mais pour quelle raison conçoit-on et fabrique-t-on une table?Toujours dans la nature comme parmi les hommes, ou alors très souvent,en vue d'un but ou d'une fin déterminée:écrire,repasser,opérer,etc.Ce en vue de quoi, ou ce à quoi servir la table est ce qu'on appelle cause finale de la table.

On peut se demander si certaine choses n'existe pas sans correspondre à des fonctions déterminées ou à des fonctions figées.N'existe-t-il pas des parasites? C'est un des problèmes des thèses fonctionalistes qui expliquent l'existence des choses par la fonctions qu'elles remplissent dans un système naturel ou social.

En philosophie on oppose cause matérielle et cause formelle,vérité formelle et vérité matérielle

2.Quelle est la cause qui permet de définir en philosophie et comment l'atteindre?

Il existe deux manières de définir une chose:une définition positive qui détermine totalement ou relativement l'être de la chose et une définition négative qui ignore ce qu'est la chose mais qui détermine néanmoins ce qu'elle n'est pas.

En philosophie, notamment dans la philosophie des idéalistes,ou philosophie traditionnelle ou philosophie spéculative,ou métaphysique, ou philosophie première,c'est la définition par la cause formelle ou générale ou universelle ou conceptuelle qui donne lieu de naissance et qui donne une carte d'identité dans l'espace du réel. Pour Hegel, quand les conditions théoriques qui font exister une chose quelconque sont présentées et acceptées dans la maternité de la raison universelle qui dirige et gouverne la marche de la nature et dans la vis sociale,alors, la philosophie considère que cette chose a le droit d'exister et existe en droit ou en raison ou formellement, même si les sens du philosophe ou ceux de l'homme ordinaire ne font pas l'expérience sensible de cette réalisée dans l'histoire.

La raison est l'architecte principale de toute brique et de tout édifice construits par la philosophie. En conséquence il importe pour comprendre la philosophie dans son travail et dans sa valeur,de comprendre qu'est-ce que la raison:quelle est sa cause matérielle,sa cause efficIl conviendra de savoir aussi qu'est-ce que la raison? Quelle est sa cause matérielle,sa cause formelle,sa cause efficiente,sa cause finale,notamment dans la philosophie?

3.Quelle est l'importance d'une définition? Une définition permet de reconnaître,de distinguer,de séparer,de délimiter le champ de validité,de ne pas confondre.Elle permet aussi de faire des déductions ou des suppositions ou de faire des hypothèse en partant d'un donnée essentielle à laquelle sont attachées d'autres données manifestement visibles ou cachées.La définition philosophique d'une chose ne se laisse pas totalement voir dans l'existence d'un cas particulier qui le représente toujours un de ses aspects incoplets dans l'histoire.S'il faut partir de ce qui est là présent sous les sens, il faut s'élever bien au-delà des sens pour voir la cité des premières formes où se trouverait le modèle original et parfait de toute chose sensible.La définition est donc un effort essentiel en philosophie.Elle est l'extraction de l'essentiel dans ou au-delà du paraître.

Comment accéder à l'essentiel qui constitue le lien de parenté permanent à toutes les philosophies particulières que l'on désignent par les termes philosophie grecque,philosophie chinoise,philosophie américaine,philosophie africaine,philosophie musulmane ou philosophie paenne si toutes ces expressions renvoie à quelque chose qui existe déjà ou qui pourrait existé?

Telle est la question du prochain article dont le titre est:QU'EST-CE QUE LA PHILOSOPHIE?