jeudi 20 mai 2010

Exposé sur SCIENCE,TECHNIQUE ET ETHIQUE/TL2 A/LPA/2009-2010

LYCEE DES PARCELLES ASSAINIES DE DAKAR(LPA1)

OBJET : EXPOSE

DISCIPLINE : PHILOSOPHIE

THEME : SCIENCE, TECHNIQUE ET ETHIQUE

EXPOSANTS : Awa Diagne, Djiby Oumar Dia, Abdoulaye Dioum

El Hadji Seydi Alpha Kane, Birane Diallo, Dibor Diouf,Ndèye Fatou Diop.

SOUS LA DIRECTION DE

M. Moustapha Sagna

ANNEE : 2009-2010



 
PLAN

INTRODUCTION

I.DEFINTITIONS DES CONCEPTS

1. Qu’est-ce que la science ?

2. Qu’est-ce que la technique ?

3. Qu’est-ce que l’éthique ?

II. RAPPORTS ENTRE SCIENCE ET TECHNIQUE

1. La science et la technique :produits de la raison et de l’expérience humaine

2. La question de l’antériorité dans leur existence

3. Rapport d’interdépendance de leur existence

III.RAPPORTS ENTRE SCIENCE ET ETHIQUE

1. La science fait partie des domaines de réflexion et d’application de l’éthique.

2. Ce que l’éthique apporterait à la science

IV.SCIENCE, TECHNIQUE, ETHIQUE ET MONDIALISATION

CONCLUSION

INTRODUCTION

L’épistémologie est l’étude que la philosophie fait sur la science. Pourquoi la philosophie s’interroge sur la science ? La science étant un domaine de la vie ne peut échapper à l’interrogation philosophique dont l’intention est de tout comprendre rationnellement. Aujourd’hui on peut dire que la science et la technique sont au cœur de la vie humaine. Cette influence que les sciences et les techniques exercent sur la vie de l’homme, sur ses aspects physiques, mentaux et moraux justifie davantage l’interrogation philosophique dans ces domaines. La philosophie étant originairement une éthique ou une réflexion sur les valeurs, sur les significations et sur le comment vivre pour atteindre le bonheur, ne saurait s’empêcher de lier éthique et science et technique. Les découvertes scientifiques et leurs applications ont donné beaucoup de satisfactions à l’homme. Mais n’ont-elles pas un aspect négatif ?

I.DEFINITIONS DES CONCEPTS

1. Qu’est-ce que la science ?

Etymologiquement le mot science vient du mot latin « scire » qui signifie « savoir ».Science veut donc dire savoir. Mais il est important de préciser que si toute science est un savoir, tout savoir n’est pas pour autant une science. Il existe différents types ou formes ou sources ou manières de production des connaissances que détiennent les hommes : la magie est une forme de connaissance du réel, le mythe est aussi une manière de produire des connaissances au sujet du monde et de l’existence humaine, de même que la religion vient pour livrer à l’homme des vérités qu’elle dit détenir d’une source qui n’est pas celle du mythe et encore moins celle de la science dans son sens moderne :Dieu ou encore Raison universelle et absolue. La question est alors quelles sont les caractéristiques que devraient porter une connaissance ou un discours ou une théorie sur le réel pour avoir le statut de science ?Ou encore qu’est-ce qui fait la nature ou l’essence de la science avant qu’elle ne se divise en plusieurs formes particulières, à savoir les sciences logico formelles, les sciences de la nature et les sciences de l’esprit ? La connaissance scientifique est dite connaissance rationnelle et sa rationalité est établie dans les principes de cohérence, de validité et de causalité. En outre selon André Lalande « la science est un ensemble de connaissances et de recherches ayant un degré suffisant d’unité et de généralité et susceptible d’amener les hommes qui s’y consacrent à des conclusions concordantes qui ne résultent ni de conventions arbitraires ni des goûts ou des intérêts individuels qui leur sont communs mais de relations objectives que l’on découvre graduellement et que l’on confirme par des méthodes de vérifications définies. » Parmi ces méthodes de vérification il y a l’expérimentation. On peut ajouter que la science émet des jugements de faits et non des jugements de valeur. C’est en ce sens que Max Weber dit que « Le savant doit adopter une attitude de neutralité à l’égard des valeurs. »

2. Qu’est-ce que la technique ?

La technique peut se définir comme usage ou l’emploi d’une habileté particulière : d’un certain art de faire en vue de produire quelque chose de façon plus efficace et plus rapide. En ce sens, la notion de technique a principalement un aspect économique : économie de temps, de moyens etc. La technique est effectivement l’ensemble des procédés ou méthodes d’un art, d’une activité ; mais aussi l’ensemble des applications de la science dans le domaine de la production. C’est pourquoi l’apparition d’une nouvelle répond toujours à un besoin concret qui se pose dans l’histoire au sein d’une société déterminée.

3.Qu’est-ce que l’éthique ?

Tirée du mot grec «ethos» qui signifie « manière de vivre », l'éthique est une branche de la philosophie qui s'intéresse aux comportements humains et, plus précisément, à la conduite des individus en société. L'éthique fait l'examen de la justification rationnelle de nos jugements moraux, elle étudie ce qui est moralement bien ou mal, juste ou injuste. Dans un sens plus large, l'éthique réfléchit sur la personne humaine et sur son interaction avec la nature et les autres hommes, sur la responsabilité et sur la justice. On peut dire, de façon générale, que l'éthique, dès lors qu'elle s'engage à réfléchir sur le rapport qui existe entre les hommes et le monde, a le souci de l'autonomie de la personne. Cette autonomie est la condition première de la prise de décision éthique et de toute analyse objective des faits. C’est en ce sens que Kant dit que la liberté fait de l’homme un être moral et responsable. L'autonomie se manifeste lorsqu'un individu choisit, dans un processus décisionnel, de s'affranchir, autant que faire se peut, de ses conditionnements. La philosophie se définie dans son application concrète dans la vie, comme l’application d’une certaine manière de vivre qui puisse nous conduire vers le bien, la vrai et le juste. C’est pourquoi il est courant de la confondre avec la philosophie morale et la religion. En effet l’éthique est l’une des branches principales de la philosophie, notamment de la philosophie morale. En effet on dit que la philosophie est soit réflexion critique, soit réflexion métaphysique ou art de vivre.

II.RAPPORTS ENTRE SCIENCE ET TECHNIQUE

1. La question de l’antériorité

On peut comparer la science et la technique en repérant leur ordre d’apparition parmi les hommes. Autrement dit qu’elle est la première à apparaître parmi les hommes entre la science et la technique ? Ce rapport d’antériorité peut être envisagé de deux manières : une antériorité historique et une antériorité logique.

Du point de vue historique, il est logique de dire que la technique a existé bien avant la science sous sa forme moderne. En effet on peut dire qu’il y a technique chaque fois que nous voyons un homme ou un groupe d’hommes utiliser une certaine manière qui allie l’intelligence et l’habileté pour effectuer une action déterminée ou un art avec le maximum de réussite. On comprend donc que la technique est une spécificité humaine car l’animal n’a qu’un seul moyen pour résoudre des problèmes. En effet selon Bergson ce qui caractérise l’être humain c’est la faculté de s’adapter aux situations. Pour lui, l’intelligence humine se caractérise par la capacité de créer des outils et des manières de faire. La technique est inséparable de la définition de l’homme. En d’autres termes encore, selon le philosophe français Michel Serres dans Temps de crises, l’homme se définit par sa capacité à inventer de nouvelles solutions en temps de crise. S’il n’existe pas d’humanité dépourvue de toute technique pour agir dans le monde, la technique a toujours existé. En est-il de la science ? Non. Car Thalès est considéré par les historiens de la pensée humaine comme étant le premier des penseurs et le premier des scientifiques. Il est en effet c’est lui qui est le premier a avoir atteint dans ses recherches des résultats généraux ou universels.

On comprend qu’il soit légitime et matériellement vérifiable de dire que la technique précède la science. En effet on peut voir des sociétés sans science au sens moderne du terme, mais jamais de sociétés sans technique.

Du point de l’antériorité logique le rapport varie en fonction des époques et de la définition des deux concepts.

Dans l’antiquité gréco-romaine avec Archimède, la science existait déjà. Dans les sciences expérimentales ou d’observation, la technique donne à la science les instruments de recherche dont elle a bien. En ce sens elle peut être considérée comme une condition préalable pour l’existence de la science ou tout au moins comme une condition d’évolution de la science. Ainsi entre autres exemples, sans la lunette astronomique créée par un artisan ou par un technicien, Galilée n’aurait pu faire ses observations. Par contre dans la technologie c’est-à-dire la technique comme science appliquée au réel, il y aurait une antériorité de la science sur la technique. Car ce qui peut être fait par le technicien dépend des résultats de la recherche théorique. Autrement dit la recherche appliquée dépendant de la recherche théorique.

2. rapport d’interdépendance

Le rapport logique entre la science et la technique c’est-à-dire la réponse à la question la science peut-elle exister sans la technique ou la technique sans la science dépend du sens que l’on donne à la science et à la technique et ce sens a varié au cours de l’histoire des idées. Pour certains la technique est une condition d’existence ou de progrès de la science et pour d’autres la science serait la mère de la technique en tant qu’application de ses résultats théoriques. Il s’agit donc d’un rapport d’interdépendance.

III.RAPPORT ENTRE SCIENCE ET ETHIQUE

1. La science et les techniques ne peuvent pas échapper à l’éthique

La philosophie comme éthique s’interroge sur la vie humaine et sur ce qui peut l’affecter positivement ou négativement. Or, comme nous venons de le voir la science et les techniques agissent sur l’environnement, sur son corps et sur sa vision du monde. Donc il existe un rapport entre éthique, science et techniques. La question éthique au sein de la science et des techniques est formulée par certains penseurs de la manière suivante : la science et les techniques peuvent-elles se permettre d’utiliser « tous les moyens » possibles à leur disposition parce qu’elles « sauvent » des personnes par « milliers »dans le monde ?Peut-on par exemple se permettre de faire certaines expériences sur des humains en les prenant comme cobayes au nom de l’intérêt général que la science apporter à l’humanité dans ses résultats ?

2. Ce que l’éthique peut apporter à la science

Une certaine explication ou compréhension scientifique du réel, par exemple de la vie et de la mort et du rapport entre le soleil, la terre et la lune peut influencer ou contredire une certaine éthique, c’est-à-dire montrer l’absurdité d’une telle règle morale ou son opposition avec l’ordre naturel des choses. C’est ce qui se produit avec Galilée contre l’Eglise qui croyait que la terre est immobile. L’affirmation de Galilée était grave parce qu’elle entrait en contradiction avec les fondements d’une certaine éthique religieuse. C’est pourquoi d’ailleurs Descartes comme Pascal estiment que la meilleure morale pour conduire les hommes dans le monde, solitairement et en communauté serait une morale issue d’une vraie science de l’homme, d’une vraie connaissance de la nature de l’homme. La science a besoin d’éthique selon Rabelais car « une science sans conscience serait ruine de l’âme ».Dans cette même inquiétude qui concerne les limites de la science par les pouvoirs politiques ou par les savant eux-mêmes usant d’une certaine éthique de leur métier, le physicien américain Robert Oppenheim s’interroge : "Comment est-il possible que des scientifiques aient participé à la guerre des gaz de 1915-1918 ? Aient conduit des expériences pour déterminer quels gaz étaient les plus efficaces pour tuer des êtres humains ! »La philosophie apporterait donc à la science un « supplément d’âme » qui lui manque ou qui pourrait lui manquer.

CONCLUSION

Nous estimons avoir donné au cours de notre exposé, des définitions acceptables concernant les concepts fondamentaux que sont la science, la technique et l’éthique. L’analyse des rapports entre ces notions nous a permis d’isoler des caractéristiques propres à chacune mais aussi de mettre en évidence des dénominateurs communs et de la complémentarité. La science, la technique et l’éthique sont des produits de la raison humaine et de l’expérience concrète des hommes et des peuples au sein du monde. Aujourd’hui l’interrogation éthique est plus actuelle et deviendrait sans doute de plus en plus actuelle au fur et à mesure que les sciences et les techniques vont se développer. Car comme le dit André Comte Sponville « la biologie ne dira jamais à un biologiste comment il faut vivre ni s’il le faut » et cette question est inséparable de l’existence humaine.



2 commentaires:

  1. waouhh. mes amis vous avez bien fait l'exposé. j'ai trouvé une définition qui m'a vraiment convaincue celle de André Lalande. Impeccable!!!!!

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