vendredi 21 mai 2010

Karl Popper douterait-il d'une solidarité infaillible dans la nature ou dans l'histoire?

SUJET:Quel est le problème central dans ce texte?

On peut étudier ce qui a été, mais ce qui a été est terminé, et à partir de là nous ne sommes pas en mesure de prévoir quoi que ce soit, de suivre le courant ; nous devons simplement agir et tâcher de rendre les choses meilleures. Le moment présent est celui où finit l ‘histoire, et nous ne sommes absolument pas capables de regarder l’avenir en pensant pouvoir le prédire grâce au courant. Et nous ne pouvons pas non plus nous dire : j’ai toujours su que le fleuve passerait par là.
Karl Popper, La leçon de ce siècle.

Rousseau:liberté individuelle et liberté politique quelle différence?



SUJET: Expliquez et discutez le texte suivant:

La liberté individuelle, je le répète, voilà la véritable liberté moderne. La liberté politique en est la garantie ; la liberté politique est par conséquent indispensable. Mais demander aux peuples de nos jours de sacrifier comme ceux d’autrefois leur liberté individuelle à la liberté politique, c’est le plus sûr moyen de les détacher de l’une, et quand on y serait parvenu, on ne tarderait pas à leur ravir l’autre.
Jean-Jacques Rousseau, Du contrat social.

Platon est-il pour ou contre l'art?

SUJET III: Expliquez et discutez les texte suivant:
L’imitation est donc loin du vrai, et si elle façonne tous les objets, c’est, semble-t-il, parce qu’elle ne touche qu’à une petite partie de chacun, laquelle n’est d’ailleurs qu’une ombre. Le peintre, dirons-nous par exemple, nous représentera un cordonnier, un charpentier ou tout autre artisan sans avoir aucune connaissance de leur métier ; et cependant, s’il est bon peintre, ayant représenté un charpentier et le montrant de loin, il trompera les enfants et les hommes privés de raison, parce qu’il aura donné à sa peinture l’apparence d’un charpentier véritable.

Platon, La République

jeudi 20 mai 2010

Exposé sur SCIENCE,TECHNIQUE ET ETHIQUE/TL2 A/LPA/2009-2010

LYCEE DES PARCELLES ASSAINIES DE DAKAR(LPA1)

OBJET : EXPOSE

DISCIPLINE : PHILOSOPHIE

THEME : SCIENCE, TECHNIQUE ET ETHIQUE

EXPOSANTS : Awa Diagne, Djiby Oumar Dia, Abdoulaye Dioum

El Hadji Seydi Alpha Kane, Birane Diallo, Dibor Diouf,Ndèye Fatou Diop.

SOUS LA DIRECTION DE

M. Moustapha Sagna

ANNEE : 2009-2010



 
PLAN

INTRODUCTION

I.DEFINTITIONS DES CONCEPTS

1. Qu’est-ce que la science ?

2. Qu’est-ce que la technique ?

3. Qu’est-ce que l’éthique ?

II. RAPPORTS ENTRE SCIENCE ET TECHNIQUE

1. La science et la technique :produits de la raison et de l’expérience humaine

2. La question de l’antériorité dans leur existence

3. Rapport d’interdépendance de leur existence

III.RAPPORTS ENTRE SCIENCE ET ETHIQUE

1. La science fait partie des domaines de réflexion et d’application de l’éthique.

2. Ce que l’éthique apporterait à la science

IV.SCIENCE, TECHNIQUE, ETHIQUE ET MONDIALISATION

CONCLUSION

INTRODUCTION

L’épistémologie est l’étude que la philosophie fait sur la science. Pourquoi la philosophie s’interroge sur la science ? La science étant un domaine de la vie ne peut échapper à l’interrogation philosophique dont l’intention est de tout comprendre rationnellement. Aujourd’hui on peut dire que la science et la technique sont au cœur de la vie humaine. Cette influence que les sciences et les techniques exercent sur la vie de l’homme, sur ses aspects physiques, mentaux et moraux justifie davantage l’interrogation philosophique dans ces domaines. La philosophie étant originairement une éthique ou une réflexion sur les valeurs, sur les significations et sur le comment vivre pour atteindre le bonheur, ne saurait s’empêcher de lier éthique et science et technique. Les découvertes scientifiques et leurs applications ont donné beaucoup de satisfactions à l’homme. Mais n’ont-elles pas un aspect négatif ?

I.DEFINITIONS DES CONCEPTS

1. Qu’est-ce que la science ?

Etymologiquement le mot science vient du mot latin « scire » qui signifie « savoir ».Science veut donc dire savoir. Mais il est important de préciser que si toute science est un savoir, tout savoir n’est pas pour autant une science. Il existe différents types ou formes ou sources ou manières de production des connaissances que détiennent les hommes : la magie est une forme de connaissance du réel, le mythe est aussi une manière de produire des connaissances au sujet du monde et de l’existence humaine, de même que la religion vient pour livrer à l’homme des vérités qu’elle dit détenir d’une source qui n’est pas celle du mythe et encore moins celle de la science dans son sens moderne :Dieu ou encore Raison universelle et absolue. La question est alors quelles sont les caractéristiques que devraient porter une connaissance ou un discours ou une théorie sur le réel pour avoir le statut de science ?Ou encore qu’est-ce qui fait la nature ou l’essence de la science avant qu’elle ne se divise en plusieurs formes particulières, à savoir les sciences logico formelles, les sciences de la nature et les sciences de l’esprit ? La connaissance scientifique est dite connaissance rationnelle et sa rationalité est établie dans les principes de cohérence, de validité et de causalité. En outre selon André Lalande « la science est un ensemble de connaissances et de recherches ayant un degré suffisant d’unité et de généralité et susceptible d’amener les hommes qui s’y consacrent à des conclusions concordantes qui ne résultent ni de conventions arbitraires ni des goûts ou des intérêts individuels qui leur sont communs mais de relations objectives que l’on découvre graduellement et que l’on confirme par des méthodes de vérifications définies. » Parmi ces méthodes de vérification il y a l’expérimentation. On peut ajouter que la science émet des jugements de faits et non des jugements de valeur. C’est en ce sens que Max Weber dit que « Le savant doit adopter une attitude de neutralité à l’égard des valeurs. »

2. Qu’est-ce que la technique ?

La technique peut se définir comme usage ou l’emploi d’une habileté particulière : d’un certain art de faire en vue de produire quelque chose de façon plus efficace et plus rapide. En ce sens, la notion de technique a principalement un aspect économique : économie de temps, de moyens etc. La technique est effectivement l’ensemble des procédés ou méthodes d’un art, d’une activité ; mais aussi l’ensemble des applications de la science dans le domaine de la production. C’est pourquoi l’apparition d’une nouvelle répond toujours à un besoin concret qui se pose dans l’histoire au sein d’une société déterminée.

3.Qu’est-ce que l’éthique ?

Tirée du mot grec «ethos» qui signifie « manière de vivre », l'éthique est une branche de la philosophie qui s'intéresse aux comportements humains et, plus précisément, à la conduite des individus en société. L'éthique fait l'examen de la justification rationnelle de nos jugements moraux, elle étudie ce qui est moralement bien ou mal, juste ou injuste. Dans un sens plus large, l'éthique réfléchit sur la personne humaine et sur son interaction avec la nature et les autres hommes, sur la responsabilité et sur la justice. On peut dire, de façon générale, que l'éthique, dès lors qu'elle s'engage à réfléchir sur le rapport qui existe entre les hommes et le monde, a le souci de l'autonomie de la personne. Cette autonomie est la condition première de la prise de décision éthique et de toute analyse objective des faits. C’est en ce sens que Kant dit que la liberté fait de l’homme un être moral et responsable. L'autonomie se manifeste lorsqu'un individu choisit, dans un processus décisionnel, de s'affranchir, autant que faire se peut, de ses conditionnements. La philosophie se définie dans son application concrète dans la vie, comme l’application d’une certaine manière de vivre qui puisse nous conduire vers le bien, la vrai et le juste. C’est pourquoi il est courant de la confondre avec la philosophie morale et la religion. En effet l’éthique est l’une des branches principales de la philosophie, notamment de la philosophie morale. En effet on dit que la philosophie est soit réflexion critique, soit réflexion métaphysique ou art de vivre.

II.RAPPORTS ENTRE SCIENCE ET TECHNIQUE

1. La question de l’antériorité

On peut comparer la science et la technique en repérant leur ordre d’apparition parmi les hommes. Autrement dit qu’elle est la première à apparaître parmi les hommes entre la science et la technique ? Ce rapport d’antériorité peut être envisagé de deux manières : une antériorité historique et une antériorité logique.

Du point de vue historique, il est logique de dire que la technique a existé bien avant la science sous sa forme moderne. En effet on peut dire qu’il y a technique chaque fois que nous voyons un homme ou un groupe d’hommes utiliser une certaine manière qui allie l’intelligence et l’habileté pour effectuer une action déterminée ou un art avec le maximum de réussite. On comprend donc que la technique est une spécificité humaine car l’animal n’a qu’un seul moyen pour résoudre des problèmes. En effet selon Bergson ce qui caractérise l’être humain c’est la faculté de s’adapter aux situations. Pour lui, l’intelligence humine se caractérise par la capacité de créer des outils et des manières de faire. La technique est inséparable de la définition de l’homme. En d’autres termes encore, selon le philosophe français Michel Serres dans Temps de crises, l’homme se définit par sa capacité à inventer de nouvelles solutions en temps de crise. S’il n’existe pas d’humanité dépourvue de toute technique pour agir dans le monde, la technique a toujours existé. En est-il de la science ? Non. Car Thalès est considéré par les historiens de la pensée humaine comme étant le premier des penseurs et le premier des scientifiques. Il est en effet c’est lui qui est le premier a avoir atteint dans ses recherches des résultats généraux ou universels.

On comprend qu’il soit légitime et matériellement vérifiable de dire que la technique précède la science. En effet on peut voir des sociétés sans science au sens moderne du terme, mais jamais de sociétés sans technique.

Du point de l’antériorité logique le rapport varie en fonction des époques et de la définition des deux concepts.

Dans l’antiquité gréco-romaine avec Archimède, la science existait déjà. Dans les sciences expérimentales ou d’observation, la technique donne à la science les instruments de recherche dont elle a bien. En ce sens elle peut être considérée comme une condition préalable pour l’existence de la science ou tout au moins comme une condition d’évolution de la science. Ainsi entre autres exemples, sans la lunette astronomique créée par un artisan ou par un technicien, Galilée n’aurait pu faire ses observations. Par contre dans la technologie c’est-à-dire la technique comme science appliquée au réel, il y aurait une antériorité de la science sur la technique. Car ce qui peut être fait par le technicien dépend des résultats de la recherche théorique. Autrement dit la recherche appliquée dépendant de la recherche théorique.

2. rapport d’interdépendance

Le rapport logique entre la science et la technique c’est-à-dire la réponse à la question la science peut-elle exister sans la technique ou la technique sans la science dépend du sens que l’on donne à la science et à la technique et ce sens a varié au cours de l’histoire des idées. Pour certains la technique est une condition d’existence ou de progrès de la science et pour d’autres la science serait la mère de la technique en tant qu’application de ses résultats théoriques. Il s’agit donc d’un rapport d’interdépendance.

III.RAPPORT ENTRE SCIENCE ET ETHIQUE

1. La science et les techniques ne peuvent pas échapper à l’éthique

La philosophie comme éthique s’interroge sur la vie humaine et sur ce qui peut l’affecter positivement ou négativement. Or, comme nous venons de le voir la science et les techniques agissent sur l’environnement, sur son corps et sur sa vision du monde. Donc il existe un rapport entre éthique, science et techniques. La question éthique au sein de la science et des techniques est formulée par certains penseurs de la manière suivante : la science et les techniques peuvent-elles se permettre d’utiliser « tous les moyens » possibles à leur disposition parce qu’elles « sauvent » des personnes par « milliers »dans le monde ?Peut-on par exemple se permettre de faire certaines expériences sur des humains en les prenant comme cobayes au nom de l’intérêt général que la science apporter à l’humanité dans ses résultats ?

2. Ce que l’éthique peut apporter à la science

Une certaine explication ou compréhension scientifique du réel, par exemple de la vie et de la mort et du rapport entre le soleil, la terre et la lune peut influencer ou contredire une certaine éthique, c’est-à-dire montrer l’absurdité d’une telle règle morale ou son opposition avec l’ordre naturel des choses. C’est ce qui se produit avec Galilée contre l’Eglise qui croyait que la terre est immobile. L’affirmation de Galilée était grave parce qu’elle entrait en contradiction avec les fondements d’une certaine éthique religieuse. C’est pourquoi d’ailleurs Descartes comme Pascal estiment que la meilleure morale pour conduire les hommes dans le monde, solitairement et en communauté serait une morale issue d’une vraie science de l’homme, d’une vraie connaissance de la nature de l’homme. La science a besoin d’éthique selon Rabelais car « une science sans conscience serait ruine de l’âme ».Dans cette même inquiétude qui concerne les limites de la science par les pouvoirs politiques ou par les savant eux-mêmes usant d’une certaine éthique de leur métier, le physicien américain Robert Oppenheim s’interroge : "Comment est-il possible que des scientifiques aient participé à la guerre des gaz de 1915-1918 ? Aient conduit des expériences pour déterminer quels gaz étaient les plus efficaces pour tuer des êtres humains ! »La philosophie apporterait donc à la science un « supplément d’âme » qui lui manque ou qui pourrait lui manquer.

CONCLUSION

Nous estimons avoir donné au cours de notre exposé, des définitions acceptables concernant les concepts fondamentaux que sont la science, la technique et l’éthique. L’analyse des rapports entre ces notions nous a permis d’isoler des caractéristiques propres à chacune mais aussi de mettre en évidence des dénominateurs communs et de la complémentarité. La science, la technique et l’éthique sont des produits de la raison humaine et de l’expérience concrète des hommes et des peuples au sein du monde. Aujourd’hui l’interrogation éthique est plus actuelle et deviendrait sans doute de plus en plus actuelle au fur et à mesure que les sciences et les techniques vont se développer. Car comme le dit André Comte Sponville « la biologie ne dira jamais à un biologiste comment il faut vivre ni s’il le faut » et cette question est inséparable de l’existence humaine.



L’UNESCO SUR LA DIVERSITE CULTURELLE

       "L'idéologie dominante d'une époque est toujours celle de la classe économiquement dominante"
DECLARATION UNIVERSELLE DE L’UNESCO SUR LA DIVERSITE CULTURELLE« La richesse culturelle du monde, c’est sa diversité en dialogue »
Adoptée par la 31e session de la Conférence Générale de l’UNESCO

PARIS, 2 NOVEMBRE 2001

La Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle a été adoptée à l’unanimité dans un contexte très particulier. C’était au lendemain des événements du 11 septembre 2001, et la Conférence générale de l’UNESCO,qui se réunissait alors pour sa 31e session, était la première réunion de niveau ministériel à se tenir après ces événements terribles. Ce fut l’occasion pour les États de réaffirmer leur conviction que le dialogue interculturel constitue le meilleur gage pour la paix, et de rejeter catégoriquement la thèse de conflits inéluctables de cultures et de civilisations.
Un instrument d’une telle envergure constitue une première pour la communauté internationale. Il érige la diversité culturelle au rang de « patrimoine commun de l’humanité », « aussi nécessaire pour le genre humain que la biodiversité dans l’ordre du vivant », et fait de sa défense un impératif éthique, inséparable du respect de la dignité de la personne humaine.La Déclaration vise à la fois à préserver comme un trésor vivant, et donc renouvelable, une diversité culturelle qui ne doit pas être perçue comme un patrimoine figé, mais comme un processus garant de la survie de l’humanité ;elle vise aussi à éviter des ségrégations et des fondamentalismes qui, au nom des différences culturelles, sacraliseraient ces différences, allant ainsi à l’encontre du message de la Déclaration universelle des droits de l’homme.La Déclaration universelle insiste sur le fait que chaque individu doit reconnaître non seulement l’altérité sous toutes ses formes, mais aussi la pluralité de son identité, au sein de sociétés elles-mêmes plurielles. C’est ainsi seulement que peut être préservée la diversité culturelle comme processus évolutif et capacité d’expression, de création et d’innovation. Le débat entre les pays qui souhaiteraient défendre les biens et services culturels « qui, parce qu’ils sont porteurs d’identités, de valeurs et de sens, ne doivent pas être considérés comme des marchandises ou des biens de consommation comme les autres », et ceux qui espéraient promouvoir les droits culturels a été ainsi dépassé, ces deux approches se trouvant conjuguées par la Déclaration qui a mis en évidence le lien causal unissant deux démarches complémentaires. L’une ne peut exister sans l’autre.Cette Déclaration, accompagnée des lignes essentielles d’un Plan d’action, peut être un superbe outil de développement, capable d’humaniser la mondialisation.Elle ne formule évidemment pas de prescriptions, mais des orientations générales qui devraient se traduire en politiques innovantes par les Etats membres, dans leurs contextes spécifiques, en partenariat avec le secteur privé et la société civile.Cette Déclaration, qui oppose aux enfermements fondamentalistes la perspective d’un monde plus ouvert, plus créatif et plus démocratique, compte désormais parmi les textes fondateurs d’une nouvelle éthique promue par l’UNESCO
au début du XXIe siècle. Je souhaite qu’elle puisse revêtir un jour la même force que la Déclaration universelle des droits de l’homme.

Koïchiro Matsuura,

Directeur général

mercredi 19 mai 2010

Quatre groupes de problèmes et de questions dans l'épistémologie

SOURCE:WIKIPEDIA

Les Problèmes et les questions qui se posent en épistémologie sont nombreux et variés. Mais on distingue en général quatre groupes de problèmes dont chacun contient des questions différentes mais touchant la même cible à différents points.

Le premier groupe de problèmes concerne la logique mise en œuvre dans le raisonnement et dans la pratique scientifique et donc la validité de la connaissance scientifique et la structure des théories scientifique, c’est-à-dire leur formation et leurs relations dans l’histoire de la science. On trouve dans ce champ de problèmes les questions suivantes entre d’autres possibles.

Comment formaliser une théorie ? Quel est le statut des objets mathématiques : s'agit-il de fictions utiles ou plutôt d'objets « réels » ? Quel est le statut logique d'une théorie comme la théorie de l'évolution : a-t-elle la même valeur qu'une théorie physique comme, par exemple, la relativité restreinte ? Quel type de logique convient aux résultats étonnants de la mécanique quantique ? Est-ce encore la logique dite classique ? Quel est le rapport entre une théorie et une loi et une loi est-elle toujours de nature mathématique ? Existe-t-il de véritables lois en sciences humaines ?

Dans le deuxième groupe de problèmes, ont cherche à mettre en évidence des significations et on se demande qu’est-ce que la vérité ?

Quel est le champ d'application de tel concept ou de telle théorie ? (Quel est par exemple l'objet exact de l'évolution : les individus, les populations ou les espèces ? et à quoi se réfère-t-on au juste en biologie lorsqu'on parle d'une espèce ?) Quelle relation exacte peut-on établir entre l'observation et la théorie, par exemple la seconde dérive-t-elle directement de la première ? En science, existe-t-il des concepts empiriques et des concepts théoriques ? Comment interpréter les statistiques ? Quel est l'objet exact de la mécanique quantique ?

Le troisième groupe de problèmes concerne la question de la méthode ou des méthodes scientifiques

Y a-t-il une ou des méthodes scientifiques et si oui quelle est la méthode scientifique ou le groupe des méthodes scientifiques et pourquoi il ne peu y en avoir qu’une ou plusieurs ? Et d'ailleurs, y a-t-il au départ une méthode scientifique standard ou seulement diverses procédures empiriques ? Une même méthode peut-elle comporter différentes techniques ? Les sciences sociales et humaines ont-elles une méthode rigoureuse et, si oui, est-ce la même que celle des sciences dites exactes ? Peut-on confirmer une théorie scientifique ou ne confirme-t-on que des hypothèses isolées ? Une telle confirmation a-t-elle des degrés ? Si oui, peut-on mesurer le degré de confirmation d'une hypothèse ou d'un système d'hypothèses ? Quelle est la valeur de l'induction en science ?

Dans le quatrième groupe de problèmes on s’interroge sur les limites et sur la valeur de l'entreprise scientifique

Qu’est-ce qui est scientifique et qu'est-ce qui ne l'est pas ? Existe-t-il de fausses sciences ? Comment détecter et reconnaître une fraude scientifique ? Le savant peut-il vraiment être neutre et objectif ou est-ce un idéal inaccessible ? Notre connaissance progresse-t-elle sans cesse ou existe-t-il des limites inscrites dans la nature ou encore dans nos instruments d'observation et de mesure ? Quand au juste est-on légitimé d'utiliser le concept de probabilité : seulement quand on ne dispose pas d'informations suffisantes ?



dimanche 16 mai 2010

Henry Bergson:le rôle de la France et de René Descartes dans l'évolution de la philosophie moderne

Henri Bergson (1915), “ La philosophie française ”
Un document produit en version numérique par Bertrand Gibier, bénévole,Courriel: bertrand.gibier@ac-lille.fr

Dans le cadre de la collection: "Les classiques des sciences sociales"
Site web: http://www.uqac.uquebec.ca/zone30/Classiques_des_sciences_sociales/index.html
Fondée et dirigée par Jean-Marie Tremblay, professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi
Une collection développée en collaboration avec la Bibliothèque
Paul-Émile-Boulet de l'Université du Québec à Chicoutimi
Site web: http://bibliotheque.uqac.uquebec.ca/index.htm
Henri Bergson (1859-1941)
Philosophe français (Paris 1859 - 1941). Avec sa thèse, l' Essai sur les données immédiates de la conscience (1889), Bergson pose les problèmes de l'insertion de l'esprit dans la matière ( Matière et Mémoire, 1896), de la signification du comique ( le Rire, 1900), de la nature de la vie ( l'Évolution créatrice, 1907), de l'origine de la morale et de la religion ( les Deux Sources de la morale et de la religion, 1932). Dans la Pensée et le Mouvant (1934), il rassemble les textes qui explicitent le mieux sa métaphysique. La doctrine de Bergson est à la fois une critique de l'intelligence et une méthode pour ressaisir intuitivement le commencement de l'expérience humaine. (Prix Nobel de littérature 1927.)
René DESCARTES(1596-1650)

Henri Bergson (1915), “ La philosophie française ”
Extrait
Le rôle de la France dans l’évolution de la philosophie moderne est bien net : la France a été la grande initiatrice. Ailleurs ont surgi également, sans doute, des philosophes de génie ; mais nulle part il n’y a eu, comme en France, continuité ininterrompue de création philosophique originale. Ailleurs on a pu aller plus loin dans le développement de telle ou telle idée, construire plus systématiquement avec tels ou tels matériaux, donner plus d’extension à telle ou telle méthode ; mais bien souvent les matériaux, les idées, la méthode étaient venus de France. Il ne peut être question ici d’énumérer toutes les doctrines, ni de citer tous les noms. Nous ferons un choix ; puis nous tâcherons de démêler les traits caractéristiques de la pensée philosophique française. Nous verrons pourquoi elle est restée créatrice, et à quoi tient sa puissance de rayonnement.

Toute la philosophie moderne dérive de Descartes . Nous n’essaierons pas de résumer sa doctrine : chaque progrès de la science et de la philosophie permet d’y découvrir quelque chose de nouveau, de sorte que nous comparerions volontiers cette œuvre aux œuvres de la nature, dont l’analyse ne sera jamais terminée. Mais de même que l’anatomiste fait dans un organe ou dans un tissu une série de coupes qu’il étudie tour à tour, ainsi nous allons couper l’œuvre de Descartes par des plans parallèles situés les uns au-dessous des autres, pour obtenir d’elle, successivement, des vues de plus en plus profondes.



Une première coupe révèle dans le cartésianisme la philosophie des idées « claires et distinctes », celle qui a définitivement délivré la pensée moderne du joug de l’autorité pour ne plus admettre d’autre marque de la vérité que l’évidence.



Un peu plus bas, en creusant la signification des termes « évidence », « clarté », « distinction », on trouve une théorie de la méthode. Descartes, en inventant une géométrie nouvelle, a analysé l’acte de création mathématique. Il décrit les conditions de cette création. Il apporte ainsi des procédés généraux de recherche, qui lui ont été suggérés par sa géométrie.



En approfondissant à son tour cette extension de la géométrie, on arrive à une théorie générale de la nature, considérée comme un immense mécanisme régi par des lois mathématiques. Descartes a donc fourni à la physique moderne son cadre, le plan sur lequel elle n’a jamais cessé de travailler, en même temps qu’il a apporté le type de toute conception mécanistique de l’univers.



Au-dessous de cette philosophie de la nature on trouverait maintenant une théorie de l’esprit ou, comme dit Descartes, de la « pensée », un effort pour résoudre la pensée en éléments simples : cet effort a ouvert la voie aux recherches de Locke et de Condillac. On trouverait surtout cette idée que la pensée existe d’abord, que la matière est donnée par surcroît et pourrait, à la rigueur, n’exister que comme représentation de l’esprit. Tout l’idéalisme moderne est sorti de là, en particulier l’idéalisme allemand.



Enfin, au fond de la théorie cartésienne de la pensée, il y a un nouvel effort pour ramener la pensée, au moins partiellement, à la volonté. Les philosophies « volontaristes » du XIXe siècle se rattachent ainsi à Descartes. Ce n’est pas sans raison qu’on a vu dans le cartésianisme une « philosophie de la liberté ».



À Descartes remontent donc les principales doctrines de la philosophie moderne. D’autre part, quoique le cartésianisme offre des ressemblances de détail avec telles ou telles doctrines de l’antiquité ou du moyen âge, il ne doit rien d’essentiel à aucune d’elles. Le mathématicien et physicien Biot a dit de la géométrie de Descartes : « proles sine matre creata ». Nous en dirions autant de sa philosophie.








dimanche 9 mai 2010

EPISTEMOLOGIE(I):Caractéristiques de l'esprit et de la pensée scientifique:l'universalité ou la généralité des résultats

1. L’universalité ou la généralité comme marque des résultats de la science qu’on appelle théories ou lois ou règle ou théorème, ou axiome


Les historiens de la pensée rationnelle et parmi lesquels Socrate, considèrent Thalès de Milet comme le premier des penseurs de l’humanité. Pourquoi ? Parce qu’il serait le premier à atteindre dans ses recherches des résultats ayant une portée universelle ou générale. Qu’est-ce que cela signifie ? Cela signifie que lorsque Thalès parle d’une donnée naturelle ou artificielle à créer par l’homme, par exemple du cercle, il n’émet pas des propositions ou des vérités ou des lois ou des propriétés accidentelles valables pour un cercle particulier, mais pour toute figure particulière appelée cercle, comme cette propriété universelle qui se vérifie dans tout cercle : tout cercle traversé par une droite qui passe par son centre divise ce cercle en deux parties égales et traverse par leur centre en les divisant en deux parties égales tous les cercles dont les centres sont alignés. L’esprit universel ne parle donc pas du singulier ou du particulier, mais parle d’un ensemble de données naturelles ou artificielles, qu’il unifie ou fédère ou centralise un ensemble de faits-par exemple encore une révolution politique-, en accédant à une propriété commune qui est un lien de parenté pouvant être caché ou masqué par les apparences phénoménales et accidentelles ou contextuelles de ces faits qui restent profondément unis par une propriété commune au moins tout en se présentant différemment dans d’autres aspects. Aristote souligne encore cette marque nécessaire du silence qui concerne à la fois les résultats mais aussi les objets de la science : « l’objet de la science est l’universel » ou encore il n’y a pas de science du particulier.

On peut aussi se demander à quoi serait due la généralité ou l’universalité des résultats de Thalès et celle des résultats de toute science ?
Trois hypothèses possibles:
-Thalès a atteint des résultats ayant une portée générale conttrairement aux autres qui n'émettent que des propositions singulières ou particulières,parce que l'esprit de Thalès est supérieur à celui des autres ou que Thalès est plus intelligent
-L'esprit de Thalès qui représente celui du scientifique n'est pas supérieur aux autres esprit de manière absolu,mais il a trouvé une méthode plus efficace ou plus rationnelle que celles des autres esprits qui cherchent à connaître comme lui,les mêmes objets ou des objets différents
-L'unniversalité des résultats de la science est fondée sur la nature des objets étudiés par les diverses sciences
2.Des fondements internes et externes de l'universalité des résultats de la science ou des conditions nécessaire pour avoir des résultats généraux

samedi 8 mai 2010

EPISTEMOLOGIE ou Philosophie de la Connaissance ou Philosophie de la Science



INTRODUCTION



Chaque homme et chaque peuple cherche le bonheur. Nous pouvons dire d’un homme ou d’un peuple qu’il est heureux lorsqu’il estime qu’il est ainsi qu’il voudrait être dans le monde et dans le monde qu’il voudrait être. Car la vie heureuse est celle qui, même sans avoir nécessairement tout ce que l’on estime une vie devoir ou pouvoir vouloir, cette vie ne réclame plus rien sinon rien de nécessaire. Sinon, pour être plus modéré, nous dorons alors de cet homme qu’il est satisfait : aucune douleur dans son corps ni dans son esprit ni ou dans sa conscience.



Un homme ou un peuple heureux ou satisfait de son existence est donc nécessairement un homme dont tous les problèmes sont résolus ou dont les problèmes fondamentaux qui affectent son équilibre physique ou animal ou psychologique ou moral ou spirituel sont résolus et de manière satisfaisante. Ce peuple ou cet homme serait donc nécessairement un être vivant qui aurait reçu tout de la nature ou nécessairement un homme ou un peuple qui a appris au cours de l’histoire à résoudre des problèmes avec son corps et avec son esprit. C’est pourquoi nous pouvons dire que plus un homme est heureux et plus un peuple est dans un équilibre social, économique, politique, intellectuel ou mental, plus ce peuple aurait vécu en cherchant à vaincre les obstacles qui lui empêchaient d’être ainsi qu’il voulait être.



Si les hommes et les peuples cherchent partout leurs biens particuliers et leur bien supérieur qu’Aristote appelle souverain bien qui commande tous les bien particuliers, alors, il est rationnel de penser que dans tout ce qu’un homme fait ou un peuple, il le fait parce qu’il esttime que les résultats de cet action le rapprocherait du bonheur. Car l’homme raisonnable et libre, bien que pouvant se tromper ne peut pas entreprendre une action qu’il pense devoir lui nuire. Celui qui se suicide comme le dit Emile Durkheim n’est pas sans doute dépourvu de toute conscience et de toute raison et de toute liberté, mais s’il se tue, c’est parce que derrière lui il y a une pression sociale insoutenable ou alors une pression interne-telle qu’une souffrance qu’il ne peut pas contenir. Le suicide est contre nature s’il est vrai comme le dit Spinoza que chaque être vivant cherche à persévérer dans son être.



Ainsi donc toutes les activités humaines de diverses natures et leurs produits, théoriques ou pratiques visent à produire des biens particuliers qui contribuent à les rendre heureux ou alors à les épargner de certaines souffrances qui ne relèvent pas de la fatalité : l’absence de liberté, l’absence d’indépendance, l’absence de nourriture, l’absence de santé, l’absence de savoirs, etc.



Les activités intellectuelles que sont le mythe, la philosophie, la science et les théories qu’elles produisent, visent la même chose que la construction des écoles, des temples, des routes, des maisons, des habits, etc. La création des lois et des Etats et des gouvernements poursuivraient la même fin qui est le bonheur, cet instant de l’histoire où le vivant qui été séparé de lui-même c’est-à-dire de l’essence qui devrait le rendre heureux en entrant dans le champ de l’histoire ou se retrouvent la multitude des choix mêlés et entrelacés dans un immense territoire pleins de brouillards et de virus de la cécité, retrouve enfin sa véritable identité qui est son ultime bien sur la terre et dans les cieux.







La philosophie fut sans doute la première ou parmi les premières activités humaines qui prétendirent ouvertement exister en justifiant leur existence par leur vocation à œuvrer pour le bonheur de l’homme qu’elle supposait prisonnières de plusieurs obstacles nuisibles à sa satisfaction, et dont la première est son ignorance de son ignorance. Elle proposant différentes morales ou éthiques ou art de vivre, ou manière de comporter pratiquement dans les différentes situations de notre vie qui pourraient nous appeler à parler ou à agir sur nous même ou sur la nature ou sur d’autres hommes.



La science naquit officiellement sous sa forme moderne après elle, elle la philosophie dont l’esprit ne trouva pas satisfaction dans les explications que l’esprit du mythe, celui de la magie et celui des religions servent aux hommes qui font partout entendre sur la terre leur droit et le besoin et leurs diverses demandes de savoir, demandes d’explication, demande de justification de ce que fait la nature et de ce que font les hommes.



Aujourd’hui, cette science et ses sous secteurs en alliance avec la technique avec elle aussi ses sous secteurs, ont profondément atteint la vie du monde naturel et celle de l’homme en lui infligeant trois grandes blessures célèbres dans l’astronomie, dans la biologie humaine et dans la psychologie.Cette percée de la science dans un royaume jadis obscur et réservé à Dieu ou à des dieux à fit dire à certains que lorsque  la science avance, Dieu recule car pour Max Weber, l’une des conséquences des victoires de la science sur les diverses obstacles que la nature posa entre elle et la science c’est « le désenchantement du monde » et encore ceci:« la science est le chemin de l’athéisme par excellence ».Pourquoi science et religion s’opposerait-elles radiacalement dans leur essence ou selon les caractériqtiques accidentelles de leurs lieux et de époque d'expression?Peut-on dire véritablement qu'il n'ya aucune vérité consommable dans les discours des religions écrites et de celles qui n'ont pas de Livre publié dans le marché?La science en général et ses différentes formes peut-elle nier tenir de la philosophie quelques fondements et pas des moindres? Ce qui est sûr c’est que la science a permis aux hommes de voler quelques secrets aux dieux ou à la nature et s'est en conséquence approprié un territoire considérable de cette nature que l'esprit théologique attribuait à des des êtres etcommerçant avec les hommes qu'ils peuvent récompenser ou punir selon leurs comportements et leur obéissance.
  Contrairement aux autres qui imaginèrent aux choses de la  nature et à l'homme des propriétés, des vertus et des vices imaginaires ou hypothéiques à jamais confrontables avec le réel,la science a extirpé de la nature, des vérités ou encore des propriétés générales très fiables sur lesquelles on peut s’appuyer pour entreprendre une transformation radicale ou partielle du monde.
 Comment alors ne pas  chercher à comprendre les fondements de cette forme de connaissance du réel dans les caractéristiques de son objet,dans les caractéristiques de l'agent de la science qu'on appelle savant ou chercheur,mais aussi et surtout dans la méthode ou dans les méthodes qu'elle met en oeuvre et dans ses moyens?Tout peuple et tout Etat raisonnable voudrait sans doute et devrait cultiver en son sein l'esprit scientifque.Ce peuple devrait sans doute se demander peut-on entreprendre dans l'éducation l'emergence et le développement de l'esprit scientifique et de quelle manière et avec quels moyens et dans quel situation générale ou ambiante?L'esprit scientifique pourrait-il trouver son berceau et les conditions de  son développement dans un espace où la liberté est absente? Mais le fait que tout Etat moderne et peut-être même ancien ait besoin de la science signifierait-il que la science peut suffire au bonheur de l'homme et signifierait-il d'ailleurs que la science a une fin morale ou éthique?La vertu ou la sagesse pourrait ne pas être la finalité de la science,mais un tel pouvoir sur la nature et sur l'homme pourrait-il se donner la liberté totale de se déployeer dans tous les domaines connaissables avec tous les moyens et toutes les méthodes nécessaires ou souhaitables pour l'atteinte de la vérité?Mais ce contrôle éthique de la science viendrait-il de l'intérieur de la science comme une éthique du savant ou de l'extérieur comme une éthique qui s'imposerait aux consciences individuelles des savants,de la religion par exemple ou de l'Etat? D’ailleurs lorsqu’apparaît la face monstrueuse de la science, effaçant d’un seul coup ce qu’elle fit de bien et de grand pour l’humanité, n’est-ce pas la puissance de l’Etat qui la conduit ? On a l’habitude d’entendre dire avec Emmanuel Kant et en dehors du cercle des philosophes, que « les philosophes ne s’accordent même pas sur ce qu’ils veulent atteindre » en pensant à l’unité de la science, mais cela signifie-t-il que tous les scientifiques, tous les savants et les chercheurs ont la même conception de leur métier, la même conception de la réalité ou des objets naturels, spirituels et sociaux qu’ils explorent, la même conception des méthodes à mettre en œuvre, la même conception de la vérité ou de la validité de leurs propositions,la même conception de la raison ?



Ce cours sur l’épistémologie encore appelée philosophie des sciences ou philosophie de la connaissance de manière plus étendue, est une contribution à la fois objective et subjective à la formulation et à la résolution des problèmes que posent la production des connaissance humaines au cours de l’histoire, l’histoire du corps et de l’esprit de l’homme qui laissent partout consciemment ou inconsciemment leurs marques dans les lieux et dans les objets de séjours.
Toutes ces questions et d'autres devraient toujours des propositions de réponses argumentés chez les penseurs qui ont réfléchi sur cette activité humaine devenu aujourd'hui la plus adulée et la plus crainte de tous, par les individus et surtout par les Etats dont les premiers dans la course aux armements seront nécessairement les plus amoureux de vérité ou les plus réfractaires à l'ignorance.Mais ces questions autour de la science et des diverses science peuvent être classées dans quatre groupes de problèmes.

PROCHAIN ARTICLE: LES QUATRE GROUPES ET GENRE DE QUESTIONS DE L'EPISTEMOLGIE EN GENERAL






jeudi 6 mai 2010

Baccalauréat Sénégal 2008-2009 Séries L/Sujet I:L'artiste original n'est pas celui qui n'imite personne, mais celui que personne ne peut imiter.

SUJET I: L'artiste original n'est pas celui qui n'imite personne, mais celui que personne ne peut imiter.
Qu'en pensez-vous?



INTRODUCTION
proposée par M.Samba Gnane/Lycée des Parcelles Assainies

La définition que notre sujet propose de l’originalité n’est pas du tout celle du sens commun. Car dans la vie courante, un homme original est un homme qui ne recopie pas, qui ne regarde pas avec quoi ou comment ou pour quelle raison ou pour quelle valeur les autres font ce qu’ils font. L’originalité est vue par le sens commun comme une absence d’influence. Cette conception populaire de l’originalité est en effet en contradiction avec la conception de l’homme que nous avons tirée des sciences humaines et sociales du XIXème siècle. En effet, selon la théorie de l’existentialisme, comme pour le behaviourisme et le marxisme et les autres courants culturalistes, l’humanité en tant qu’ensemble de talents spécifiques s’exprimant dans un individu isolé, est toujours une humanité sociale même si elle s’exprime différemment à travers les membres de sa société historique. En termes plus clairs, chaque homme emprunte quelque chose consciemment ou inconsciemment aux autres, dans chaque œuvre humaine, il y a une part et une empreinte des autres hommes. Tout artiste imiterait donc un autre artiste ou un autre homme ou la nature dans ses moyens ou dans le choix de ses thèmes ou dans ses couleurs ou dans ses méthodes de production.
Mais est-ce à dire que les hommes sont partout pareils dans la science, dans la philosophie, dans l’art, dans la politique ? En effet, ne nous arrive-t-il pas de voir dans les différents genres de spectacles ou de productions humaines tout une assemblée particulière ou tout un peuple s'étonner ou s'émerveiller ou se plaindre ou s'enthousiasmer par l'exploit d'un acteur, non pas par ce qu’il a produit mais surtout par la manière inhabituelle ou non courante voire même inconnue avant lui par laquelle il réalise son œuvre? En ce sens le mathématicien Gauss est original et Copernic est original. L’originalité peut donc exister dans l’art. L’originalité serait alors dans la science comme dans la philosophie et dans l’art, l’appropriation relative d’une compétence sociale ou d’un objet social par une manière singulière et nouvelle d’exprimer cette compétence dans un domaine déterminé d’intervention qui fait parler le social comme personne ne l’a jamais fait parler. Autrement dit, ce que Gauss a trouvé, tout homme pouvait le trouver parce que c’était déjà contenu dans les produits sociaux de son époque et de sa discipline, mais c’est Gauss qui l’exprima par son génie.Mais pourquoi l’artiste original ne serait-il pas aussi celui que certains ou que tout le monde peut imiter au cours d’un apprentissage guidé, comme on imite le mathématicien Gauss et l’astronome Copernic ? Il y a une différence fondamentale entre les sciences logico formelles, les sciences physiques, et mêmes les sciences de la vie de l’homme doté d’un esprit libre et d’une volonté avec la production artistique : les sciences suivent des principes universels, des principes logiques et contraignants puisqu’on ne peut pas mener une expérience avec succès en procédant de n’importe quelle manière. Il y a une certaine forme d’objectivité dans les sciences ou dans la recherche de la vérité en général. C'est pourquoi on peut les apprendre ou les imiter.Dès lors ne peut-on pas supposer que l’originalité de l’artiste ou l’impossibilité d’imiter l’artiste original serait fondé sur le fait que l’activité artistique est l’expression parfaite de la subjectivité et de la liberté et échapperait aux canons de la rationalité qui gouverne la rigueur philosophique et scientifique,sortant ainsi du domaine de ce qui peut être enseigné? Est-ce à dire alors que pour l’émergence de l’artiste original il faut livrer l'art à l'irrationnel sans règle rationnelle de production qui s’imposerait à tous ? Cette conception de l’originalité n’est-elle pas une sorte d’apologie faite à l’expression de l’inconscient ?

Je vois,j'entends,je tate,je renifle,je goûte et ensuite je PENSE en supposant d'autres choses qui devraient être nécessaires ou au moins apporter un éclairage dans ce que je détecte par mes divers sens et pour lesquelles je cherche à trouver une seconde ou première existence théorique et rationnelle.
Albert Einstein,physicien
Les grands esprits ne vivent pas seulement aussi de formules rationnelles concernant la nature.Ils ont un coeur, des gouts,des croyances et un art de vivre comme tous les hommes.Mais les grands esprits ne prennent jamais pas aux loisirs inutiles.C'est pourquoi on peut bien se deamander qu'est-ce que le savant vient chercher dans l'art?
Zigmund Baumann,philosophe polonais
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dimanche 2 mai 2010

Pierre HADOT ou comment vivre et mourir comme un philosophe et pourquoi ?

http://www.liberation.fr/culture/


Culture 28/04/2010 à 00h00



Hadot, une vie philosophique



Disparition . Le spécialiste de la pensée hellénistique et romaine est mort dimanche à 88 ans.



Par ROBERT MAGGIORI







Philosophe, philologue, historien, traducteur, l’une des grandes figures de la pensée contemporaine, Pierre Hadot, est mort le 25 avril, à l’âge de 88 ans. Il était professeur émérite au Collège de France, titulaire de la chaire d’histoire de la pensée hellénistique et romaine. Personnalité réservée, ancien prêtre, il a exercé une influence souterraine certaine, notamment sur les derniers développements de la pensée de Michel Foucault concernant «le souci de soi» et l’esthétique de l’existence.







Leçon
Bien qu’il ait été l’un des premiers à s’intéresser à Wittgenstein et aux «jeux de langage», qu’il soit toujours resté dans la proximité de Nietzsche ou de Goethe, Pierre Hadot a axé ses recherches sur la pensée antique, en particulier sur le rapport entre la philosophie grecque et sa réception par la littérature latine. Ses auteurs de prédilection sont Plotin, Epictète, Marc Aurèle - mais ce qu’il a introduit de plus fort est l’idée que la philosophie est née, en Grèce, comme «style de vie» ou sagesse comprise non en tant que pur savoir théorique mais «savoir vivre».







Contrairement à celles de la philosophie moderne, qui se présentent trop souvent comme ensembles de savoirs techniques destinés aux «spécialistes», les œuvres philosophiques de l’Antiquité, selon Hadot, proposaient un «art de vivre», n’avaient pas pour seul but d’informer mais de former le lecteur, dans sa vie la plus quotidienne, de provoquer un «exercice spirituel» par lequel on parvient à «transformer soit en soi-même soit chez les autres, la manière de vivre et de voir les choses».







Pierre Hadot a œuvré pour que soit aujourd’hui retenue la leçon donnée dès l’aurore grecque : il doit y avoir harmonie entre vie et réflexion philosophique, car la vraie vie est une vie philosophique, comme la vraie philosophie est celle qui jamais ne se détache de la vie. Mais que signifie «vivre philosophiquement» ? Reconnaître qu’il n’y a qu’un seul vrai plaisir, celui d’exister. Plaisir d’autant plus grand, chez Hadot lui-même, qu’il l’aura gagné sur une constitution fragile et une grave malformation au cœur qui le fit hospitaliser et opérer maintes fois. Plaisir de tous, dès lors qu’au lieu d’attendre que quelque idéal ou une utopie s’actualise, on vit son moment présent comme on vit sa dernière heure.







Résolution
 Pierre Hadot a souvent dit l’«enthousiasme» avec lequel il commenta un texte de Bergson qui lui fut donné à son… baccalauréat, en 1939 : «La philosophie n’est pas une construction de système, mais la résolution, une fois prise, de regarder naïvement en soi et autour de soi.» Ensuite il sondera toutes les sapiences antiques, et tous les textes. Mais à cette idée que la philosophie est exercice spirituel, exercice de vie, il restera fidèle.







Pierre Hadot a publié, entre autres : Qu’est-ce que la philosophie antique ? (Gallimard 1995), Plotin ou la simplicité du regard (Allia 1998), la Philosophie comme manière de vivre (Albin Michel 2001), Exercices spirituels et philosophie antique (Albin Michel 2002), le Voile d’Isis (Gallimard 2004), le Néoplatonisme (Belles Lettres 2010). Parmi ses traductions, on rappellera celles de Marc Aurèle (Belles Lettres 1998) et de Plotin (Cerf, 1998-1990). A lire : Pierre Hadot, l’enseignement des antiques, l’enseignement des modernes, dirigé par Arnold Davidson et Frédéric Worms (éditions Rue d’Ulm).

Philosophie morale et politique ou réflexions et pensées sur la vie de l'homme en société

M. Diaga Ndour entouré reçoit la visite du Ndut,une institution sociale en période de circoncision.Le groupe était venu lui demander un taureau et il leur en donna un grand.Ce masque que porte le danseur du groupe s'appelle "Mbot" et la dénommination sociale de la fonction du porteur dans le groupe initiatique est aussi "Mbot".


L’homme est le seul animal qui peut parvenir à un stade de développement qui lui permet de penser son existence et de penser l’existence du monde dans leur passé, dans leur présent et dans leur futur. C’est une exception de taille. Partout dans le monde actuel l'homme est encerclé avec d'autres hommes  dans un groupement politiques appelé société ou Etat ou pays alors qu’il existe des animaux qui ne se regroupent pas et qui mènent une existence solitaire.Qui l'a poussé à prendre cette forme de vie associative,à s'enfermer et à se définir dans ces cadres de vie sociale?Est-ce la nature qui l'a programmé pour vivre ainsi ou est-ce l'homme lui-même qui s'est choisi cette forme de vie contre une autre que la nature lui aurait suggérée?
Quand nous disons vivre en solitaire,nous ne voulons pas dire qu'il n'existe pas des animaux qui se regroupent et qui vivent attroupés.Mais, ce n'est pas le simple fait d'être attroupés ou d'être côte à côte qui détermine le lien social entre des individus.Le regroupement politique appelé société est caractérisé parmi tant d'autres fondement,par le fait que les individus sont dans une situation de mise en commun de leur compétences et de leurs forces pour la réalisation de quelque chose qui apparaît comme un bien commun ou comme un produit pour tous puisque résultant de l'action de tous et non point d'un seul individu.

1. PREMIERE QUESTION



Notre première question est la suivante : POURQUOI les individus du genre humains se sont asociés et formé des groupements politiques appelés sociétés et Etats qui contiennent d'autres institutions sociales?



2. LES SENS DE LA QUESTION



Quand nous demandons « POURQUOI… ? », ce que nous voulons atteindre c’est l’élément le plus lointain qui se trouve naturellement ou qui est entré accidentellement dans la vie de l’homme ou dans l’espace de la vie de l’homme et qui aurait déclenché et déclenchent encore le mouvement de rapprochement des hommes et leur association et leur sédentarisation dans un espace donné et dans une forme de vie déterminée. Ce qui fait que le processus de formation s’est déclenché. C’est-à-dire ce qui sert de premier moteur dans le mouvement ayant abouti à la formation de ces institutions, moteur interne ou externe. Par la question « POURQUOI », nous demandons aussi l’objet qui est la cible à atteindre au terme du mouvement et dont la quête justifie le mouvement. C’est ce qui donne contenu et un sens au mouvement c’est-à-dire à l’action déclenchée volontairement ou dans la nature. La question « POURQUOI » demande aussi ce qui donne une valeur à l’objet ciblé et au mouvement et qui est déterminé dans l’effet ou la vertu que son atteinte fait obtenir théoriquement ou concrètement. C’est fonction de l’objet ou sa fin ou ce pour quoi il est fait. Ce qui fait que l’objet est recherché. La question POURQUOI interroge aussi la valeur de l’objet à travers la fonction ou le besoin qu’il vise à satisfaire et qui peut être un besoin intermédiaire ou un besoin terminal dont la satisfaction supprimerait tous les autres besoins, un besoin donc particulier ou singulier ou un besoin universel ou général. C’est dans cette fin ou cette fonction que se détermine subjectivement ou particulièrement ou relativement ou universellement la valeur absolue de l’objet visé. C’est la justification ultime de la formation de l’existence ou de la quête théorique ou matérielle de l’objet.



samedi 1 mai 2010

L'Afrique doit accepter et savoir mourir pour renaître

L’indépendance d’un Etat n’est pas la liberté de son peuple ou celle de ses gouvernants
Au cours de l’invitation lancée par Anne-laure dans cet atelier pour témoigner de ce que nous avons vécu ou de ce que nous souhaitons ou de ce que nous croyons être vrai ou faux, probable ou improbable concernant l’existence de l’Afrique et plus précisément de l’existence des Etats qui constituent ce continent, malgré cinquante années d’indépendances obtenues de diverses manières, beaucoup estiment que les Etats africains ne sont pas indépendants, ne sont pas libres, ne « s’appartiennent pas »-pour reprendre l’expression de Jack-l'existentialiste s’exprimant sur le sujet chez les Observteurs de France24 commentant un billet sur la problématique des indépendances africaines et plus précisément sur la célébration de l’indépendance du Togo. Je reprends l’expression car au Sénégal aussi pour dire indépendant ou libre on utilise dans plusieurs langues courantes l’expression « s’approprier sa tête ou son moi ».
A un frère africain togolais qui soulignait que « la plupart des togolais ne sont pas d’humeur à célébrer le jour de l’indépendance »de leur pays, je faisais remarquer que tous les sénégalais n'ont pas participé aux manifestations du 03 ou du 04 avril inscrites dans le cadre du cinquantenaire...qu’il en sera de même au Togo, et ailleurs.
Mais cela ne signifierait pas que tous les togolais ne sont pas d'humeur à célébrer leur indépendance. Il y a des vérités qui sont transparentes à tous et dont celle que voici : tous les Etats et tous les peuples et leurs hommes et leurs femmes sont d'humeur à célébrer leur indépendance et leur liberté par diverses manières, puisque la raison humaine et les tendances naturelles de la vie ne peuvent pas voir et ne peuvent pas désirer pour un individu ou pour un Etat ou pour un peuple, une situation ou une condition qui soit préférable à celle de l'indépendance et de la liberté.
Toutes les cultures humaines qui ont inventé un concept pour désigner Dieu sont des cultures qui reconnaissent la liberté et l’indépendance comme des constituants de l’Etre supérieur qu’ils adorent. Préférer l’esclavage à la liberté est contre la nature de la vie et contre la condition humaine dans le monde. Vivre c’est s’affirmer et affirmer et pour cela il faut bien une liberté et une indépendance. Sinon la vie n’est qu’une cave de besoins, de valeurs, de besoins et de mouvements en tous sens dont on ignore la provenance et les raisons d’être.
Cependant tous les hommes et tous les Etats ne sont pas toujours de bonne humeur pour célébrer leur indépendance sous n'importe quel gouvernement. S'il est vrai qu'il existe des gouvernements d'Etats qui ne sont que les "pions" d'autres gouvernements et d' « Etats »,comme le soutiennent certains, alors ne pas s'abstenir de célébrer l'indépendance avec ces gouvernements est la pire des contributions à l'œuvre de la domination coloniale, de la négation de l’indépendance et de la liberté, à une agression organisée contre les droits fondamentaux de tout homme :la liberté est l’unique bien qui reste à un homme ou à un peuple quand il a tout perdu ou croire avoir tout perdu par les forces de la nature ou par celle d’un autre homme ou peuple.
C’est la liberté qui reste intact en lui quand il a les mains, les pieds et le ventre lié et jeté dans un navire et dans un océan avec ou sans conducteur. Car cette situation au lieu d’être une négation de la liberté, est bien une condition nécessaire pour l’expression de la liberté. La liberté n’a de sens que dans un environnement, dans une situation où il y a des obstacles et la liberté est d’autant plus réelle ou réalisable que les obstacles paraissent être invincibles. Si ce n’était pas Sartre la France ne serait pas libre et ne serait pas devenue ce qu’elle est en train de devenir dans l’histoire. Les africains peuvent oublier ou ignorer que la France aussi a connu une période de l’histoire durant laquelle elle ne s’appartenait plus ou a failli ne plus s’appartenir,mais la France et les français patriotes ne n'oublieront pas et surtout les français nationalistes.
Mais Sartre refusa et avec lui beaucoup d’autres, qu’un homme puisse ne pas s’appartenir comme Rousseau refusa qu’un homme ou un peuple puisse appartenir à quelque autre vie qui ne soit pas la sienne. La liberté est impérissable en l’homme, elle continue à vivre chez les malades et chez les pauvres et donc chez les colonisés. Qui pourrait nier que la liberté qui restait à Senghor, à Césaire, à Damas, à Martin Luther King et à d’autres et à d'autres quand tout leur fut arraché,leur première arme de bataille dans leur situation ?
L’Afrique ne « s’appartient plus »écrit Jack.Cette affirmation peut être validée mais il y a des conditions pour ne pas la prendre comme telle. Tout dépend de ce dont on cherche la propriétaire légitime et le détenteur usurpateur. D’autres écrivent que l’Afrique ou plus précisément les Etats africains sont « semi-indépendants ».Je voudrais être plus modéré et plus réaliste que Jean Grave ou Max Stirner au sujet de l’indépendance ou de la liberté qui est sa condition et non sa conséquence, mais il me semble que l’expression « demi »ou « semi-indépendant » n’a pas de sens :une indépendance comme la liberté qui est sa mère et sa gouvernante « est ou n’est pas »,qu’elle soit intégrale ou qu’elle tienne compte des contraintes inhérentes à un monde naturel et social conçus comme un immense réseau et système de relations et d’influences de toutes sortes.
Les arabes et les romains bien avant l’Europe écrit l’existentialiste se sont approprié ou ont tenté de s’approprier l’Afrique et se sont effectivement approprié de l’Afrique ou de certaines de ses parties constitutives nécessaires ou accidentelles. Mais ces puissances ont-elles anéanti totalement le droit et le pouvoir de se reprendre ou de Je crois qu'il importe de faire une distinction entre l'Etat en soi et le peuple et le gouvernement.
Nos Etats sont indépendants car rien dans leur constitution n'indique le contraire, au contraire dans leurs multiples constitutions ils affirment tous cette indépendance avec force et fierté. Mais un Etat constitutionnellement libre n'implique pas nécessairement un peuple autant libre.
Au-dessus des Etats libres nous pouvons aussi retrouver des hommes et des femmes qui ne sont pas libres et que par abus nous appelons gouvernants et auxquels refusent de se soumettre ceux qui savent ce qu'est un Etat, une république, une liberté, une indépendance.
Les Etats africains sont totalement indépendants et libres en droit mais les peuples qui sont censés les conduire de même que les hommes et les femmes qui sont censés être à leur direction générale, ne sont pas nécessairement indépendants ou libres.
Mais pourquoi ces femmes et ces hommes et ces peuples ne sont pas nécessairement libres et qu'est-ce qui prouverait d'abord qu'ils ne le sont pas? Comment sortir de cette situation s'il est possible d'en sortir?
Il est possible de sortir de cette situation et il est impératif de sortir de cette situation sinon toute idée d'une renaissance africaine ne serait qu'une vaine et triste vanité. Il est possible de sortir de cette situation, de transformer notre condition d'existence pour ceux qui savent entendre et donner raison à Sartre dans l'histoire: Si l'Afrique et les africains n'ont jamais été aussi libres et indépendants que sous les forces de la colonisation comment douter de leur situation sous les indépendances?